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Economie

Intermédiaires d’assurances
Le temps des vaches maigres?

Par L'Economiste | Edition N°:2760 Le 21/04/2008 | Partager

. La filière menacée par la montée de la bancassurance. La profession a besoin d’une mise à niveauL’inquiétude est à son comble parmi les intermédiaires en assurance, qui se sont réunis jeudi 17 avril pour débattre «des dangers guettant leur profession». Et le ton a été alarmant.La plupart des problèmes ne datent pas d’hier. Déjà lors de sa dernière Assemblée générale, la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance au Maroc (Fnacam) avait attiré l’attention sur les risques menaçant le secteur. La première problématique posée a été celle de la TVA pour les intermédiaires en assurance. Cette taxe, dont le taux est de 14% sans droit à déduction, s’applique aux commissions perçues en contrepartie des prestations de services rendues par les intermédiaires.Or ce système souffrirait de grandes incohérences, selon le consultant conseil Abderrahmane el Ouali. «L’assurance et les opérations d’assurance ne sont nullement visées dans les textes sur la TVA. Mais elles répondent aux critères d’assujettissement à cet impôt». Les divers avis qui ont été émis ont gravité autour du même axe: la suppression de la TVA, comme c’est le cas en France. D’autant plus que l’administration fiscale y trouverait également son compte: si l’intermédiaire en assurance n’est pas soumis à la TVA, il tombera sous le régime de l’impôt sur les sociétés s’il exerce en tant que courtier, ou sous celui de l’impôt sur le revenu, s’il officie en tant qu’agent. La concurrence de la bancassurance a fait aussi l’objet d’un débat très houleux. «Cette activité est en train de prendre des proportions inquiétantes», si l’on croit Abdelaziz Bennis, vice-président de la Fnacam. «En 2008, la bancassurance devrait produire le même chiffre d’affaires que les intermédiaires réunis», précise-t-il.Les doléances exprimées furent nombreuses. Les banques seraient en train de mener la vie dure au secteur de l’intermédiation, puisqu’elles auraient faussé le jeu de la concurrence, à côté d’autres distributeurs non conventionnels. En effet, «depuis plusieurs années, on assiste à une diversification des réseaux de distribution du produit d’assurance, qui peut être proposé aussi bien dans les banques, les bureaux de poste ou même chez des concessionnaires automobiles ou des agences de voyages». Concernant les agences bancaires, leur multitude signifierait autant de points de vente de produits d’assurance. «Vente qui est souvent associée avec un package pour l’obtention d’un crédit ou d’une carte bancaire», dénonce Bennis. Les intermédiaires en assurance déplorent également le fait qu’ils aient besoin d’un agrément pour ouvrir chaque point de vente, alors qu’une banque n’a besoin que d’un seul agrément pour ouvrir autant d’agences qu’elle le souhaite.«Le législateur doit condamner expressément le détournement que font les banques des produits d’assurance, pour éviter d’ouvrir la voie à une concurrence déloyale dictée par des impératifs corporatistes», souligne Bennis. «L’assurance est un métier différent de la banque, et son exercice par des non-professionnels peut donner lieu à un préjudice pour le consommateur». D’aucuns pensent que la suprématie de la bancassurance est inéluctable. Le consommateur pouvant régler ses soucis financiers et assurantiels dans une même agence, pourquoi s’en priverait-il? d’autant plus que la plupart du temps, il ne réalise même pas le vrai rôle de l’intermédiaire en assurance, qui fait juste office de «collecteur de primes».Les intermédiaires se doivent donc de redorer leur blason, «…aussi bien auprès du client qu’au sein même de la profession», selon Farid Bensaïd, PDG du groupe AFMA, et membre de la Fnacam. Cette dernière souffrirait par ailleurs d’un manque d’attrait. Les adhésions sont rares, et le budget insuffisant. Une proposition de soumettre l’attribution de l’agrément à l’obligation d’adhésion a d’ailleurs été soulevée pendant les débats, mais elle resterait difficile à mettre en œuvre. La proposition de consulter la Fédération avant toute attribution d’agrément semble plus réalisable. La formation au métier d’intermédiaire n’est pas non plus à négliger, les professionnels eux-mêmes reconnaissant l’existence de carences à ce niveau. La gestion directe par les compagnies d’assurances est également une menace pour les intermédiaires, pour lesquels le contact avec le client est primordial au succès du métier.A. B.

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