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La déroute de Sharon crée une incertitude totale

Par L'Economiste | Edition N°:1760 Le 04/05/2004 | Partager

. Le Premier ministre israélien appliquerait le plan en dépit du désavouement de son parti?LA spectaculaire déroute électorale infligée dimanche dernier à Ariel Sharon par son propre parti, le Likoud, plonge l’Etat hébreu, mais aussi son allié américain et le processus de paix, dans l’incertitude la plus totale. En effet, le parti d’Ariel Sharon a rejeté son plan sur un retrait de la bande de Gaza.La première réaction américaine a été de programmer des entretiens avec le Premier ministre israélien. «Nous allons nous entretenir avec lui et son gouvernement sur les moyens d’aller de l’avant. Notre avis n’a pas changé», a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué. Les conséquences de ce véritable tremblement de terre politique étaient difficiles à prédire dimanche soir, peu après l’annonce des premiers résultats de ce référendum. La seule certitude était que le Premier ministre ne démissionnerait pas, bien qu’il ait été désavoué de manière cinglante.Mais le mystère le plus total entourait le sort de son plan. Son principal véritable allié et numéro deux du gouvernement, Ehud Olmert, a affirmé que ce plan restait «la seule solution», laissant entendre que le Premier ministre essaierait de l’appliquer quand même et ne se plierait donc pas à la volonté de son parti. D’autant que ce référendum au sein du Likoud n’a pas de valeur légale. Mais Sharon a affirmé dans un communiqué qu’il «respecterait» les résultats, sans préciser ce que cela signifiait pour son plan.Le Premier ministre sait très bien que s’il est désormais minoritaire dans son propre camp, il est en revanche parfaitement en phase avec l’opinion publique israélienne. Celle-ci, d’après tous les sondages, approuve l’idée d’un retrait de Gaza. Fort de cet appui national, il pourrait donc opter pour un référendum national afin de contourner l’opposition du Likoud. A moins qu’il cherche à mettre sur pied un nouveau gouvernement avec l’opposition travailliste. Mais il s’exposerait alors sans doute à une rébellion ouverte de son parti qui rendrait son maintien au pouvoir très aléatoire.La vérité est qu’après un tel revers, il n’existe pas d’option sans risque pour le Premier ministre, s’il persiste à vouloir appliquer ce plan. Sans doute ne décidera-t-il de la voie à suivre qu’après consultation de Washington. Car la défaite n’est pas seulement celle de Sharon. C’est aussi celle du président américain George W. Bush, qui avait appuyé le plan de manière enthousiaste.(AFP)

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