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    Economie

    Kénitra: Qui veut fermer le port?

    Par L'Economiste | Edition N°:3312 Le 05/07/2010 | Partager

    . 200 emplois menacés de disparition . Surcoûts pour les chargeurs et pertes pour les opérateurs Triste première. «Depuis fin février dernier, le seul port fluvial du Maroc est pratiquement fermé à la navigation commerciale», constate avec amertume Khalid Doumou, président de l’Association des agents maritimes, transitaires et aconiers du port de Kénitra. «Officiellement pour manque de profondeur». Mais ni l’autorité portuaire, ni les entreprises de dragage ne veulent se prononcer quant à l’état d’avancement des travaux et les délais impartis pour leur achèvement. De fait, les travaux de dragage, en cours actuellement, sont effectués très loin de l’estuaire de Oued Sebou qui constitue le point critique à traiter. Les engins affectés à la tâche procèdent plutôt au ramassage du sable sur les bords du chenal (17 km) reliant le port à l’estuaire pour approvisionner les chantiers immobiliers. D’où le désarroi des opérateurs qui soupçonnent une volonté inavouée «de fermer l’enceinte portuaire à la navigation commerciale». A l’appui, ils avancent, la limitation des mouvements à un seul et uniquement pour les bateaux d’un tirant d’eau de 4 mètres. Du coup, ce port dont la mise en activité remonte à 1912 est au chômage technique depuis bientôt cinq mois. Mais le «phénomène qui n’a fait qu’exacerber une situation intenable depuis 2006, date du lancement de la réforme portuaire», renchérit un autre opérateur. Celle-ci, on le sait, devait se traduire par la cession au privé de toutes les activités commerciales dans l’objectif d’introduire la concurrence à bord et à terre. Mais aussi de promouvoir l’investissement privé afin de renforcer la capacité de traitement du trafic. Seulement, le statu quo demeure la règle pour l’outil fluvial. «En somme, ce port fait figure de laissé-pour-compte de la réforme portuaire», résume un armateur. A tel point que sa situation est jugée dramatique car résultant d’une lente agonie. Au-delà, deux handicaps majeurs distinguent ce port. Il y a d’abord un déficit gravissime d’équipements. Les quatre grues en place tombent constamment en panne. En fait, ces engins constituent le reliquat d’un lot de 7 grues offertes par le port de Marseille en 1957. Depuis, pas de nouvelles acquisitions. L’autre contrainte tient au manque du personnel. En tout, l’outil portuaire compte 5 agents (grutiers, conducteurs de tracteurs et élévateurs). Alors que le service était assuré par 25 personnes avant l’opération départs volontaires. Aujourd’hui, deux sociétés s’y activent encore malgré les grandes pertes subies au titre des primes de chômage qu’elles servent à un personnel mensualisé au nombre d’une centaine. En tout, 200 emplois sont menacés de disparition. Sans oublier les surcoûts que supporte la Cellulose du Maroc dont le fret passe désormais par Casablanca.A. G.

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