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L’aventure architecturale de Casablanca racontée dans un livre

Par L'Economiste | Edition N°:964 Le 23/02/2001 | Partager

• Dans le cadre de ses actions de parrainage, la BMCI a soutenu l’édition du livre «Casablanca, portrait d’une ville» de Jean-Michel ZurfluhCasablanca l’enchanteresse, Casablanca la majestueuse, éternelle muse de l’intarissable génie humain. On peut l’aimer ou la haïr, elle ne laisse jamais indifférent. D’aucuns la traitent de bâtarde sans âme, alors que d’autres voient en elle un objet hybride non identifié ou difficilement identifiable. Il n’en reste pas moins que la cité blanche a un passé des plus riches. Son histoire se confond avec celle de son architecture dotée d’une profusion de styles qui fait toute sa splendeur et sa singularité. Depuis quelques temps, la ville privilégiée bénéficie des égards de la BMCI qui s’est engagée dans une politique de parrainage culturel. En effet, après l’Ecole Internationale de Musique de Casablanca et l’Orchestre Philharmonique du Maroc, la banque a décidé de soutenir l’édition de livres d’art portant sur divers sujets. Le choix de la première opération s’est porté sur un livre consacré au patrimoine architectural. «Casablanca, portrait d’une ville», (Editions Eddif) est un ouvrage que l’amour de cette ville a inspiré à Michel Zurfluh, spécialiste du sujet et casablancais de naissance. Il revient sur une expérience architecturale, véritable modèle de modernisme. Un bel ouvrage, au sens propre comme au figuré, dans lequel les plumes de plusieurs casablancais se sont réunies pour donner ses lettres de noblesse à la capitale économique et coeur battant du Maroc. De très belles photos avec des vues splendides de la ville en reconstituent le patrimoine architectural. Dans sa préface, Rachid Andaloussi, architecte et président de l’Association de sauvegarde du patrimoine architectural de Casablanca, corrige l’image déformée que l’on se fait de la ville: «Présentée souvent comme une ville sans passé, contrairement aux villes impériales comme Fès ou Marrakech, Casablanca a pourtant été fondée mille ans avant Jésus-Christ. Casablanca s’est largement rattrapée, durant ce siècle, de son existence en dents de scie» et d’ajouter: «Rarement des lieux eurent un destin si rapide influençant si fortement un pays». C’est aussi avec beaucoup d’amour que Jean-Michel Zurfluh parle de sa ville natale. Il commence par mettre le lecteur dans l’ambiance générale de la ville et passe en revue les étapes de sa constitution. Harmonieusement construite, Casablanca a connu par la suite une expansion considérable. Les plans se succèdent alors pour accompagner cet élargissement qui risquait de prendre des allures anarchiques et détruire le paysage patrimonial de la ville. C’est ainsi qu’au premier plan d’urbanisme de Prost en 1917 a succédé celui de 1984 qui reprenait les idées urbanistiques d’Ecochard. Ce même plan, qui prévoyait un développement linéaire côtier reliant Casablanca à Mohammédia, s’est vu concrétiser dans le cabinet Pinseau sous la forme d’un schéma qui a donné naissance au «Grand Casablanca». Aujourd’hui encore, la capitale économique ne cesse de s’agrandir et de changer d’aspect. Ce qui en fait un champ d’expérience privilégié pour les architectes.Le lecteur de «Casablanca, portrait d’une ville» y trouvera également l’histoire de cette perle de l’architecture. L’auteur en retrace les traits pour reconstituer une image qui a connu plusieurs transformations sans qu’elle ne soit jamais défigurée. Cependant, l’origine de la ville n’est pas encore connue. Elle remonterait selon les fouilles archéologiques à plus de 140.000 ans avant J.C. Elle a connu ensuite le passage des Phéniciens avant de porter le nom d’Anfa sous le règne des Berghwata. En 1468, elle est bombardée par les Portugais qui y siégeront pendant un siècle avant d’être évincés par les Marocains. A partir du XVIIIème siècle, la Dynastie alaouite s’empare du pouvoir. C’est aussi à ce siècle que remonte l’appellation «Dar El Beïda» qui signifie «maison blanche». Depuis, la traduction en espagnol a été retenue pour appeler la ville.Le visiteur de Casablanca qui aura lu le livre de J-Michel Zurfluh regardera d’un autre oeil cette ville qui affiche fièrement ses monuments, souvenir d’une autre époque et vestige d’autres civilisations. Les remparts de la vieille ville, les façades des maisons et les beaux anciens édifices, bien que délaissés, témoignent toujours de la richesse architecturale d’une cité ancestrale. L’auteur du livre ainsi que son éditeur, Abdelkader Retnani, espèrent que ce livre suscitera une nouvelle dynamique pour la conservation du patrimoine de la ville. Kenza ALAOUI

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