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La nouvelle économie: Qu’est-ce que c’est? Qu’est-ce qu’on gagne et qu’est-ce qu’on risque?

Par L'Economiste | Edition N°:964 Le 23/02/2001 | Partager

• Il n’y a pas d’e-orange, mais il peut y avoir des e-ventes d’oranges!• E-économie, ce sont des techniques qui se répandent dans les autres activités• Elles montrent qu’il ne suffit plus d’avoir un bon management des entreprises et une bonne gestion macro-économiqueIl n’y a pas d’e-oranges mais il peut y avoir des e-ventes d’oranges, ou bien comme avec la nouvelle machine à café de Lavazza (branchée Internet) la reconnaissance des goûts de l’amateur, automatiquement, où qu’il se trouve dans le monde. Il n’y a pas d’e-café, mais il y a des e-commandes de café.L’Association Marocaine de Prospective vient de publier un rapport remettant au point le concept de “nouvelle économie”. L’AMP prend soin d’éviter les envolées lyriques très fréquentes dans le domaine. Elles sont en dehors de la réalité et leurs excès alimentent des méfiances imméritées à l’endroit des changements qui, eux, sont bien réels. C’est, dit le rapport de l’association, “l’emploi croissant de techniques d’information et de communication”. Ces techniques sont nouvelles, d’où l’expression nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Par extension, les activités qui emploient ces techniques sont réputées appartenir à la nouvelle économie. Là où est vraiment la nouveauté, c’est que les NTIC ont permis d’accroître de façon significative le potentiel et le cycle de croissance économique aux Etats-Unis. Ceci montre, écrit l’AMP, “qu’il ne suffit pas seulement d’une bonne gestion macroéconomique ou de transformations structurelles pour alimenter l’expansion et développer l’emploi”.Cette observation est sans doute la plus importante du rapport de l’AMP. Il est d’ailleurs significatif que le thème figure aussi dans le “Rapport Economique et Financier” distribué aux parlementaires à l’automne dernier pour accompagner la discussion sur le projet de loi de Finances 2001.A côté de ce phénomène d’irrigation, il existe naturellement des activités tout à fait nouvelles. Il s’agit de la production physique des biens qui servent de support: logiciels, câbles de tout poils et la reine de ces activités, les télécoms. Ce sont des secteurs nouveaux. Ils ont pris leur place dans l’allocation des ressources, souligne l’AMP. Néanmoins, le rapport n’indique peut-être pas avec assez de force qu’après un mouvement de captation puissant, les équilibres ont repris leurs droits. C’est ainsi que durant la période 1997-2000, les entreprises spécialisées dans ces branches ont vécu de fortes hausses de leur valeur en bourse et qu’il leur était facile de trouver des financements extraboursiers. L’élan a été corrigé. Au cours de l’année 2000, les investisseurs ont recommencé à chercher des placements dans les valeurs traditionnelles de manière à rééquilibrer leurs risques (voir encadré). In fine, les grandes gagnantes du rééquilibrage sont les télécoms. Il ne faut pas oublier qu’à quelques rares exceptions près, elles n’existaient pas sur les marchés financiers, il y a seulement dix ans: le bon vieux téléphone était prépayé par les contribuables.Enfin, une branche s’est développée: l’activité uniquement dédiée à l’information. Elle est la plus visible avec ses portails Internet, ses “info-online”... qui ont favorisé l’apparition d’entreprises requérant peu d’investissements financiers associés à une forte agressivité commerciale. Mais au moment du bilan, c’est aussi cette branche qui enregistre le plus fort taux de mortalité.La nouvelle économie est donc l’ancienne, irriguée par des techniques et des procédés nouveaux. Pas de quoi en faire tout un cirque; sauf, que sans elles, le cirque ne sera pas compétitif et donc aura peu de chance de créer des emplois. Nadia SALAH


Le rééquilibrage en direct

«Pouvons-nous nous voir rapidement pour discuter davantage?” M. Claude Ruttimann, directeur administratif et financier de la Cior, est lui-même un peu surpris du succès de sa présentation auprès des fonds d’investissements. Ils sont plusieurs à l’attendre en cette journée de juin 2000, à Londres, lors du meeting annuel de la Société Générale, “les joyaux, de la Baltique au Cap”. La Société Générale-Maroc y avait amené une délégation marocaine, y compris une de ses concurrentes locales, la BCM. Objectif: faire figurer des sociétés marocaines parmi les bons placements à faire “de la Baltique au Cap”. Or, en juin 2000 déjà, les représentants des fonds de placements cherchaient à rééquilibrer leurs investissements. Ils se renseignaient donc en conséquence. Les domaines qui avaient le plus de succès, outre la Cior et d’autres cimenteries-matériaux de construction, les groupes hôteliers (Turquie, Afrique du Sud, Egypte), les entrepreneurs de travaux publics (Turquie, Hongrie), la pharmacie (Israël, pays de l’Est), l’énergie (Grèce, Russie) et les groupes diversifiés (ONA-Maroc, Enka-Turquie...).
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