×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    La distribution : Une stratégie pour moderniser le commerce

    Par L'Economiste | Edition N°:235 Le 20/06/1996 | Partager


    L'organisation d'Equip'Com, par la CCI du Grand Casablanca , s'inscrit dans une tendance de modernisation du commerce.
    Une stratégie a été mise en place par le MCIA pour promouvoir cette activité en collaboration avec les CCI.


    La Chambre de Commerce et d'Industrie de la Wilaya du Grand Casablanca a organisé le premier salon international des équipements de commerce Equip'com du 13 au 16 juin 1996. Ce salon est pour ses initiateurs une participation à la "création d'un environnement favorable à la modernisation du commerce local" et une contribution au développement d'une culture de commerce de proximité.
    Pour M. Hilia Bousselham, directeur du Commerce Intérieur au MCIA, le secteur commercial a subi plusieurs mutations, suivant en cela l'évolution du client, devenu plus exigeant sur la qualité, non seulement du produit, mais aussi du service. C'est ainsi que le commerce a été remis en cause pour se mettre au goût du consommateur. Les commerçants qui sont actuellement confrontés à la concurrence des grandes surfaces doivent s'adapter et améliorer leurs prestations aux consommateurs en matière de qualité, d'hygiène et de salubrité et aussi d'esthétique et de convivialité.

    L'impôt local tue le commerce


    Dans le but de favoriser la modernisation du commerce, le MCIA a élaboré la "stratégie de développement du secteur du commerce intérieur 1996-2000".
    Le premier constat fait dans le cadre de cette stratégie est que les efforts d'adaptation "n'ont pas été souvent perçus et appréciés comme ils devaient l'être". Selon le MCIA, ce secteur n'a fait l'objet que d'interventions ponctuelles, parfois en contradiction avec la politique économique suivie. Or, la promotion du commerce interne "nécessite un effort soutenu et une adhésion de tous les partenaires économiques et de l'Administration".
    8 actions sont proposées par la stratégie:
    - Levée des entraves à l'investissement par la simplification des procédures administratives et l'allégement du système fiscal. Il existe 35 impôts différents qui grèvent le commerce. Au niveau local, la loi n°30-89 du 21 novembre 1989, relative à la fiscalité des collectivités locales, a institué une multitude de taxes dont les taux élevés et la fréquence de révision constituent, selon le MCIA, des freins à l'investissement.
    - Promotion de la concurrence pour favoriser le développement d'un environnement compétitif qui contribuerait à la résorption du dualisme secteur organisé-secteur non organisé.
    - Développement d'un système d'information englobant un observatoire du commerce, des centres d'information économique, des études et enquêtes commerciales et l'édition de guides et manuels de références.
    - Résorption du secteur informel qui échappe au circuit bancaire et aux prélèvements fiscaux.
    - Protection du consommateur en l'associant à l'action des pouvoirs publics.
    - L'animation commerciale, salons, foires, séminaires et tables rondes
    - Amélioration des conditions d'accès au crédit bancaire. Une enquête du MCIA a révélé, assure M. Hilia Bousselham, qu'un commerçant moyen dispose d'un revenu de 1.450 DH par mois, ce qui ne permet pas d'envisager des investissements. Aussi trois actions sont-elles retenues: création d'un fonds de financement des micro-entreprises grâce à une contribution de 15,5 millions de Dollars de l'USAID finançant des projets allant de 5.000 à 25.000 DH; constitution de sociétés de cautionnement mutuel et d'un fonds de garantie. Ce dernier est mis en place avec le concours de l'UE et finance des investissements supérieurs à 25.000 DH.
    - Développement de l'infrastructure commerciale.
    En accompagnement de ces mesures, d'autres actions visent à promouvoir le commerçant en lui assurant une formation adéquate et en lui facilitant l'accès à un système de couverture sociale.
    La stratégie porte en plus sur la redynamisation des CCI et la restructuration du RCC.

    Hakim ARIF




    Le poids du commerce


    Selon les chiffres du MCIA, le secteur du commerce, qui représente 13% du PIB, emploie 10% de la population active. Dans plusieurs provinces et préfectures, plus de 50% de la population active occupée travaille dans ce domaine. Dans d'autres provinces, ce taux est encore plus élevé: 84% à Tétouan, 80% à Rabat, 63% à Mohammédia, 62% à Larache...
    Par ailleurs, l'infrastructure commerciale du secteur traditionnel était constituée en 1995 de 335.754 points de vente (442.658 selon le "Commerce en chiffres") dont 6.761 grossistes, 266.995 détaillants et 82.000 commerçants ambulants, soit plus de 23% du total des commerçants. Des villes comme Marrakech, Tétouan, Agadir, Casablanca et Tanger comptent plus de 10.000 détaillants, et 17,5% des grossistes sont concentrés à Casablanca. L'infrastructure commerciale est constituée de 234 marchés de gros, 97 marchés municipaux et 954 souks hebdomadaires. S'ajoutent à ces structures 109 entrepôts frigorifiques et 23 centres emplisseurs pour le gaz domestique.
    Quant au commerce moderne, le Maroc compte 301 unités dont 46 grandes surfaces et 255 centres commerciaux.


    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc