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Economie

Marrakech: Les taxis obtiennent une hausse des tarifs

Par L'Economiste | Edition N°:2760 Le 21/04/2008 | Partager

. Seul concerné, le trajet au départ de l’aéroport . La subdélégation autoriséeLes taximen de Marrakech avaient espéré mieux. Ils avaient réclamé une hausse générale de leurs tarifs, ils ont obtenu une augmentation sur le trajet de l’aéroport à la ville et la palmeraie. Ce sont les principales mesures de tout un protocole d’accord conclu entre les autorités locales et l’ensemble des syndicats des chauffeurs de taxis. Derrière ce protocole, l’objectif est de stopper l’anarchie pratiquée au niveau des tarifs, notamment au départ de l’aéroport, et de mettre en place «une grille tarifaire qui réponde aux revendications des différents syndicats de la profession», indique t-on prudemment auprès du service chargé de la gestion des taxis à la wilaya. Ainsi, la nouvelle grille tarifaire pour les grands taxis au départ de l’aéroport prévoit 2 types de tarifs désormais : 50 DH pour toute course à destination du centre ville et 100 DH pour un trajet vers la palmeraie. Ces tarifs seront affichés dans les aéroports et les hôtels. Les petits taxis ne sont pas en reste. Les petits véhicules beiges pourront doubler le prix affiché au compteur au départ de l’aéroport. Par contre, rien de nouveau en matière de renouvellement du parc des véhicules. Un parc composé en majorité de taxis déglingués et vétustes. En moyenne, les automobiles affichent, au compteur, 20 ans de service, voire plus. «La vétusté des taxis de la ville est en complet déphasage avec les ambitions touristiques de la ville», souligne un hôtelier de la place. En attendant, le protocole d’accord conclu entre syndicats et autorités locales a introduit la subdélégation. Il s’agit tout simplement d’une mesure qui permet aux bénéficiaires d’un agrément de le louer par contrat. Celui-ci devra être au préalable validé par la wilaya. En effet, en l’absence d’un contrat en bonne et due forme, le chauffeur exploitant (la plupart des agréments sont gérés par des sous-locataires), hésite souvent à investir dans l’achat d’un véhicule neuf.Troisième acquis des syndicats, la durée des permis de confiance qui a été rallongée à 10 ans, reconductible. On recense près de 15.000 chauffeurs titulaires d’un permis spécial à Marrakech, leur permettant d’exercer ce métier. C’est dire la rotation qui existe dans ce secteur. Pour chaque taxi, il faut compter au moins trois personnes (chauffeurs) qui se relaient en 3 fois 8. Rappelons que le parc de Marrakech est composé de 3.000 véhicules dont 1.600 petits taxis. Enfin, les autorités locales se sont engagées sur un plan d’aménagement de nouvelles aires de pointage et gares de stationnement pour les taxis. En principe, c’est lors du pointage que les critères permettant la circulation du taxi sont contrôlés: c’est-à-dire la propreté du véhicule et de son chauffeur. En principe, le non-respect de ces critères entraîne le retrait du permis de confiance. Mais, en général ces contrôles sont une simple formalité. Et ici, la responsabilité n’incombe pas seulement aux chauffeurs de taxis. De nouvelles aires de pointage pourront-elles inverser la tendance?


Le client local: persona non grata

. La vraie fausse note de ces accordsChez les taximen de Marrakech, le délit de faciès persiste et résiste malgré tous les rappels à l’ordre des autorités compétentes. En effet, les chauffeurs de taxis refusent de prendre leurs compatriotes. Prendre un touriste est l’occasion pour bon nombre de pratiquer un tarif forfaitaire, plus rémunérateur. Dès lors, aux heures de pointe notamment, le marrakchi doit s’arranger pour trouver un autre mode de transport. Cette pratique souvent dénoncée est pourtant passible de suspension de permis de conduire allant de 15 jours à 3 mois. Visiblement, ce n’est pas suffisamment dissuasif. Certes, en 2007, la commission de discipline locale a sanctionné 85 cas pour diverses infractions dont: discrimination, non utilisation de compteur, refus de vente. Mais cela n’a pas découragé les récidivistes.«Parce que les taxis sont justement conduits par trois personnes et, vu la lenteur des procédures et des enquêtes impliquant plusieurs départements, il est difficile pour la commission de prendre à chaque fois des sanctions», se résigne un des membres de la commission. Pour les taximen, la responsabilité est partagée. Si l’on en croit la version de plusieurs chauffeurs de taxi, les usagers locaux doivent également adopter un comportement plus civique. «Un taximan n’est pas un chauffeur personnel à qui on demande de faire un crochet à la crèche ou à la pâtisserie du coin, en heure de pointe»Pour cet autre observateur, tant qu’on tolère dans la profession l’existence de plusieurs catégories de chauffeurs de taxis, on ne pourra pas décourager les chauffeurs peu scrupuleux. Autre phénomène qui se développe, la spécialisation des taxis. En effet, une première catégorie n’assure le transport qu’à partir des gares routières ou ferroviaires et de l’aéroport ; une autre joue d’intermédiaire pour les appartements meublés. D’autres conducteurs se spécialisent dans les visites de la ville et les bazars. Dans le milieu touristique, on parle d’un retour en force de faux guides comme chauffeurs de taxis. L’enjeu ici est la «commission» octroyée par le bazar ou le restaurant. Enfin, une dernière catégorie travaille uniquement le soir pour une clientèle de nuit. De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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