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    Chine Trade Expo 96 : Les Chinois cherchent des associés

    Par L'Economiste | Edition N°:235 Le 20/06/1996 | Partager


    Casablanca est du 18 au 23 juin aux couleurs de la Chine. L'exposition est organisée par le Conseil chinois pour le développement du commerce et tente de drainer des opérations de partenariat.

    Après les Indiens, les Chinois exposent à Casablanca. Ces deux pays asiatiques semblent avoir saturé leurs marchés locaux, pourtant gigantesques. La Chine comptait 1,15 milliard d'habitants en chiffres de 1991.
    Vingt ans après leur première exposition au Maroc, les Chinois reviennent à la charge. Cette fois, ils souhaitent investir plus efficacement le marché marocain. "C'est une exposition que nous préparons depuis une année déjà. Elle intervient juste après une tournée que nous avons entreprise dans les pays arabes", souligne M. Zhu Hongxiu, du Conseil chinois pour le développement du commerce international.
    Une centaine de personnes de 53 sociétés sont présentes. Elles appartiennent à une dizaine de provinces et municipalités, notamment Pékin, Guagzhou, Shanghai, Ningbo, Jiagsu. "Ces sociétés ont été sélectionnées selon leur activité et la qualité de leurs produits. Plusieurs activités sont représentées. Il est à signaler toutefois que, pour la plupart, ce sont plutôt des groupes d'import-export. L'exposition est marquée par ailleurs par la diversité des produits. Ils vont des machines, notamment agricoles, aux produits d'artisanat, en passant par les produits pétrochimiques. Des produits électroniques, des appareils électroménagers, des bicyclettes et motocycles investissent les stands. Le thé "chinois" , qui a su accrocher les Marocains, n'est pas en reste non plus. "La diversité des produits renseigne sur le niveau de développement auquel nous sommes parvenus". Le tourisme attendra une autre opportunité, explique M. Hongxiu. Cependant, les posters représentant des places célèbres de la Chine, ou les paysages qui défilent sur les postes télé donnent déjà un avant-goût aux visiteurs.

    Elargissement des échanges


    "Le premier objectif de l'exposition consiste à nouer des relations d'affaires avec les entreprises marocaines ainsi que raffermir l'amitié entre nos deux pays", affirme M. Hongxiu. L'exposition intervient également pour promouvoir les relations commerciales sino-marocaines. Il est à signaler que ces échanges sont en faveur de la Chine. Elle est classée treizième parmi les fournisseurs du Maroc en intervenant en 1994 dans 1,72% des importations. Pour un volume de 1,133 milliard de DH, nos importations de Chine concernent des produits divers. Le thé arrive en première place pour 611 millions de DH. La Chine occupe en outre le 26ème rang parmi nos clients, en achetant 0,36% au Maroc. Ses exportations sont toutefois peu variées. La grille, très réduite, se limite au cobalt, bois ou produits de la pêche.
    La dimension, gigantesque, du marché chinois ne finit pas de faire rêver les hommes d'affaires de par le monde. "La politique d'ouverture au commerce extérieur que la Chine pratique depuis une dizaine d'années exprime notre volonté d'accueillir des entreprises, notamment marocaines", ajoute-t-il.
    De même, les sociétés participantes chinoises semblent disposées à prendre activement contact avec leurs homologues marocaines, notamment pour négocier les possibilités de création de sociétés à capital mixte. "Nous souhaitons faire bénéficier les industriels marocains de notre expérience", souligne un exposant. Le manager d'une société de commercialisation de tapis en soie et produits textiles exprime dans un arabe parfait sa volonté de renforcer les échanges avec les Marocains. Ses tapis muraux, avec des inscriptions arabes, notamment des versets coraniques ont, semble-t-il, déjà investi les autres marchés arabes (Emirats Arabes Unis, Arabie Saoudite, etc).
    D'un autre côté, les visiteurs marocains interrogés semblent impressionnés par la compétitivité des produits exposés. Une machine-outil à commandes numériques, CJK 6136, pour le travail de pièces en série, coûte chez Pearl River Machine Tool Complex, une société de la province de Guangzhou, 10.000 Dollars américains. "En Europe, le prix de la même machine est trois fois plus élevé, 30.000 Dollars américains", souligne un industriel. Des objets décoratifs en cristal coûtant approximativement 200 ou 300 DH valent deux fois plus sur le marché marocain.
    Les prix et les produis exposés sont tellement intéressants que le "public" paraît frustré de ne pas pouvoir acheter. A l'entrée même de l'exposition, une pancarte indique que seules les entreprises enregistrées sont autorisées à acheter. Par ailleurs, à chaque stand nous pouvons lire "Vente interdite au public". "Pour moi, une foire est une occasion pour faire des emplettes". Ce cardiologue semble désolé de ne pouvoir acquérir un appareil exposé par une société d'import-export chinoise, proposé au tiers du prix européen. C'est un ECG, électrocardiogramme portable pour les urgences et visites à domicile.

    Malika EL JOUHARI

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