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Economie

Investissements extérieurs
La DIE bascule chez Ahmed Chami

Par L'Economiste | Edition N°:2674 Le 17/12/2007 | Partager

. Moins d’autonomie pour Hassan Bernoussi?. Une nouvelle chance pour le plan EmergenceLA Direction des investissements extérieurs (DIE) quitte la Primature pour être rattachée à Ahmed Chami, ministre du Commerce, de l’Industrie et des nouvelles Technologies. Ce redéploiement «inattendu» semble avoir pris de court pas mal de spécialistes et autres personnes ayant des fonctions en relation avec le dossier des investissements. En tout cas, sur le papier, le transfert se situe dans la logique des choses. Ce redéploiement peut être situé dans le cadre du plan Emergence. Même l’idée de créer une agence d’investissements extérieurs doit être placée dans cette perspective. Le plan Emergence doit être porté et mis en œuvre rapidement par des connaisseurs des questions d’investissement. De ce point de vue, ce redéploiement n’est pas une mauvaise chose, confie un ancien ministre. Sur le plan politique, les positions divergent. Le Premier ministre Abbas El Fassi n’a pas de sensibilité économique particulière. C’est un pur produit de la politique. Il pourrait montrer peu de zèle à l’accueil et au traitement des dossiers et conventions d’investissements.Du temps de Jettou, le département de Hassan Bernoussi relevait du Premier ministre et avait pleine autonomie pour débloquer les dossiers d’investissement. La DIE avait en effet acquis une notoriété et assez d’autorité pour le règlement des différends et des multiples blocages. Et, de plus, les investisseurs avaient l’avantage de trouver un interlocuteur unique.Dans sa nouvelle formule, comment la Direction compte traiter des investissements qui relèvent des départements du tourisme, de l’agriculture, de l’énergie… ? Aura-t-elle un ascendant sur les secteurs qui ne relèvent pas des attributions de Ahmed Chami? Au niveau protocolaire, elle n’aura plus autant de poids que par le passé. Une chose est sûre: les questions d’investissement obéissent à une logique transversale et non sectorielle. Avec cette nouvelle configuration, quelle va être la capacité et la marge de manœuvre de Bernoussi pour régler les dossiers d’investissement? Sur la symbolique, la portée du message reste à décoder. Connaissant sa proximité avec les hautes sphères, comment interpréter ce changement de tutelle? Est-ce une disgrâce? Va-t-il rester ou partir de la DIE qu’il «incarne» depuis une dizaine d’années? Le bilan de la Direction, dans son ancienne formule, n’était pas si mauvais. Rien qu’en 2007, le Maroc a réalisé un score de plus de 33 milliards de DH d’investissements, sans les privatisations. Sur ce volume, tous les projets ne sont pas tous industriels. C’est le tertiaire qui explose. A peine 10 à 15% sont capitalistiques. De plus, ce transfert a été annoncé le jour même de l’ouverture de la 5e et dernière édition des Intégrales de l’investissement, le 13 décembre dernier.Mohamed CHAOUI

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