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Economie

Intempéries
Les usines épargnées mais coupées du monde!

Par L'Economiste | Edition N°:3415 Le 01/12/2010 | Partager

. Les zones industrielles n’ont pas été touchées. En revanche, les voies d’accès sont impraticables. Beaucoup d’absentéismeNous sommes loin du scénario du début des années 2000. Les principales zones industrielles et logistiques du pays ont été épargnées par les inondations. «Pour le moment, la situation est normale», déclare Rachadi Chafik, président de l’Association industrielle de Berrechid. Le constat est le même au niveau de la nouvelle zone logistique multiflux de Lakhyayta. Au niveau de la plateforme industrielle de Tanger, frappée à plusieurs reprises par de graves inondations au cours de ces dernières années, la situation est jugée normale également. Les travaux d’élargissement des deux canaux longeant la zone industrielle ont démarré l’été dernier et dureront jusqu’à l’été prochain. L’objectif est de tripler la capacité du premier et de doubler celle du second. De plus, les travaux de construction d’un barrage collinaire, destiné à contenir les crues de Mghogha, ont également été entamés l’été dernier. Un autre ouvrage de même nature est prévu, mais, pour des raisons budgétaires, sa construction est prévue en 2011. Mais si la zone de Tanger a été épargnée jusqu’à présent, c’est plutôt en raison de la faiblesse des chutes de pluie. «Plusieurs entreprises ont pris leurs dispositions pour éviter les inondations, en procédant à la surélévation des stocks et des murs et en installant des portes étanches», explique Adil Raiss, président de l’Association de la zone industrielle de Tanger.Si les zones industrielles n’ont pas été impactées par les intempéries cette année, du moins à l’heure où nous mettons sur presse, le bilan est autre pour les voies d’accès. Au niveau de Lakhyayta, la route principale 3.500, à Ouled Sahel, s’est considérablement détériorée, rendant laborieux l’accès à la zone logistique. Même cas de figure à la zone industrielle de Dar Bouazza, où le niveau des eaux sur les routes était élevé. «Heureusement que nous avons construit notre usine à un niveau surélevé par rapport à celui de la chaussée», indique un responsable de l’usine Colorado.En raison du blocage de certains axes routiers et de certaines grandes artères, à Casablanca par exemple, la circulation devient quasi impossible. Par conséquent, bon nombre de personnes n’ont pu se rendre à leur lieu de travail. «80% de mes employés se sont absentés ce matin», explique le patron d’une grande entreprise de transport. La plupart de nos interlocuteurs fustigent l’état des infrastructures, comme la rocade au niveau de l’Iscae, dont la construction a été achevée à peine l’été dernier et qui mène vers Bouskoura, Marrakech et l’aéroport. Une rocade où des voitures ont été complètement submergées d’eau. Par ailleurs, plusieurs entreprises de transport ont immobilisé leurs camions pour ce deuxième jour d’intempéries. «De toute façon, les véhicules seront bloqués en ville. Par conséquent, aucun chargement ni déchargement ne seront possibles», explique ce transporteur. Faute de camions, l’approvisionnement des régions pour certains produits à partir de Casablanca sera donc retardé. En effet, hormis, le carburant, la plupart des stocks sont concentrés dans la métropole économique. «Casablanca reste le poumon du commerce et de la distribution au Maroc. Que ce soit pour les produits alimentaires, le textile, ou encore les pièces de rechange, tout le commerce de gros y est concentré», signale Raiss. D’où l’urgence d’activer la réalisation des zones logistiques régionales.


Des routes en béton…

A quoi est due la dégradation des routes et voiries urbaines ? Il y a eu certes de fortes pluies, mais Dame nature n’explique pas tout. Pour des raisons économiques, elles sont généralement construites à partir d’une couche de base en tout-venant, non lié, et une couche de revêtement superficielle. Ce type de structure nécessite un entretien important, chose qui n’est pas toujours réalisée par les responsables communaux. C’est ce qui explique que ces voies se détériorent rapidement et deviennent parsemées de nids-de-poule. Or, il faudrait que ces voiries soient construites avec un produit dénommé enrobé, plus résistant puisqu’il est constitué d’un mélange de gravettes, de sable et d’un liant bitumineux. Ce type de structure résiste mieux aux intempéries et a une durée de vie plus importante que la structure non liée. Dans certains pays, la construction des routes et voiries se fait en structure dite «rigide» en béton de ciment. C’est le cas des Etats-Unis et de certaines provinces du Canada. Mais le pays qui est le plus connu pour la généralisation de cette technique reste la Belgique. Pour le Maroc, et selon le président de l’Association marocaines des routes, «le béton routier a été utilisé dans un cadre expérimental au niveau de la route régionale d’El Gara, mais n’a pas été généralisé. Le béton présente l’avantage d’avoir une durée de vie de 30 à 40 ans. Il coûte 10% plus cher que les routes classiques, mais ne nécessite pas d’entretien particulier», explique Abdelaziz Dahbi.Hassan EL ARIF


Rabat/Salé: De gros dégâts aussi
LA région de Rabat n’a pas échappé non plus aux fortes précipitations qui ont touché une grande partie du pays. La hauteur de pluies relevée par la météorologie nationale de 6h du lundi dernier pour une durée de 24 heures a été de 97 mm. Et pour la matinée du mardi de 6h à 14h, la hauteur des pluies a avoisiné les 30 mm. Outre les nombreux «lacs» habituels, ces fortes pluies ont entraîné d’importants dégâts. Ainsi un père de famille est décédé à Salé, hier matin, suite à l’effondrement partiel du toit de son domicile situé dans l’ancienne médina, selon une source de la Préfecture de cette ville. D’après cette dernière, la victime a déjà été saisie par les autorités pour évacuer son logement qui se trouve dans état menaçant ruine. A Salé Al Jadida, les sous-sols de quelques villas ont été submergés d’eau. A Rabat, on enregistre l’affaissement d’une chaussée au niveau de l’avenue Tadla dans l’arrondissement de Youssoufia. Ce qui a entraîné l’apparition d’une profonde fosse de près de 6 mètres de hauteur et autant de diamètre. Une voiture est tombée accidentellement dans cette fosse sans faire de dégâts corporels. Mais un collecteur d’eau de Redal, filiale de Veolia propreté, a été endommagé. «En général, pour le moment, la situation est maîtrisée grâce au déploiement de nos équipes dans tous les points noirs de la région », précise un responsable de Redal. Mais ce dernier tient à signaler certains déportements de l’eau enregistrés dans la commune de Skhirat, notamment au niveau du centre ville et dans un quartier proche de la plage. Il faut aussi signaler le sauvetage par les sapeurs pompiers de la capitale de deux personnes qui se sont retrouvées menacées par les flux de l’Oued Akrach au km 13. Selon les responsables de la wilaya et ceux de Redal, cette maîtrise de la situation revient en grande partie aux travaux de curage préventifs des canalisations entamés depuis la fin de l’été dernier. N.E.A.
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