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    Economie

    Investissements directs étrangers
    Le déficit marketing est criant

    Par L'Economiste | Edition N°:1719 Le 05/03/2004 | Partager

    . Zéro pointé sur la promotion à l'étranger. Les progrès réalisés sont louables mais de gros trous persistent. Les pays concurrents offrent les mêmes facteurs d'attractivitéIl faut aller vite. C'est la formule la plus utilisée par les chargés d'affaires, conseillers économiques et responsables de chambres de commerce étrangères présents au Maroc. Ils reconnaissent à l'unanimité les progrès accomplis, en particulier en 2003, avec l'arrivée de l'actuel gouvernement aux affaires. Mais le retard à combler par rapport aux concurrents reste important. «Il s'agit surtout d'un problème de communication externe, de réforme de la justice, de respect de la législation et d'accompagnement de l'investisseur», souligne avec pragmatisme Jörn Bousselmi, directeur général de la Chambre allemande de commerce et d'industrie au Maroc. C'est bien, dit-il, d'avoir créer des guichets uniques via les centres régionaux d'investissement. Mais encore faut-il les renforcer tous et de manière équitable, car il existe de grosses disparités régionales. «Ce sont souvent les régions les plus démunies qui manquent de moyens pour attirer l'investisseur». Plus grave, la création des CRI n'a pas réglé le problème de la synchronisation des administrations au niveau régional. «Pour l'heure, ces centres travaillent dans le flou, ce qui ne résout pas le problème de la complexité des démarches administratives».Pour réussir cette mutation, il faut tout d'abord développer une image à l'étranger. Hormis la France qui est bien implantée, les autres pays européens n'intègrent pas de façon systématique le Maroc parmi les sites industriels dotés d'opportunités. «Pour les Allemands par exemple, le Maroc n'est pas le premier lieu de délocalisation qui leur vient à l'esprit», reconnaît le directeur de la Chambre allemande. Sur ce registre, un effort doit être déployé. Il s'agit non pas de vendre une image abstraite ou du rêve mais de présenter de façon claire les facteurs d'attractivité du Maroc par rapport aux pays concurrents. Ensuite, il faut mettre l'accent sur la qualification de la main-d'œuvre. «Celle-ci est certes abondante mais peu qualifiée. L'avantage comparatif tend à s'éroder avec la montée des pays asiatiques notamment, la baisse du coût du transport et la réduction des délais de livraison».Enfin, la mise à niveau des entreprises domestiques doit être accélérée car elle peut constituer un vivier de partenariats avec les entreprises étrangères. «Un promoteur étranger s'implique rarement seul; la première fois, il optera pour une joint-venture avec une entreprise locale pour se familiariser avec l'environnement». Mais il faudra que le système bancaire joue le jeu.


    Les points préoccupants

    . La justice: Le gros point faible concerne l'exécution des jugements.Les promesses d'amélioration datent de deux ans. Reste à passer à la mise en oeuvre. Le problème de la formation des intervenants sur le terrain doit être réglé si l'on veut appliquer et faire respecter les lois. Mais le fait d'en parler ouvertement est en soi une bonne chose. . La contrefaçon et les marchés parallèles: Le non-respect de la propriété intellectuelle décourage les investisseurs notamment dans le textile et le cuir.. Le code du travail et le droit de grève: La promesse de clarifier les règles relatives aux conflits sociaux a été formulée depuis un an. L'on attend toujours les décrets d'application.. Le problème des impayés: Les mentalités sont en train de changer. L'Etat donne l'exemple en instaurant les intérêts moratoires pour les retards de règlement des marchés publics. Les opérateurs étrangers espèrent que le signal sera perçu par le secteur privé.M. K.

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