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Informatique: La difficile percée de Linux au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1585 Le 22/08/2003 | Partager

. Au niveau mondial, le logiciel rafle de gros marchés à Microsoft…. … Mais au Maroc, les avantages de ce système ne sont pas encore bien perçus. Les associations des «linuxiens« s'activent pour le vulgariser auprès des administrations Linux, le système d'exploitation informel, gagne du terrain. Les fabricants japonais d'électronique grand public comme Sony, Sharp ou Toshiba, plus le Coréen Samsung et le Néerlandais Philips, envisagent d'adapter leurs nouveaux produits (jeux vidéo, magnétoscope, télé…) aux spécifications Linux. Le phénomène Linux commence même à gagner les administrations. En mai dernier, la ville de Munich (Allemagne) avait choisi ce système d'exploitation informatique pour équiper plus de 14.000 PC destinés aux employés municipaux. De même, ce système compte déjà des adeptes parmi les plus prestigieux du Net. Google, l'un des plus grands moteurs de recherche, fait tourner ses 10.000 serveurs avec Linux. Il faut dire que ce système offre beaucoup d'avantages. Outre un prix largement favorable, ce système d'exploitation «rebelle« fournit un environnement de travail multiutilisateurs, plusieurs personnes peuvent utiliser la machine au même moment, et multitâches, chaque utilisateur peut exécuter différents programmes en parallèle. Larbi Mhammedi, consultant informaticien freelance et fervent défenseur de cette technique en plein essor, en explique les avantages. «Le plus grand avantage du Linux est certainement sa gratuité. C'est vrai dans le sens où il n'y a pas de frais de licence à payer. Par contre, pour l'adopter, il existe des charges qui ne sont pas très conséquentes et qui tiennent aux frais de connexion sur Internet (un jour de téléchargement au moins), ou bien au prix dérisoire du magazine de distribution qui coûte 80 DH«. En fait, Linux est un système d'exploitation libre, et il est tout à fait possible de le télécharger gratuitement sur Internet. Les seules dépenses qu'il engendre sont celles du téléchargement sur le Net et celles qui concernent l'adaptabilité de l'ensemble du processus informatique aux spécifications de ce système.Au Maroc, ce système, bien qu'encore timide sur le marché, compte plusieurs adeptes. Ces derniers sont rassemblés pour la plupart dans l'Association de développement de l'informatique libre (ADIL). Ces professionnels du secteur cherchent à travers un projet, Linux Maroc (LIMAR), à promouvoir les logiciels d'exploitation libre. «Notre objectif est de diffuser l'utilisation des logiciels libres comme Linux ou l'Open office«, indique Tarik Fdil, ancien membre de l'ADIL et membre fondateur de l'Open source in Morocco (OSIM), section casablancaise de l'ADIL. Il s'agit non seulement de montrer aux chefs d'entreprise marocains l'utilité de ses systèmes ainsi que leurs avantages, mais également de le vulgariser auprès des administrations. «Actuellement, nous luttons pour que les appels d'offres publics soient ouverts aux systèmes d'exploitation en général et pas seulement aux licences d'exploitation, chose qui exclut certains soumissionnaires«, ajoute Tarik Fdil. Par ailleurs, Microsoft, en ouvrant récemment le code source de son célèbre système d'exploitation Windows, a bien essayé de contrecarrer l'avancée de Linux, mais est-ce suffisant? «Outre la sécurité, la mise à jour et la compatibilité de nos systèmes d'exploitation, cette ouverture de code incitera nos clients à nous rester fidèles«, note pour sa part Nabil Medkouri, directeur marketing de Microsoft Afrique du Nord.


Un clone efficace

En 1991, Linus Torvalds est un étudiant finlandais qui utilise un clone d'Unix (système informatique pour grandes exploitations). Ne voulant pas être limité par MS/Dos (Microsoft disc operating systeme) qui est la première version que Microsoft avait créée juste avant les Windows, il commence à réécrire certaines parties du système afin d'y adjoindre des fonctionnalités et le rendre plus efficace. Linux est né, mais la première version était limitée. Néanmoins, un petit nombre de «hackers« ont découvert cet embryon de système et y ont vu la base d'une technique exploitable. Ces développeurs ont implémenté de nombreuses fonctionnalités qui font de Linux aujourd'hui un clone efficace et surtout beaucoup moins cher qu'Unix (il existe même des versions gratuites sur Internet). Mais le plus étonnant, c'est que Linux n'est pas contrôlé par une organisation responsable du système. Un ensemble de développeurs, répartis dans le monde entier, collaborent pour étendre les fonctionnalités de cette technique et ce, en dialoguant via Internet.Naoufal BELGHAZI

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