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    Affaires

    L’Agence de l’Oriental vend ses projets

    Par L'Economiste | Edition N°:3387 Le 20/10/2010 | Partager

    . Opération inédite à destination des bailleurs de fonds. Au menu, 23 programmes de développement L’Agence de développement de l’Oriental a sans doute inauguré une expérience inédite en matière de marketing territorial. La région a en effet présenté avant-hier à Rabat ses projets aux bailleurs de fonds notamment étrangers. Le chantier, il est vrai, a été facilité par l’existence d’un jumelage institutionnel financé par l’UE, entre l’Agence de l’Oriental et son partenaire l’Agence andalouse de la coopération internationale pour le développement (AACID). Quelque part ce jumelage a apporté une caution supplémentaire. «Ce partenariat constitue un cadre approprié pour renforcer la coopération entre le Maroc et l’UE à travers la réalisation des projets contribuant au développement des provinces de l’Oriental», signale d’emblée Nizar Baraka, ministre chargé des Affaires économiques et générales. Le programme de développement de la région comporte 23 projets formulés selon 6 axes. Le premier concerne la promotion de la compétitivité économique. Sur ce chapitre, l’Agence propose un programme de relance industrielle dont le coût d’investissement estimé à près de 85 millions de DH. D’autres projets ciblent la reconversion agricole, la diversification de l’offre touristique et la promotion des services. D’autres encore, le développement de pôles urbains attractifs. Sur ce volet, près de 390 millions de DH seront consacrés aux quartiers urbains sous-équipés alors que 315 millions de DH vont être destinés à la qualification urbaine des petits centres. Au menu du programme présenté par l’Agence, figurent également des actions qui vont cibler l’amélioration des services sociaux de proximité comme la santé et la scolarisation ainsi que l’emploi et la culture. «Par l’ensemble de ces projets, nous ambitionnons d’accompagner la dynamique de rattrapage de la région lancée suite à l’initiative royale pour le développement de l’Oriental lancée en 2003», indique Mohamed Mbarki, directeur général de l’Agence de l’Oriental. Cette dynamique a permis le désenclavement de la région et son ouverture sur son environnement national et étranger notamment l’Europe et la Méditerranée. Actuellement, l’avenir de la zone est moins vulnérable à la contrebande. L’Agence de l’Oriental estime à ce propos que le commerce informel représenterait près de 6 milliards de DH mais «le chiffre d’affaires aurait baissé de 12% au cours des 5 dernières années».


    100 milliards de DH pour réhabiliter la région

    Le désenclavement et le développement de la région orientale a nécessité la mobilisation d’une enveloppe de près de 100 milliards de DH dont 50% reviennent au secteur public pour financer la réalisation de plusieurs projets. Il s’agit, à titre d’exemple, de l’autoroute reliant Fès à Oujda dont la mise en service est attendue en juin prochain, selon Mbarki. Sans oublier la rocade méditerranéenne et l’aéroport d’Oujda dont les travaux sont achevés. Les populations de la région commencent à accueillir les fruits de cette dynamique. En effet, en termes de pouvoir d’achat, la région est passée de la 11e place en 2001 à la 6e en 2008. Nour Eddine EL AISSI

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