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    Iran : Volte-face monétaire contre le dollar

    Par L'Economiste | Edition N°:2425 Le 19/12/2006 | Partager

    . Téhéran le remplace par l’euroLe gouvernement iranien a décidé, le 18 décembre, de remplacer le dollar par l’euro dans ses échanges extérieurs et pour ses avoirs à l’étranger. «Les sources de l’étranger et les revenus pétroliers seront calculés en euros, et nous les recevrons en euros pour mettre fin à la dépendance à l’égard du dollar», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Gholamhossein Elham. Ce changement vise également les avoirs iraniens à l’étranger. Téhéran n’a pas précisé la nature des «sources de l’étranger» qui pourraient inclure aussi bien les revenus d’exportation que des sources de financement international. «Le gouvernement a ordonné à la banque centrale de remplacer le dollar par l’euro pour limiter les problèmes des organes exécutifs dans les échanges commerciaux pour l’ouverture de lettres de crédits», a expliqué Elham. Il s’est référé ainsi implicitement aux difficultés croissantes des organismes iraniens pour conclure des contrats à l’étranger en raison des pressions américaines sur les banques pour ne plus traiter avec des clients iraniens. La base de calcul du budget, qui reposait sur les rentrées en devises en dollars, est en train d’être changée». Les exportations pétrolières représentent jusqu’à 80% des rentrées en devises de l’Iran.Washington, qui a accusé l’Iran d’être un «banquier central» du terrorisme. Puis elle a fait pression sur de grands établissements financiers privés pour qu’ils cessent leurs affaires avec l’Iran. Les Etats-Unis ont accentué leur pression en septembre en décidant de couper tout lien entre le système financier américain et la banque iranienne Saderat, l’un des premiers établissements du pays. Des sources bancaires iraniennes ont indiqué que de grands établissements européens refusaient désormais toute transaction libellée en dollars vers ou à partir de l’Iran. Ces entraves se retrouvent aussi dans des pays du Golfe, qui sont un des principaux pôles d’échange commercial avec l’Iran. Synthèse L’Economiste

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