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Politique

Le casting El Fassi

Par L'Economiste | Edition N°:2631 Le 16/10/2007 | Partager

. Salaheddine Mezouar, la nomination surpriseBel exploit pour Salaheddine Mezouar qui devient le nouvel argentier du Royaume. Il remplace ainsi l’Usfpéiste Fathallah Oualaâlou, qui a «régné» 10 ans durant à la tête des Finances. Après s’être essayé au textile en tant qu’industriel et patron de l’Amith (en 2002), il gagne ses premiers galons de politicien au sein du RNI après sa nomination au poste de ministre du Commerce et de l’Industrie en juin 2004. Les principaux défis à relever de «M. Emergence» et bien plus tard «M. Rawafid» (en référence à la stratégie industrielle du Maroc et celle du commerce intérieur) concernent la refonte du système fiscal et la confection de la loi de Finances. C’est son pragmatisme sur le terrain, une qualité reconnue par ses pairs, qui lui a valu cette ascension. L’ex-ministre du Commerce et de l’Industrie est notamment titulaire d’un PHD en sciences économiques de l’Université de Grenoble. Il a été notamment responsable administratif et financier au sein des régies d’eau et d’électricité à Rabat. Mezouar est également passé par l’Office d’exploitation des ports (ODEP) en tant que chargé de mission. En 1991, il rejoint le groupe espagnol Settavex spécialisé dans le jean dont il devient membre du directoire. . Aziz Akhenouch, du «carburant» pour l’AgricultureMinistre, il le sera coûte que coûte. Donné Mouvement Populaire, Aziz Akhenouch a bien failli perdre son maroquin à l’annonce du repositionnement du pôle haraki dans l’opposition. Qu’à cela ne tienne, le fringant homme d’affaires, qu’on dit très proche du Palais, n’aura qu’à changer de formation politique. Mais point trop n’en faut, Akhenouch restera, tout de même, dans la droite. Il se retrouve, après un week-end de pourparlers certainement ardus, affilié au RNI. Le parti bleu, qui a déjà hérité d’une Nawal Moutawakil pour la Jeunesse et Sports, ne pouvait espérer mieux. L’Agriculture, qui attend, d’ailleurs depuis longtemps, sa réforme, reste un gros morceau. Akhenouch réussira-t-il là où bien d’autres se sont cassés les dents? Président du conseil de la région Souss-Massa-Draâ, vice-président du patronat, ce quadragénaire dynamique est à la fois un homme d’affaires avisé, à la tête d’un grand groupe, et un acteur politique profondément enraciné dans sa région qui n’a jamais caché ses ambitions. Il trône aujourd’hui à la tête d’un groupe composé d’une trentaine de filiales actives dans plusieurs secteurs. Industrie pétrolière, franchises, médias ou encore télécoms, le groupe Akwa, géré d’une main de maître par Akhenouch, est tentaculaire et possède même des ramifications en Afrique.A.B.. Boussaid, monsieur «horaire continu» au Tourisme C’est l’homme qui a mené à terme le «dégraissage» dans la fonction publique. Une opération qui a eu parallèlement le mérite de ramener le poids de la masse salariale à des niveaux raisonnables, mais qui lui a valu aussi quelques critiques puisqu’elle a vidé l’Administration de ses compétences. Chargé dans le gouvernement Jettou de moderniser les secteurs publics, Boussaid fut l’un des fervents défenseurs de l’horaire continu dans l’Administration. C’est durant son mandat aussi que la chasse aux fonctionnaires fantômes est lancée. L’aboutissement de certains chantiers restera néanmoins en suspens dans la mesure ou les objectifs dépendent de plusieurs départements. Boussaid a fait ses armes au ministère des Travaux publics. Ce «Ponts & Chaussées» est l’un des rares cadres à avoir abandonné le privé pour le public. Il vient du secteur bancaire qu’il avait quitté pour chapeauter le cabinet d’Abdelaziz Méziane Belfkih alors ministre des Travaux publics. Il a par la suite été directeur de la planification et des études dans le même département avant d’être écarté par l’istiqlalien Bouammar Taghouane. Fathallah Oualalou, ministre de l’Economie et des Finances, lui confie alors la direction des établissements et des participations publiques (DEPP).. Douiri: Absence inattendueL’ex-ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’économie sociale n’aura pas son portefeuille. Au lendemain des élections, certains l’avaient pourtant pressenti à la Primature. En mai dernier, dans un sondage mené par L’Economiste-Sunergia, 35% des répondants l’y avaient placé. Dans les coulisses, on raconte que Adil Douiri aurait tenu mordicus au portefeuille des Finances. Mais les faucons de l’Istiqlal n’auraient pas été prêts à lui confier cet important ministère, du fait de sa jeunesse. On soufflerait même que des banquiers se seraient opposés à sa nomination à ce poste… Et pourtant, quelques jours après la victoire de l’Istiqlal, Douiri confiait à L’Economiste qu’il était «temps d’injecter du sang neuf sur la scène politique». Adil Douiri est polytechnicien de formation et diplômé des Ponts et Chaussées. Il a travaillé pendant sept ans chez Paribas avant de fonder Casablanca finances groupes (CFG) avec Amyn Alami, en 1992. Il a intégré les fonctions de ministre du Tourisme en 2002, à l’âge de 39 ans. Les contrats-programmes du Tourisme (2001) et de l’Artisanat (2007) ont été signés sous sa gouverne.. Amina Benkhadra, faire mieux que Boutaleb? Son parti politique, le MP (Mouvement Populaire), décide de passer à l’opposition. A son corps défendant, pour un poste de ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, aboutissement d’une carrière de plus 25 ans, Amina Benkhadra se drape de l’étendard RNIste, Rassemblement national des indépendants. Elle est diplômée de l’Ecole des mines de Nancy et titulaire d’un doctorat en ingénierie des sciences et techniques minières. Elle débute à la Chambre de commerce de Paris. Rentrée au Maroc en 1982, elle intègre le Bureau des recherches et participations minières (BRPM) comme chef de service dans le département des études minières. En 1994, elle est nommée directrice des mines au ministère de l’Energie et des Mines, avant d’en devenir la secrétaire générale. En 1997, elle est nommée secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Energie et des Mines, chargée du Développement du secteur minier. Madame pétrole, c’est elle. Amina Benkhadra est en effet, depuis août 2000, directrice générale de l’Office national de recherches et d’exploitations pétrolières (Onarep), poste qu’elle cumulait avec celui du BRPM. La fusion, en décembre 2004, donnant naissance à l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), la confirmera aux commandes de la prospection pétrolière au Maroc. A 53 ans, cette native de Salé est dans son élément. Avec les départements de l’Eau et de l’Environnement, Benkhadra hérite d’une supermission.. Yasmina Baddou, une juriste à la SantéElle fait partie des 6 femmes du gouvernement de Abbas El Fassi. Après avoir fait ses preuves au secrétariat d’Etat chargé de la famille, de la Solidarité et de l’Action sociale, Yasmina Baddou s’occupera désormais de la Santé. Un lourd héritage qui lui vient de son prédécesseur, Mohamed Cheikh Biadillah, dont le passage à la tête de ce département n’a pas vraiment marqué. Le dossier santé publique, au côté de la justice et de l’éducation, est un chantier «herculéen». Aux projets déjà lancés s’ajoute notamment Santé Maroc III. Un programme qui vise à améliorer la qualité de l’infrastructure hospitalière et qui devra être mené d’une main de chef. C’est en 1987 qu’elle a entamé son parcours de militante au sein de l’Istiqlal. Parlementaire, elle a été reconduite pour un second mandat dans la circonscription de Casablanca-Anfa. Native de Rabat, elle soufflera sa 45e bougie le 23 octobre 2007.. Ceux qui restentNouveau gouvernement, nouveaux ministres, mais tous ne partent pas. Parmi ces ministères, l’Intérieur. Fraîchement nommé à la tête de ce département, en février 2006, Chakib Benmoussa a encore de nombreux dossiers à traiter dans le cadre de la politique sécuritaire du Royaume. La menace terroriste en fait partie. Karim Ghellab, de son côté, est maintenu à l’Equipement afin de mettre à profit les réformes entreprises. Ahmed Taoufik Hejira continuera ses grands chantiers de construction, avec comme perspectives l’éradication totale de l’habitat insalubre. De plus, lui incombera désormais une nouvelle tâche: l’aménagement du territoire. Côté défense, le dossier du Sahara reste entre les mains de Taieb Fassi Fihri, auparavant secrétaire d’Etat aux AE et qui se voit aujourd’hui confier la tête du ministère éponyme. Mohamed Saad Alami continuera à assurer les relations avec le Parlement. Enfin, le dernier ministre à ne pas changer est celui des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq. La réforme religieuse, à peine lancée, mérite d’être suivie pas à pas par son initiateur.

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