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Economie

Investir au Maroc
Les Français s'inquiètent de l'insécurité judiciaire

Par L'Economiste | Edition N°:1726 Le 16/03/2004 | Partager

. Des investisseurs étrangers dénoncent les imperfections du système . Foncier et ZI: Encore des efforts!“Si vous avez un différend avec quelqu'un, il vaudrait mieux ne pas saisir la justice pour recouvrer vos droits”. C'est ainsi que Jean Claude Bouveur, président de la Chambre de commerce française de Casablanca (CCIFM), a mis en garde les investisseurs français venus en masse à la conférence co-organisée, en marge de France Expo 2004, avec la BMCI, le vendredi 12 mars dernier, sous le thème “investir au Maroc”. N'en déplaise aux officiels marocains présents, Karim Bernoussi, directeur des investissements, et Mouaâd Jamaï, directeur du CRI de Casablanca (Centre régional d'investissement), venus vendre la destination Maroc, “le système judiciaire marocain est globalement lent dans ses jugements, incertain dans ses développements et manque d'expertise dans beaucoup de domaines”, ajoute Bouveur, qui s'exprime en tant que chef d'entreprise.Une rengaine souvent resservie depuis que la Banque Mondiale avait publiquement cloué le Maroc au pilori dans un de ses rapports en 1996. Les maux du système judiciaire marocain sont connus de tous. De nombreux investisseurs étrangers en ont déjà fait les frais. Certains comme ces allemands installés à Tanger ont même préféré quitter le Maroc pour ces raisons (Cf. www.leconomiste.com).Les réglages nécessaires pour dépasser cet état de fait tardent, certes, à se mettre en place. Mais cela ne doit pas empêcher les institutionnels marocains d'en exposer les grandes lignes et d'en expliquer la portée. Rendre compte des réformes qui se mettent en place atténue de la gravité de la situation.Bernoussi s'est contenté de passer en revue l'offre Maroc en termes d'incitations fiscales, coût et disponibilité de la main-d'oeuvre, réalisation d'infrastructures, moyens de transport, sophistication des télécoms, amélioration des dispositifs réglementaires régissant les activités économiques… La seule contrainte, selon Bernoussi, serait le coût de l'énergie, encore élevé par rapport à la moyenne des pays à niveau de développement comparable, telles la Tunisie ou encore l'Egypte. Il explique cette cherté par le fait que 80% des énergies sont importés.Bernoussi, selon le parterre présent, s'est montré trop optimiste en vendant l'acte d'investir au Maroc, sans faire état des obstacles pourtant bien réels. Ce qui lui a valu quelques désapprobations de la part des opérateurs. Le directeur des investissements a insisté sur la dynamique que l'accord de libre-échange Maroc/Etats-Unis devrait déclencher en ces termes: “Ce nouvel accord offre de réelles opportunités de développement aux entreprises installées au Maroc, nationales ou étrangères soient-elles”.Voilà ce qui pourrait intéresser davantage les investisseurs, et pas spécialement les entreprises françaises. Le monde des affaires sait aujourd'hui que les facteurs d'attractivité de l'investissement ont changé de face. Ce n'est plus par exemple le coût de la main-d'oeuvre ou sa disponibilité qui fait la différence, mais sa qualification, sa flexibilité ou encore son adaptabilité. Jean Claude Bouveur enfonce davantage le clou en parlant des problèmes de foncier et d'aménagement des zones industrielles. La politique de mise en place de ces zones devrait à titre d'exemple être accompagnée de programmes de logement et de développement de moyens de transport. Mouaâd Jamaï a pour sa part fait une sorte de revue de la presse: de la création des CRI au code de la famille, en passant par les textes sur la société anonyme. Dans une présentation, un peu “bateau”, Jamaï s'est contenté d'expliquer que la création des CRI répond à un besoin essentiel de fluidifier les circuits de l'appareil administratif. Et de combattre les altercations handicapantes, comme le poids de la centralisation et la concentration de la décision au niveau des instances étatiques. Et cela sans non plus faire le point sur les éventuels dysfonctionnements. Jamaï a rappelé qu'une entreprise est créée en moins de 72 h, ce qui représente en effet un acquis important. Mais il oublie de mentionner que les projets des entreprises nouvellement créées continuent de dépendre d'une autorisation de la wilaya, d'un avis du conseil préfectoral ou communal ou encore d'une concession du domaine maritime (sans parler des dossiers qui doivent remonter jusqu'à Rabat). Bref, un ensemble de dysfonctionnements qui décrédibilise le système du guichet unique. «Les maux du système judiciaire marocain sont connus de tous. De nombreux investisseurs étrangers en ont déjà fait les frais. Certains ont même préféré quitter le Maroc«Bouchaïb EL YAFI

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