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Affaires

Casablanca récupère 40 hectares chez Cogeba

Par L'Economiste | Edition N°:2704 Le 31/01/2008 | Partager

. Les terrains étaient destinés au relogement des habitants des Carrières Centrales . Montant de la transaction: 50 millions de DHLe Conseil de la ville de Casablanca tente tant bien que mal de rattraper les bévues des anciennes communes. La dernière opération concerne la récupération d’un terrain de 40 hectares que les ex-communes de Aïn Sebâa et Hay Mohammadi avaient mis, en 1996, à la disposition de la société Cogeba. Celle-ci avait pour mission de construire des logements pour les habitants des Carrières Centrales, le plus grand bidonville de la capitale économique, dans le cadre du projet Hassan II. L’accord signé entre les deux parties stipulait que Cogeba devait réaliser 10.000 logements pour le compte des bidonvillois. Le cahier de charges n’a pas été respecté. De fait, l’entreprise n’a réalisé que 3.000 lots dont la moitié ira aux habitants et l’autre maître d’ouvrage. En réalité, Cogeba espérait dégager au fur et à mesure des espaces après la destruction de baraques et le relogement des habitants. Seulement, cette stratégie n’a pas abouti dans la mesure où les bidonvillois ont refusé de déménager vers les nouveaux appartements. Pour eux, les immeubles ne sont pas conformes à leurs attentes. Ils sont construits sur 7 étages et sans ascenseur. «Cogeba était aussi en infraction avec les autorités puisque les autorisations délivrées concernaient des R+3», affirme Mustapha Lhaya, élu au Conseil de la ville. Pour régler cette affaire, la ville aurait pu ester en justice. «Mais la voie du dialogue a été privilégiée. L’autre option aurait été longue et coûteuse et n’aurait pas forcément tourné en faveur de la ville», explique Mohamed Sajid, maire de Casablanca.Mais cette transaction n’est pas gratuite. En effet, la mairie doit donner, en contrepartie de la récupération des terrains, une indemnisation de 50 millions de DH. Somme aujourd’hui débloquée par le ministère de l’Intérieur. Mais la société, lors des négociations, avait demandé 190 millions de DH et considère, par conséquent, que les Communes n’ont pas respecté leurs engagements. Pour certains élus, Cogeba n’aurait droit à aucune indemnisation dans la mesure où celle-ci n’a pas tenu ses obligations vis-à-vis des Communes et des habitants des Carrières Centrales. En tout cas, la société Cogeba est actuellement en liquidation judiciaire. Elle est soumise à des saisies et hypothèques. De même qu’elle doit rendre les sommes avancées par les habitants n’ayant pas reçu leurs logements, soit 11 millions de DH. Par ailleurs, elle doit verser 40 millions de DH dont 11 millions pour le compte de la BMCI et 10 millions au bénéfice de la société de construction. Ali JAFRY

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