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Affaires

Le «cause marketing» chez P&G et Marjane

Par L'Economiste | Edition N°:2704 Le 31/01/2008 | Partager

. Alliance avec L’Heure joyeuse pour sauver 100 bébés dénutris . Une contribution de 150.000 DH lui sera verséeL’Heure joyeuse, Procter & Gamble et Marjane ont scellé, mardi dernier à Casablanca, un pacte contre la malnutrition (voir encadré). L’alliance vise «à sauver cent bébés dénutris», explique la présidente de L’Heure joyeuse, Leïla Benhima Cherif. Un pourcentage de la vente de 13 produits des marques phares de P&G, en rayon dans les supermarchés Marjane, va être reversé à l’association. Cette opération qui dure du 1er au 21 février n’inclut pas les petits commerces. Petit détail. La marge, sur chaque produit vendu, et qui sera effectivement encaissée par l’association n’a pas été révélée. Toujours est-il que L’Heure joyeuse devrait toucher au final 150.000 DH, même si «le volume des ventes est inférieur à cette somme», précise le DG Afrique (Nord-Ouest) de P&G, Loïc Tassel. Si le chiffre d’affaires dépasse ce montant, le chèque encaissé par l’association tiendra compte du surplus. Mais les partenaires sont confiants. «Les 17 supermarchés Marjane accueillent, chacun, 250.000 clients par jour», souligne Tajeddine Guennouni, le DG de la holding. De plus, les produits concernés (Tide, Ariel Ace, Always, Pampers, Prêt Plus...) font partie de la grande consommation. «Achat utile», voilà le mot d’ordre de l’opération. Et comme armes... des stands, dépliants, animatrices et panneaux «stop» en arabe «pour toucher le maximum de clients», commente-t-on. Marjane et P&G ont une assise financière confortable. Pourquoi alors ne pas avoir relevé la barre des 150.000 DH? «Au-delà de l’aspect pécuniaire, l’essentiel est d’ouvrir des espaces de sensibilisation», rétorque le top management de la holding. Il est vrai qu’associer business et civisme est louable. Les deux enseignes parlent de «cause marketing» plutôt que de don. «Contrairement à celui-ci, ce nouveau concept repose sur l’idée d’intérêts mutuels entre des institutions à but lucratif et d’autres qui ne le sont pas. L’Heure joyeuse obtient des fonds. Le client fait preuve de civisme en faisant un «achat utile». Marjane et P&G font du chiffre et améliorent leur image de marque. En tout cas, les 150.000 DH qui seront versés à Heure joyeuse, équivalent au budget annuel qui permet d’arracher une centaine de bébés à la malnutrition. «C’est près de 30% de la capacité actuelle de l’association», précisent les représentants de P&G. Toujours est-il, les fonds qu’obtiendra l’association caritative vont servir à financer, entre autres, les achats de lait pour enfant. Une aubaine, lorsqu’on sait que les dépenses de lait de L’Heure joyeuse engloutissent 89% du budget. Et que les prix des matières de première nécessité ont flambé mondialement. Le coût du lait, par exemple, a bondi de plus de 14% à cause de la sécheresse en Australie, d’une forte demande de la Chine et de l’Inde, et d’une baisse de la collecte en Europe...


890 grammes

Bien triste record! Un bébé dénutri, pesant 890 grammes, a été accueilli cette année par L’Heure joyeuse, détrônant celui dont le poids avoisinait les 1,3 kg en 2006. Ce n’est pas «rose» tous les jours pour cette association installée au quartier Belvédère à Casablanca et qui compte 26 salariés et 30 bénévoles dont des pédiatres. S’activant depuis 1973 et ayant un statut d’utilité publique, l’association lutte, entre autres, contre la mortalité infantile. D’après l’Unicef, plus de 40% des enfants marocains de moins de 5 ans souffrent de malnutrition (carence en vitamine, en minéraux...). Elle est la principale cause de mortalité infantile. Les familles pauvres et le milieu rural sont les plus touchés. «Les mamans sont pour la plupart divorcées ou abandonnées, mariées en âge précoce et analphabètes...», témoignent les membres de l’association. Faiçal FAQUIHI

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