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    Economie

    Investissements directs étrangers
    Comment s'affranchir des privatisations?

    Par L'Economiste | Edition N°:1719 Le 05/03/2004 | Partager

    . La Commission des investissements peut être le catalyseur…. … Si l'organisation administrative autour des CRI fonctionne. Le temps est compté, de nouveaux concurrents montent au créneauLa machine n'est pas encore huilée. En 2003, les projets approuvés par la Commission interministérielle des investissements (CII) ont été pour l'essentiel initiés par des investisseurs nationaux. Sur les 53 projets d'investissement ayant requis une enveloppe globale de 12 milliards de DH, seuls 19 dossiers émanent des promoteurs européens (36% du total) pour un montant de 2,9 milliards de DH (24%) et 4.341 emplois créés (30%). Les projets français et espagnols sont les plus nombreux parmi les dossiers purement étrangers. Quant aux projets de partenariat entre investisseurs marocains et étrangers, ils ne représentent pas plus de 24% du montant total agréé (2,8 milliards de DH), 21% des emplois à créer et 11% du nombre de projets présentés. A préciser que la CII a été créée pour approuver les investissements de plus de 200 millions de DH et qui bénéficient de conventions d'investissement avantageuses. La mise en place de ce dispositif «exceptionnel» laisse supposer que la procédure «ordinaire» applicable aux «communs des investisseurs» présente des failles. Dans les prochaines années, l'on peut s'attendre à un accroissement du nombre de projets étrangers traités par la commission si la nouvelle organisation administrative et la coordination des centres régionaux d'investissement (CRI) fonctionnent. Mais il faut rapidement doter ces structures de ressources nécessaires pour accomplir leur mission et lever les barrières de certaines administrations. Dans le cas contraire, les flux des investissements directs étrangers (IDE) resteront tributaires des privatisations. Ils n'auront alors aucune chance d'exploser puisque le programme de cession des entreprises publiques arrive à son terme. Lancées en 1993, les opérations de privatisation ont largement contribué à la croissance des IDE durant la décennie, relayées par la conversion de la dette extérieure en investissements. Entre 1992 et 2003, les IDE sont passés de 3,3 milliards à plus de 21 milliards de DH. Mais une telle progression cache de fortes fluctuations d'une année à l'autre, plus particulièrement à partir de 1996. De cette période, il ressort deux années-clés, 1997 et 2001. Le palier de 10 milliards de DH a été franchi pour la première fois en 1997 grâce à la concession d'exploitation des centrales thermiques de Jorf Lasfar et le transfert au privé de la Samir. S'en est suivie une période de baisse des flux d'IDE entre 1998 et 2000. Il faudra attendre 2001 pour gravir le second palier de 30 milliards de DH, grâce notamment à l'ouverture du capital de Maroc Telecom. «Cette année, le Maroc ravit la deuxième place parmi les pays destinataires d'IDE sur le continent africain, après l'Afrique du Sud», indique un rapport de la direction de la Politique économique générale (DPEG).Par ailleurs, la contribution des IDE à la formation brute du capital fixe (FBCF) connaît la même tendance. Leur part va plus que doubler entre 1992 et 1997, passant de 6 à 15,8%, puis chutera au cours des trois années suivantes, dépassant à peine 3% en 2000. En 2001, les IDE porteront leur part à près de 35% dans l'investissement global avant de tomber à 5,5% de la FBCF en 2002. L'Union européenne est la principale région émettrice de ces flux avec en tête la France (49,6% entre 1998 et 2002), suivie du Portugal (10,2%) grâce à sa participation dans le rachat de la deuxième licence GSM en 1999 qui lui a permis d'investir 5 milliards de DH en 2000 et à sa participation dans le capital de Fertima. Suivent derrière les Pays-Bas (8,7%) et l'Espagne (6%). Les investissements américains restent, eux, très modestes (0,3%). L'on peut espérer une montée en puissance des flux en provenance d'Outre-Atlantique après la ratification de l'accord de libre-échange. Mais les investisseurs américains optent traditionnellement pour les secteurs des services (banques, assurances…). «Il ne faudra pas trop compter sur les firmes industrielles américaines pour éradiquer notre chômage», relève un homme d'affaires.Entre 1998 et 2002, trois secteurs ont bénéficié des flux étrangers: les télécoms, l'industrie et les banques. Selon les données de la direction des Investissements extérieurs, les investissements dans les télécoms connaissent un coup d'accélérateur en 2001 dépassant les 26 milliards de DH. Ils portent sur la cession des 35% du capital de Maroc Telecom qui représentera plus des trois quarts du total des IDE drainés dans l'année.


    Quand le secteur privé met

    la main à la pâteAttirer les investisseurs étrangers. Ce n'est pas la préoccupation des seuls pouvoirs publics. Les grandes entreprises privées s'y mettent aussi. C'est le cas de CMS Energy qui a en charge la production électrique à Jorf Lasfar. Pour la multinationale, il s'agit d'assister les pouvoirs publics dans l'attraction de l'investissement étranger pour assurer la pérennité de sa propre activité, à savoir la production et l'écoulement de la production électrique. Cette démarche, CSM Energy l'applique partout dans le monde.Au Maroc, la multinationale a lancé sa première action au niveau local en 2000. «Nous nous sommes impliqué dans le projet de construction du parc industriel de Jorf Lasfar en finançant l'étude de faisabilité. Nous avons veillé à intégrer une comparaison entre projets similaires dans les pays méditerranéens», explique Kacem Benslimane, directeur du développement industriel de CMS Energy. L'objectif étant de déterminer les avantages du site de Jorf Lasfar dans la région. Le projet est actuellement en phase d'étude technique.Par la suite, CMS Energy a conclu un protocole d'accord avec la direction des Investissements étrangers (DIE) pour lui permettre d'utiliser le réseau de correspondants dans le monde. «Nous comptons parmi nos clients directs, des investisseurs potentiels pour le Maroc», précise le directeur de développement industriel. En 2002, les deux parties ont organisé une mission au Japon avec l'aide d'un consultant japonais. Ce premier contact a permis de déblayer le terrain et de présenter les opportunités de l'économie marocaine. D'autres missions ont depuis été initiées par la DIE.Enfin, la troisième action est en cours de mise en place. La conclusion de l'accord de libre-échange avec les USA devrait être aussitôt suivie d'une mission coorganisée par la DIE et CMS Energy. «L'approche sera différente car il n'est pas question de s'éparpiller mais de cibler les entreprises et les secteurs», est-il souligné. Les trois secteurs identifiés sont l'agro- alimentaire, les composants électriques et les composants automobiles. L'objectif de cette mission est de cerner les potentialités et formuler des propositions concrètes. Le ciblage est déterminant car le marché américain est constitué d'une multitude de sous-marchés spécifiques. M. K.

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