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Economie

La rentrée scolaire : Secondaire-Supérieur: Trait d'union difficile

Par L'Economiste | Edition N°:46 Le 24/09/1992 | Partager

La traditionnelle présentation par le Ministère de l'Education Nationale des réalisations et des objectifs de la rentrée scolaire est marquée par la substitution de renseignement fondamental au primaire. Le passage du secondaire arabisé au supérieur reste problématique.

La formation des enseignants, le nombre d'écoles construites, l'ouverture de nouvelles sections (dans l'enseignement technique notamment), le renforcement de l'étude des langues, l'importance dans la mise au point des manuels scolaires, les 7.000 nouveaux cadres affectés (dont la plupart occupaient des postes dépendant du Ministère), toute une série de questions qui ont fait l'objet du discours de M. Taieb Chkili, le Ministre de l'Education Nationale. "La poursuite de la lutte contre l'analphabétisme", déclare le Ministre, reste un objectif prioritaire.

Cette année voit également la poursuite de la politique engagée il y a deux ans. Les premiers cours de la classe de huitième ont débuté il y a près d'une semaine. C'est d'ailleurs la plus importante innovation de la rentrée scolaire 92-93. La classe de sixième et celle de septième ont commencé respectivement en 1990 et 1991. L'enseignement fondamental a donc remplacé le primaire. L'organisation de l'enseignement avant le baccalauréat était divisée entre enseignement primaire et enseignement secondaire. Depuis 1990, on ne parle plus d'enseignement primaire, mais d'enseignement fondamental. Celui-ci comprend neuf années, dont six remplacent les cinq années de l'enseignement primaire. Les trois suivantes possèdent, elles, une organisation tout à fait à part. Concernant les six premières années de l'enseignement fondamental, elles ont été structurées en trois groupes de deux années chacune. Lecture, écriture, religion, mathématiques et travaux manuels, sont les axes qui lient ces six années. Le palier de l'évolution dans la maîtrise de la connaissance étant l'assimilation pour les deux années suivantes, et un approfondissement pour les deux dernières. Les trois années qui terminent l'enseignement fondamental sont organisées avec un système d'unités de valeur. Chaque U.V (Unité de Valeur) comprenant un ensemble de matières appelées composantes. Un tronc commun lie les sections. Une autre branche s'adresse à ceux qui suivront la formation professionnelle. Tout cet enseignement est bien entendu dispensé en arabe. Si le renforcement des langues est un souci constant pour préparer l'élève à la vie sociale et professionnelle, sur cette question, il reste, de l'avis même des responsables, "un réel effort à fournir". Le baccalauréat, avec le nouveau système de contrôle continu, s'attache à préparer les futurs bacheliers à rentrer à l'université avec une maîtrise de la langue française suffisante. Le délicat problème de la formation des cadres enseignants, qui devraient dispenser des cours magistraux (et pratiques) en langue arabe, n'est toujours pas réglé. Au début de l'indépendance, des professeurs d'université égyptiens (ou du Moyen-Orient de manière plus générale) avaient partiellement résolu le problème. Ils enseignaient surtout les matières littéraires. On les trouvait dans les facultés de lettres.

Aujourd'hui, l'objectif de généralisation de la langue arabe qui devra concerner également les matières scientifiques, paraît inadéquat avec le manque de cadres qui pourraient assurer la transition entre l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur. En attendant de pouvoir efficacement pallier à ce gap que constituent les études en langue arabe (avant le bac donc) et les études en français (l'université), des procédés particuliers sont mis en place. L'année passée a connu un renforcement de l'enseignement de la langue française pour préparer les élèves à l'Université. Un coefficient plus important a été accordé au français. Ce comité de consultation des inspecteurs du second degré conseille pour le choix des matières à renforcer. Pendant l'année scolaire, 1991-1992, les académies chargées de l'organisation du baccalauréat (nouveau système de contrôle continu) se sont attachées à créer une liaison entre l'arabe et le français. La méthode choisie avait pour objectif de permettre aux élèves d'acquérir un vocabulaire plus important et des termes qui se retrouvaient plus souvent dans les premières années de l'université. Les mots concepts spécifiques à chaque matière, ceux qui possèdent des nuances particulières, et que les traductions, classiques (celles des dictionnaires par exemple) ne rendent pas toujours. Quoi qu'il en soit, il faudra encore attendre quelques mois pour connaître le véritable impact de ces nouvelles techniques. Cette année a connu des chiffres meilleurs en termes de taux de réussite dans les premières années d'université. Ce taux est un indicateur important dans la post-évaluation des actions décidées au niveau du secondaire. Le taux de réussite de la première promotion "arabisée" entrée à l'université avait été bas.

H.H.

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