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Politique

Gouvernement El Fassi
Pourquoi le MP n’est pas de la partie

Par L'Economiste | Edition N°:2631 Le 16/10/2007 | Partager

. Aherdane crie «à la discrimination». La Mouvance s’installe dans l’opposition . Pas de coalition parlementaire avec le PJD ni avec l’UC«Nous allons maintenant apprendre à faire de l’opposition». La boutade est de Mohand Laenser, secrétaire général du Mouvement populaire (MP). Finalement, la Mouvance ne sera donc pas de la partie. Le Bureau politique de la formation de Mahjoubi Aherdane a, en effet, rejeté en bloc, dès samedi dernier la dernière proposition d’Abbas El Fassi. L’attitude du MP a été jugée «quelque peu cavalière mais non dépourvue d’un certain courage», par un de ses dirigeants. D’ailleurs, la décision de ne pas participer au gouvernement El Fassi a été décidée à l’unanimité et par vote secret par tous les membres du Bureau politique. Qui l’eut cru ? Le MP en dehors du gouvernement ! La formation politique a toujours fait partie, depuis des générations, de tous les gouvernements. Aujourd’hui, elle opte pour l’opposition, à vingt-quatre heures de la présentation du cabinet El Fassi à S.M. le Roi. «Il faut accepter le jeu et les aléas politiques. Nous ne sommes pas à un gouvernement prêt», dira Mohand Laenser à L’Economiste. Avant d’ajouter sans un grain d’humour: «nous allons devoir apprendre à jouer le jeu de l’opposition, du mieux que l’on pourra».Jusqu’à dimanche, les milieux politiques ne prenaient pas trop au sérieux les déclarations des dirigeants de la Mouvance affirmant qu’ils préfèraient rejoindre les rangs de l’opposition. C’était méconnaître l’entêtement des Aherdane, Laenser et autres Ameskane. Le premier, leader du MP a été même jusqu’à lancer au visage de ses pairs du Bureau politique qu’ils «ne sont pas des hommes s’ils acceptent la proposition d’El Fassi». Les membres du Bureau politique ne se sont pas faits prier et ont décidé d’opposer une fin de non-recevoir à Abbas El Fassi. Dans des propos véhéments, Aherdane a été jusqu’à affirmer que la proposition du nouveau Premier ministre «est dégradante pour le MP du moment que les portefeuilles alloués à la Mouvance ne reflètent pas le poids sur l’échiquier politique national». «C’est une manière de nous affaiblir parce que nous sommes un parti qui comptent une majorité de Berbères et de ruraux». «Et c’est pour cela qu’on nous a fait une proposition en-deça de nos capacités réelles et des compétences de nos cadres», dira le vieux routier de la politique.Aherdane n’aura donc pas été tendre pour El Fassi. Le MP ne le sera pas non plus avec son gouvernement dans l’enceinte du Parlement. «Nous comptons mener une opposition forte et très critique», a déclaré Laenser à L’Economiste. «Mais une opposition constructive», s’empresse-t-il d’ajouter. El Fassi pourra-t-il donc compter sur les «harakis» pour renforcer sa majorité à l’intérieur de la Chambre des représentants? Rien n’est moins sûr. La Mouvance n’a apparemment pas encore digéré «le coup bas» du nouveau Premier ministre. Surtout que, maintenant, il est presque sûr que c’est Mustapha El Mansouri qui «sera porté» au perchoir de la Chambre des représentants. Un poste que briguait Mohand Laenser et qu’Abbas El Fassi lui avait fait miroiter pour le convaincre de participer au gouvernement. Forts de ses 62 députés, qui en font numériquement la première formation politique du Royaume, la Mouvance n’entend pas nouer une quelconque alliance (parlementaire) avec le Parti de la justice et du développement (PJD). Pas même avec l’Union constitutionnelle (UC). «Du moins pour le moment», indique-t-on auprès du MP. Tout reste donc probable, les formations précitées pouvant rassembler, à elles trois, pas moins de 135 sièges. Certes, cela ne leur donne pas une majorité, toute relative soit-elle. Mais à la seule différence de la majorité gouvernementale, elles sont dans l’opposition. Et c’est plutôt le gouvernement qui aura du mal, beaucoup de mal, à faire appliquer sa politique ou à faire passer ses projets de loi. Car il n’aura pas plus de 146 sièges, alors que pour disposer d’une majorité, il faut en compter au moins 163. De la bagarre, il y en aura donc dès aujourd’hui à l’occasion de l’élection du président et des vice-présidents de la Chambre des représentants. Jamal Eddine HERRADI

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