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    Personne n'est parfait(e)

    Par L'Economiste | Edition N°:1165 Le 14/12/2001 | Partager

    . Le dernier-né de Joel Shumacher est une comédie avec en filigrane des messages sur la tolérance et l'acceptation de l'autreWalt Koontz (Robert de Niro) est un ancien soldat dans les troupes d'élite. Il fait partie de la génération des ultraconservateurs récalcitrants qui ne jurent que par leur virilité. Inutile de préciser que notre héros a des idée arrêtées sur les homosexuels et les condamne sans appel. Il n'a que du mépris pour son voisin, un gay comme il ne les aime pas. Rusty (Philip Seymour Hoffman), de son nom est un jeune artiste extravagant, tout à fait aux antipodes de Mister Koontz. Son voeu le plus cher est de disposer d'assez d'argent pour changer de sexe. Alors imaginez un «ménage» avec ces deux énergumènes. Mais pourquoi vivraient-ils ensemble alors que rien ne les oblige de le faire. Et bien l'ironie du sort voudrait justement que ceci arrive suite à une attaque cérébrale qui accule Walt à se clouer à un fauteuil roulant. Paralysé, l'ex-marine, perd l'usage de ses jambes et de sa langue. Pour sa rééducation, les médecins lui recommandent de prendre des cours de chant pour que sa langue se délie. Et c'est à son drag queen de voisin qu'il incombera de remplir cette tâche. Vous imaginez le reste, c'est en fait très prévisible. Une amitié ne tarde pas à naître entre les deux personnes qui n'ont, pourtant, rien en commun. Tout compte fait, si. Ils se retrouvent sur le terrain du malheur et de l'incompréhension. Ils sont tous les deux terrassés par des maux qui les rongent de l'intérieur. L'ancien héros vit mal son handicap, quant à Rusty, il n'est pas plus heureux en tant que travesti que tout le monde regarde de travers. Tolérance, tolérance.. Déjà vu La rencontre des deux héros suscite des situations paradoxales, tantôt comiques tantôt tragiques, presque toujours artificielles, salaces. A la limite de la vulgarité. Le film de Joel Shumacher ne vous promet pas de vous rouler par terre. Il est drôle mais, en revanche, ne manque pas de lourdeur par moments. Peut-être est-ce dû à cette impression du déjà vu qui ne quitte pas le spectateur.Toutefois, et en dépit d'une intrigue pas très bien ficelée et un scénario avec beaucoup de failles, les acteurs qui ont eu la lourde tâche d'endosser des rôles à haut risque, s'en sortent passablement bien. Lesquels rôles, étant minés par des clichés qui leur ont collé pour un bon moment, obligeaient les acteurs à se surpasser avec des prestations originales. Ce qui ne fut pas le cas dans tous les moments du film. Toutefois, en essayant de donner une dimension humaine à leurs rôles respectifs, Robert de Niro et Philip Seymour Hoffman arrivent tant bien que mal à sauver le film malgré quelques débordements. Il est à noter tout de même que Robert de Niro n'est pas au mieux de sa forme.

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