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Politique

Le casting El Fassi <2>

Par L'Economiste | Edition N°:2631 Le 16/10/2007 | Partager

. Abdelouahed Radi peut-il réveiller la Justice?Pour la deuxième fois consécutive, le ministère de la Justice tombe dans l’escarcelle de l’USFP. Après Mohamed Bouzoubaâ, c’est Abdelwahed Radi qui hérite donc de cet important département. Membre du bureau politique de l’USFP, ce natif de Salé a «trôné» sur la Chambre des représentants durant deux législatures (1997-2007). Mieux encore, Radi est l’un des plus anciens parlementaires du Royaume puisqu’il est entré à l’hémicycle en 1963. Ce n’est pas la première fois que Radi occupe un poste dans l’exécutif. En 1983 déjà, il est nommé par feu Hassan II en tant que ministre de la Coopération.Le professeur de psychologie sociale, est connu pour ses rapports tendus avec certains militants socialistes tels que Driss Lachgar. Pourtant, ce proche d’El Youssoufi endosse volontiers le rôle de la colombe au milieu des «faucons» usfpéistes. Négociateur hors pair (il a, à maintes reprises, représenté le Royaume dans des manifestations internationales), il devra désormais prendre en charge un secteur considéré comme l’un des plus gros boulets que traîne le Maroc. Saura-t-il redorer le blason de la Justice? De l’avis de plusieurs professionnels du secteur, Radi devra d’abord «se défaire de la vieille garde installée par le Palais pour garder le contrôle d’un ministère, qui fut, un jour, de souveraineté».


. Akhchichine: De l’audiovisuel à l’enseignement Après avoir piloté, avec une grande maîtrise, l’instauration d’un organe de régulation de l’audiovisuel en sa qualité de DG de la Haca, Ahmed Akhchichine est appelé à relever un nouveau défit: la réforme de l’Enseignement. Une tâche qui n’a pas été de tout repos pour son prédécesseur l’Usfpéiste Habib El Malki. Celui que l’on qualifie d’expert en communication devra donc s’attaquer aux couacs de la réforme du système d’enseignement. Akhchichine dispose néanmoins d’un argument de taille: il connaît déjà le milieu puisqu’il a occupé le poste d’enseignant à l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC). Ce docteur en sciences de l’information et de la communication est également connu pour ses affinités de gauche, même s’il a choisi d’assurer son travail de ministre de l’Enseignement sans étiquette politique.

. El Moutawakil: Retour aux Sports C’est le grand retour de Nawal El Moutawakil dans le gouvernement, mais toujours avec le même portefeuille, la Jeunesse et les Sports, sous l’égide du RNI. A 45 ans, elle reprend le poste de Mohamed El Gahs. Du pain sur la planche pour cette ancienne athlète qui devra faire mieux que son prédécesseur, le spécialiste des colonies de vacances. El Moutawakil a déjà cumulé de l’expérience grâce à ses exploits sportifs qui lui auront permis d’accéder aux instances sportives internationales. Ce n’est pas son baptême du gouvernement puisqu’elle a déjà été nommée par Feu Hassan II au poste de secrétaire d’État dans le gouvernement de transition. Une lourde tâche attend cette ministre plutôt technocrate que politisée, qui devra travailler d’arrache-pied pour ressusciter un secteur sportif agonisant.

. Touriya Jabrane, une militante à la Culture«C’est une victoire pour la femme marocaine». C’est en ces termes que Touriya Jabrane a qualifié sa nomination juste avant qu’elle ne soit reçue au Palais royal. Figure emblématique du théâtre national, Touriya Jabrane embrasse une nouvelle carrière, celle de ministre de la Culture. Ce nouveau poste est un cadeau d’anniversaire (elle est née le 16 octobre 1952), bien mérité après un parcours sans faille. Touriya Jabrane est diplômée du Conservatoire et a débuté sa carrière en 1972. Comédienne et metteur en scène, elle dirige avec Abdelouahed Ouzri, son mari, la compagnie Théâtre d’Aujourd’hui, qui pratique un théâtre engagé et s’attache tout particulièrement aux textes. Touriya Jabrane a été décorée du Wissam du mérite national. Elle est aussi chevalier de l’ordre des Arts et Lettres de la République française. Elle est mère de deux filles.

. Nouzha Skalli: Enfin le gouvernementAffiliée au PPS, Nouzha Skalli, ancienne présidente de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, reprend le flambeau de Harouchi à la tête du ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. Forte de son expérience dans le domaine social, cette députée à la Chambre des représentants et ancien membre du bureau politique du PPS est une des pionnières de la lutte en faveur de la liberté, des droits humains et des droits des femmes depuis les années 70. Elle est fondatrice et dirigeante de plusieurs associations féminines, notamment l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) et le Centre d’écoute et d’assistance juridique aux femmes victimes de violence. Elle s’est fait remarquer en 1996 pour son soutien à la cause de Benabderrazik dans l’affaire du sang contaminé.Élue municipale à Casablanca, Nouzha Skalli va œuvrer au sein de son futur ministère pour l’égalité des chances pour les Marocains et la lutte contre l’exclusion sociale. «Le travail, le travail et encore le travail», voilà comment elle définit ce qui l’attend. Ses priorités, booster l’INDH, des projets démultipliés par autant de régions et de réels efforts inclusifs pour toutes les provinces du Royaume. Arrivera-t-elle à «éradiquer» les 200.000 mendiants du Maroc?

. La liste du nouveau gouvernement- Abbas El Fassi: Premier ministre.- Mohamed El Yazghi: ministre d’Etat.- Abdelwahed Radi: ministre de la Justice.- Chakib Benmoussa: ministre de l’Intérieur.- Taieb Fassi Fihri: ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.- Ahmed Toufiq: ministre des Habous et des Affaires islamiques.- Abdessadek Rabiî: secrétaire général du gouvernement.- Mohamed Saad Alami: ministre chargé des Relations avec le Parlement.- Salaheddine Mezouar: ministre de l’Economie et des Finances.- Karim Ghellab: ministre de l’Equipement et du Transport.- Ahmed Taoufiq Hejira: ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace.- Mohamed Boussaid: ministre du Tourisme et de l’Artisanat.- Amina Benkhadra: ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.- Yasmina Baddou: ministre de la Santé.- Nawal El Moutawakil: ministre de la Jeunesse et des Sports.- Aziz Akhenouch: ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime.- Ahmed Akhchichine: ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique.- Khalid Naciri: ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.- Jamal Aghmani: ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle.- Ahmed Chami: ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies.- Abdellatif Maâzouz: ministre du Commerce extérieur.- Nouzha Skalli: ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité.- Touriya Jabrane: ministre de la Culture.- Abderrahmane Sbaï: ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’Administration de la Défense nationale.- Nizar Baraka: ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Affaires économiques et générales.- Mohamed Abbou: ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Modernisation des secteurs publics.- Mohammed Ameur: ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger.- Abdelkébir Zahoud: secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargé de l’Eau et de l’Environnement.- Anis Birou: secrétaire d’Etat auprès du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, chargé de l’Artisanat.- Saad Hassar: secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur.- Latifa Labida: secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, chargée de l’Enseignement scolaire.- Ahmed Lakhrif: secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères.- Latifa Akherbach: secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Coopération.- Abdeslam Al Mesbahi: secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, chargé du Développement territorial.

. Abdellatif Mâzouz, ministre du Commerce extérieurC’est un gestionnaire qui a été placé à la tête du ministère du Commerce extérieur, avec pour principal mission: le rééquilibrage du déficit commercial. Né en 1954 à Sefrou, Abdellatif Mâzouz est docteur d’Etat en économie de l’Université Hassan II et docteur en gestion de l’Université de Toulouse I. Il a à son actif une longue carrière dans l’enseignement (1982-2006) à la Faculté de droit et sciences économiques, université Hassan II et au Cycle supérieur de gestion de l’ISCAE depuis 2000.Après un passage à la direction du développement la Banque Commerciale du Maroc (1983-86) et au sein du Groupe Reso Education (1986-98), il intègre le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) où il occupera le poste Directeur de développement et membre du comité scientifique (1998-2003). Il assumera ensuite les fonctions de consultant senior auprès de l’Usaid pour le développement régional et la promotion des investissements dans le cadre du projet d’appui aux CRI et à la Direction des investissements.A partir de février 2006, Abdellatif Mâzouz est directeur général de la Maison de l’artisan, établissement public chargé de la promotion de l’artisanat.

. Nizar Baraka à la tête des Affaires économiquesNizar Baraka est le nouveau ministre délégué auprès de la primature chargé des affaires économiques et générales. Il succède ainsi à Rachid Talbi Alami. Petit-fils de Allal El Fassi et gendre du Premier ministre, Baraka est membre du comité exécutif du parti de l’Istiqlal depuis 2003. La hausse des prix est certainement le dossier le plus chaud auquel il devra faire face. Docteur en économie, Il a fait une partie de sa carrière au sein du ministère des Finances notamment en tant que directeur adjoint des études et de la documentation. En 2004, Baraka a siégé au conseil d’administration du CDVM, gendarme de la Bourse marocaine. De 1992 à 1994, le nouveau ministre des affaires économiques, a donné des cours au sein du Centre national de la statistique à Rabat.

. Khalid Naciri, un homme de consensus à la CommunicationLe nouveau ministre de la Com, Khalid Naciri, est connu pour ses talents d’orateur. Cet ancien avocat a acquis ses galons dans les tribunaux durant les années 70 et entre 1986 et 1996. Année durant laquelle, il est nommé par feu Hasan II, directeur de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA). Royaliste convaincu, Naciri s’est illustré dans le monde de l’enseignement par ses multiples écrits et études relatifs au droit public et aux sciences politiques. La réforme du code de la presse figure parmi les sujets chauds sur lesquels ce natif de Casablanca sera attendu. Surtout qu’il a activement collaboré à la création de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme (OMDH) en 1988. Qualifié d’homme de consensus au sein du PPS, il succède ainsi à une autre figure du parti de Yata, Nabil Benabdellah.
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