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Politique

La réussite de la COP7 suspendue à l'adhésion des Etats-Unis

Par L'Economiste | Edition N°:1140 Le 09/11/2001 | Partager

De notre envoyé spécial à Marrakech, Abdelmohsin EL HASSOUNI. La représentante américaine affirme que “les USA protégeront leurs intérêts légitimes”. Avant la fin des négociations, le scepticisme était de rigueur La COP7 entre dans sa dernière ligne droite. Les deux journées du mercredi et jeudi ont été consacrées aux déclarations politiques et aux positions des chefs de délégation des pays (et groupes de pays). Pratiquement, tous les pays étaient représentés par leurs ministres de l'Environnement. Environ, 80 ministres et autres chefs de délégation se sont succedé à la tribune. Les plus importantes déclarations furent évidemment celles des pays industrialisés, notamment les plus grands pollueurs. Le Japon, à travers son ministre de l'Environnement, Yoriko Kawaguchi, est le premier à avoir déclaré qu'il “oeuvrerait pour une ratification de l'Accord de Kyoto à Marrakech«. Même son de cloche chez Olivier Deleuze, secrétaire d'Etat pour l'Energie et le Développement durable de Belgique. Deleuze s'était également prononcé au nom de l'Union européenne dont son pays assure actuellement la présidence. Il a affirmé que le groupe de l'Union européenne ne veut pas revenir sur les acquis de Bonn (COP6-bis) et comptait fermement sur un succès de la réunion de la COP7 à Marrakech.Autre déclaration attendue: celle de la représentante des Etats-Unis. L'Administration Bush a envoyé Paula Dobriansky qui occupe le poste de sous-secrétaire pour les Affaires mondiales. Cette dernière a souligné que, contrairement aux rumeurs qui circulent dans les couloirs du Palais des Congrès, les Etats-Unis n'avaient absolument pas l'intention de faire échouer la réunion de Marrakech. Toutefois, le pays de l'Oncle Sam se réserve le droit de “défendre ses intérêts légitimes”. Dans la déclaration de Dobriansky, le terme “Kyoto” a été prononcé une seule fois et les applaudissements des participants étaient assez faibles.A noter que les Etats-Unis ont laissé comprendre que des efforts colossaux sont entrepris, chez eux, en matière de protection de l'environnement et de lutte contre l'émission des gaz à effet de serre. C'est ainsi que l'Administration américaine consacre 4 milliards de dollars par an à sa politique environnementale. En outre, le plus important bailleur de fonds de la Conférence des parties n'est autre que Washington. Bien qu'elle soit “allergique« au Protocole de Kyoto, l'Administration Bush continue à financer ses travaux.En tout cas, pour que la réunion de Marrakech réussisse, il va falloir que le Protocole de Kyoto soit ratifié, au moins par les pays responsables de 50% des émissions des gaz à effet de serre. Comme les Etats-Unis diffusent le tiers de ces gaz, leur retrait signifierait l'échec de la réunion de Marrakech. En tout cas, à l'heure où nous mettions sous presse, les négociations (informelles surtout) entre les différentes parties étaient bien avancées, mais personne ne pouvait dire avec certitude qu'elles en seront les effets.

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