×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    Israéliens-Palestiniens: Un accord minutieux

    Par L'Economiste | Edition N°:589 Le 07/09/1999 | Partager

    · Israël libère cette semaine un premier contingent de prisonniers palestiniens

    Après plusieurs semaines de négociations, les Palestiniens et les Israéliens ont finalement signé un accord samedi dernier tard dans le soir. Le Roi Abdallah II de Jordanie, le Président égyptien Hosni Moubarak et le secrétaire d'Etat américain Madeleine Albright ont ensuite paraphé le texte en tant que «témoins».
    Un accord qui ouvre la voie à des négociations sur un règlement de paix final israélo-palestinien. La signature du document entre le Premier ministre israélien Ehud Barak et le Président palestinien a eu lieu a Charm el-Cheikh en Egypte, une station balnéaire sur la Mer Rouge. Cette région du Sinaï dont le tourisme a été développé grâce à des opérateurs attire près de la moitiés des touristes visitant l'Egypte. Une région qui fait rêver les opérateurs marocains de tourisme.
    L'accord israélo-palestinien prévoit deux étapes de négociations dès le 13 septembre. L'objectif est de définir dans le délai d'un an le «statut final» des territoires occupés. Les deux étapes sont d'une part la mise au point d'un «accord-cadre» sur les négociations dans un délai de cinq mois et d'autre part la «conclusion d'un accord global» dans un délai d'un an.
    L'accord de Charm El-Cheikh fixe avec minutie les dates des retraits israéliens de Cisjordanie prévus par l'accord de Wye Plantation, signé mais non-appliqués par l'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait gelé le redéploiement de son armée après un retrait de seulement 2% des territoires.

    Si son successeur Ehud Barak a réussi à étaler les deux étapes suivantes sur trois phases, il s'est en revanche engagé à transférer le 5 septembre l7% de la zone C (exclusivement israélienne) à la zone B (sous contrôle militaire israélien et administratif palestinien).
    Le 15 novembre, les 15% de la zone B passeront à la zone A (zones intégralement contrôlées par les Palestiniens) et 3% de la zone C à la zone B. Enfin, le 20 janvier, 1% de la zone C passera à la zone A et 5,1% de la zone B à la zone A.
    Ce jour-là, la boucle aura été bouclée, et les 13,1% de territoires appelés à devenir palestiniens auront été transférés à l'autorité du Président palestinien Yasser Arafat. La différence principale avec l'accord original de Wye Plantation, signé en octobre, n'est pas dans l'ampleur du territoire transmis mais dans la précision des jalons à respecter.
    Pour la première fois dans l'histoire des accords de paix israélo-palestinien, le mémorandum de Charm el-Cheikh comprend un calendrier également précis pour la libération des prisonniers palestiniens, qui toutefois prendra un retard sur la date prévue.

    Hicham RAÏQ (AFP)

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc