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Economie

La Roumanie, porte des pays de l’Est

Par L'Economiste | Edition N°:2363 Le 18/09/2006 | Partager

. «Le Maroc aura un bon allié au sein de l’UE», promet le ministre de l’Economie et du commerce. Un marché ouvert à 100% aux opérateurs marocainsPour sa première visite au Maroc, le jeune ministre roumain de l’Economie et du Commerce a multiplié les messages à l’égard de l’Etat et des opérateurs économiques. Rappelons que Ioan Cordut Seres présidait une forte délégation d’hommes d’affaires. L’Economiste: Quel est l’objectif de cette première visite que vous effectuez au Maroc?- Ioan Codrut Seres: Cette visite répond à trois objectifs essentiels. Le premier est politique. La Roumanie considère que les relations avec les pays arabes sont très importantes, en particulier avec les pays du Maghreb. Le deuxième est économique. Salaheddine Mezouar, le ministre marocain du Commerce et de l’Industrie, avait effectué un voyage en Roumanie en juillet dernier à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires. Nous nous sommes, à cette occasion, mis d’accord sur un plan d’action commune qui prévoit des échanges de visites à l’échelle des responsables gouvernementaux accompagnés par des délégations économiques. La finalité étant de mettre en confiance les opérateurs économiques des deux côtés et de créer des opportunités d’affaires pour les deux parties. Le troisième objectif est d’établir un plan de coopération pour la réalisation de différents projets économiques. Il est connu que des ingénieurs roumains ont travaillé à la réalisation de projets d’infrastructures au Maroc. Nous disposons d’un savoir-faire dans ce domaine. Nous tentons d’identifier des projets où l’ingénierie roumaine pourrait être utile.. La commission mixte maroco-roumaine ne s’est plus réunie depuis 2003. Les exportations marocaines vers la Roumanie, en particulier en phosphate ont chuté cette année. Peut-on parler de régression des relations? - Au contraire, les relations purement commerciales entre le Maroc et la Roumanie ont sensiblement évolué. Le volume des échanges entre les deux pays a doublé par rapport à 2004. . Mais le phosphate marocain n’intéresse-t-il plus la Roumanie? - On ne peut pas affirmer que le phosphate marocain n’intéresse pas ou plus la Roumanie. Il faut savoir que le phosphate est utilisé, notamment, dans l’industrie des engrais chimiques. Le prix du pétrole a connu en Roumanie une augmentation très importante (37%). Les usines de production d’engrais chimiques, qui utilisent le phosphate comme matière première, ont alors pris une décision de pur management. Mon opinion personnelle est qu’elles ne pourront plus maintenir le même niveau de production que par le passé. Voilà donc une explication de la diminution de l’importation de phosphate. Il existe, par ailleurs, d’autres produits marocains qui ont connu une augmentation de leur part dans les échanges commerciaux. Par exemple, les produits agro-industriels. La Roumanie fera partie, en janvier prochain, de l’Union européenne. De fait, les échanges entre nos deux pays bénéficieront des avantages inscrits dans le cadre de l’accord d’association entre le Maroc et l’UE. Nous pourrons s’attendre logiquement à une augmentation des exportations des produits agroalimentaires. Il ne faut pas voir les relations commerciales sous l’angle strict des produits qui étaient traditionnellement échangés entre les deux pays. L’économie est un domaine très dynamique. Il est possible que, d’ici quatre ans, ce que nous exportons aujourd’hui ne soit plus compétitif. Il faudra alors identifier d’autres produits et d’autres secteurs qui nous permettront d’augmenter nos échanges. . Vous faites de l’entrée prochaine de la Roumanie au sein de l’UE un argument de votre visite au Maroc. En quoi l’accès de votre pays au marché commun pourrait-t-il être bénéfique au Maroc? - Tout d’abord, la Roumanie est un marché à 100% ouvert aux opérateurs marocains. C’est un marché significatif avec ses 22 millions de consommateurs. Le régime d’imposition y est des plus flexibles. L’impôt sur les bénéfices est de 16%. C’est l’un des taux les plus bas. Ensuite, la Roumanie représente une porte d’accès pour les produits marocains dans les pays d’Europe de l’Est. Autre atout important pour les investisseurs marocains, ils trouveront en Roumanie une main d’œuvre qualifiée et bon marché. En dernier lieu, il faut souligner la complémentarité de nos deux économies. Ce qui représente un avantage pour nos échanges et créé des opportunités d’affaires importantes pour les opérateurs économiques des deux parties. Si vous ajoutez à cela une économie roumaine très dynamique -qui a enregistré cette année un taux de croissance de 7%-, vous trouverez en Roumanie une économie dynamique, des opportunités d’affaires et des conditions d’investissement favorables. . Vous avez eu jeudi des entretiens avec le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération. Quelle en a été la teneur? - La Roumanie va intégrer l’Union européenne; le Maroc aura de ce fait un très bon allié parmi ses membres. Un allié qui respecte ses engagements et qui ne va changer sa politique extérieure et notamment sa position en ce qui concerne l’affaire du Sahara. La Roumanie ne reconnaît pas la RASD et appuie la position d’un règlement politique négocié de la question du Sahara.


A la conquête du marché marocain

Une forte délégation d’hommes d’affaires accompagnait le ministre roumain de l’Economie et du Commerce. Une véritable offensive économique et commerciale. Après une rencontre avec les opérateurs économiques marocains à la Chambre de commerce, d’industrie et des services à Rabat, la délégation roumaine s’est déplacée vendredi 15 septembre à Casablanca. La CGEM était ainsi le cadre approprié pour une rencontre à la fois de débat, de contact et de prospection des opportunités d’affaires. Salaheddine Mezouar et Ioan Cordust Seres étaient là pour donner à la réunion un côté solennel. «La Roumanie européenne, un partenaire économique pour le Maroc» est le thème de la journée. Les responsables roumains sont venus vendre une idée et prospecter les domaines de coopération entre Rabat et Bucarest. Les opérateurs économiques sont à la recherche d’opportunités d’affaires. Le contact avait été pris lors du voyage en Roumanie du ministre marocain du Commerce et de l’Industrie, à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires, en juillet 2006. Un contact que les opérateurs des deux côtés souhaitent à l’évidence favoriser, voire renforcer. Après une ouverture de séance officielle, où les deux ministres ont fait passer les messages politiques, sur la volonté des deux pays de promouvoir leur partenariat dans des domaines variés, notamment de mettre en place les conditions devant favoriser les échanges économiques et commerciaux, la place a été laissée à la mise en relation. Industries métalliques et métallurgiques, électrique, matériel agricole, pêche, ingénierie et conseil et mines sont les grands secteurs représentés au sein de la délégation roumaine. Propos recueillis par Khadija RIDOUANE

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