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L’OCDE relance le débat sur la mesure de la croissance

Par L'Economiste | Edition N°:3138 Le 28/10/2009 | Partager

. Un PIB en forme ne reflète pas les conditions de vie des populations. L’organisation relaie le G20 et la commission StiglitzDes experts internationaux sont réunis depuis hier, 27 octobre, en Corée du Sud, sous la houlette de l’OCDE. Ce forum de quatre jours a pour objectif d’étudier les moyens «d’aller au-delà du PIB», en mesurant le bonheur des habitants. Cette nouvelle donne s’ajoutera au résultat économique de chaque pays pour mieux mesurer la qualité de la vie et déceler les inégalités.La crise économique mondiale «a révélé le fossé croissant entre les statistiques officielles et la perception par les gens de leur niveau de vie», a expliqué Angel Gurria, secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ce forum se tient après un appel lancé par le G20 en septembre pour que les statistiques «prennent mieux en compte les dimensions sociale et environnementale du développement économique». Il se penchera également sur les propositions formulées par la commission créée en France par Nicolas Sarkozy et présidée par le prix Nobel Joseph Stiglitz (chroniqueur à L’Economiste). Ceci fournira plus de données pour mieux mesurer les performances économiques et le progrès social. Pour rappel, cette commission a formulé en septembre 12 recommandations. Parmi lesquelles une qui appelle à proposer des indices statistiques chiffrés permettant de refléter les différentes dimensions de la qualité de vie. Selon le rapport Stiglitz, l’évolution du PIB, étalon mondial de la puissance des Etats qui mesure la production de biens et de services, est «utilisé de façon erronée» quand il est présenté comme «une mesure du bien-être économique». De nouveaux indicateurs doivent donc être créés pour mieux prendre en compte les activités non-marchandes (travaux domestiques, bénévolat, loisirs...), l’accès à la santé ou l’insécurité. Ceci reflétera davantage les inégalités existantes, selon ce document.Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général de l’OCDE a relevé que même pendant les années de forte croissance, «le PIB progressait mais la plupart des gens ne ressentaient pas nécessairement d’amélioration de leur situation» a-t-il expliqué. En ce moment, le problème est encore plus crucial. «Il y a un vrai risque que les gens perdent confiance dans le marché et les institutions et dans la capacité des gouvernements à répondre à leurs problèmes», a-t-il souligné. Rappelons que l’’idée d’aller au-delà de la mesure du PIB a été mise en application pour la première fois dans les années 1970. Et ce, dans le petit royaume himalayen du Bouthan. Un petit payé coincé entre l’Inde et la Chine, dont le roi a promu une philosophie économique fondée sur le «bonheur national brut» plutôt que sur le produit intérieur brut.B. A. I.

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