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    Courrier des Lecteurs

    La mort lente des bons de privatisation

    Par L'Economiste | Edition N°:465 Le 17/03/1999 | Partager

    · Bank Al-Maghrib considère le dossier définitivement clos...

    · ...Un petit désaccord persiste pourtant après deux mois de négociation


    Les bons de Sâaïdi refusent de mourir. Contrairement à ce qui a été rapporté dans les colonnes d'un confrère, le dossier des bons de privatisation (BDP) continue à susciter les débats. En effet, auprès de Bank Al-Maghrib et du Trésor il est indiqué que le problème des écarts, survenu au moment du remboursement le 31 décembre dernier, est définitivement réglé. "Le 24 février dernier, les reliquats des montants déclarés ont été portés au crédit des dépositaires", affirme un responsable de Bank Al-Maghrib. Et de continuer: "Cela a effectivement pris un peu de temps mais c'est définitivement résolu". Les dépositaires qui avaient reçu des sommes en plus ont également remboursé.
    La plupart des dépositaires contactés ont confirmé avoir reçu leur dû la semaine dernière, exception faite d'une grande banque de la place qui persiste à réclamer "un petit écart". "Nous n'avons eu droit qu'à une partie du montant réclamé à Bank Al-Maghrib. Nous ne savons même pas si le montant viré est définitif ou s'il y a encore une partie qui doit arriver". Au niveau du département titres de la banque concernée qui ne souhaite pas être nommément désignée, il est indiqué que des rapprochements d'états sur une période de trois ans sont en cours actuellement. Objectif, détecter l'origine de cet écart.
    Pourtant, Bank Al-Maghrib est catégorique: "Les montants virés sont définitifs".

    Sous-déclaration et sur-déclaration


    Selon les responsables, l'encours communiqué par la Bourse des Valeurs de Casablanca fait ressortir pour cette banque une sous-déclaration de 55 BDP2 et une sur-déclaration de plus de 400 BDP1. Devant cette situation, le Ministère des Finances a procédé à une compensation et a réglé le reliquat. Mis à part ce petit désaccord, le dossier des BDP est considéré comme définitivement clos. Rappelons qu'au 31 décembre 98, date à laquelle les BDP ont tiré leur révérence du marché, il s'est avéré que l'encours déclaré dépassait le nombre théorique. Dans la précipitation, les autorités monétaires ont pris une décision ferme: régler tout le monde au même taux en attendant de clarifier la situation. Ce taux a été fixé à près de 99% des encours déclarés. Des séances de travail ont été ensuite organisées, mettant à contribution les situations des soldes de la Bourse comme référence. Ce n'est que deux mois après que les irrégularités ont été détectées et corrigées. "Nous avons enfin pu déterminer qui détient quoi. La comparaison des différentes situations a montré qu'il y avait des comptabilisations en double au niveau de certains dépositaires", est-il expliqué.

    Hanaâ FOULANI & Yousra MAHFOUD




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