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Affaires

Immobilier:
Le Paradise Golf Resort bloqué depuis un mois!

Par L'Economiste | Edition N°:2873 Le 03/10/2008 | Partager

. Un chantier réalisé par le groupe russe Kudla . Un investissement de 3 milliards de DH près de Oued Laou. Des cafouillages administratifs pointés du doigtDES Russes, des milliards, des projets, et un chantier bloqué… Ce ne sont pas là les ingrédients d’un mauvais polar, mais bel et bien les pièces maîtresses d’une affaire qui donne le tournis à ses promoteurs. 25 milliards de DH! C’est le montant que le Groupe Kudla va investir dans l’immobilier et le tourisme. Ce joli «pactole» sera injecté, tout au long des huit prochaines années, au nord du Maroc. Le chantier du premier projet pilote, le Paradise Golf Resort, a déjà démarré. Il s’étend sur une superficie de 48 ha, près de Oued Laou. Représentant un investissement de 3 milliards de DH, il compte notamment 22 villas, un parcours de golf, un hôtel… La feuille de route du Groupe Kudla prévoit 4 autres projets. Les promoteurs ont une réserve foncière de 1.500 ha. «Les travaux de préparation du terrain (nettoyage, terrassement…) ont été lancés au début de juillet 2008», affirme le directeur d’Amana management group, Mouad Bargaz. C’est son entreprise qui s’occupe de la gestion du projet du Golf Paradise Resort. La livraison de la première phase est attendue pour l’été 2010. Mais le deadline sera-t-il respecté? En effet, le chantier est à l’arrêt. «On nous a demandé d’arrêter les travaux pour quelques jours… l’arrêt dure depuis plus d’un mois. Pourtant nous avons des délais à respecter», déclare Loubna Ennamiri, directrice technique du Groupe Kudla. A signaler qu’ils ne sont pas les seuls dans ce cas. De fait, d’autres chantiers voisins, dont celui des promoteurs anglo-saxons de Playa vista, sont bloqués.

Des projets dans l’énergie aussi
«Un projet de dérogation a été déposé car le projet est situé dans une zone non ouverte à l’urbanisation», précise la responsable technique de Kudla. Il a été rejeté, «sous condition», par une commission des autorités locales, présidée par Driss Khezari, wali de Tétouan. Elle compte aussi les représentants de l’Agence urbaine, du Centre régional d’investissement, du tourisme et de la commune. Des rectifications ont été donc faites. Le coefficient d’occupation du sol a été «rabaissé» pour atteindre les 13%. Même la hauteur des étages a été également réduite. Par la suite, un accord de principe a été donné par la commission. Il a servi d’ailleurs à instruire le dossier d’autorisation de construire accordée par la commune le 15 juin 2008. «Toutes les remarques techniques ont été prises en compte par l’Agence urbaine de Tetouan», précise le top management du Groupe Kudla. Quant aux normes de la rocade méditerranéenne, qui doit relier le nord à l’est, «nous avons laissé 50 au lieu de 25 mètres. Au total, 3 ha ont été accordés pour les besoins des travaux publics», commente le directeur d’Amana management group. Officiellement, l’arrêt a été justifié par le fait qu’«il fallait attendre l’aboutissement d’une vision globale de développement». Petit détail: la justification officielle «ne figure pas dans les correspondances officielles», souligne son directeur général. Toujours est-il que rien ne filtre sur ce fameux nouveau plan. Unique information: ses initiateurs veulent «éviter les erreurs du modèle espagnol». Ceci ne justifie pas pour autant l’arrêt des travaux. Car même s’il y a de nouvelles orientations d’aménagement, elles «n’ont pas d’effet rétroactif». Selon une source proche du dossier, «le chantier se trouve dans une zone sensible et fragile, à savoir le littoral». D’autant plus que «la loi donne droit au président de la commune d’arrêter le chantier en cas de rectification ou de changement du plan d’aménagement». Reste à savoir pourquoi ce souci écologique n’a pas prévalu dans d’autres cas, comme à Sâadia. Dans cette affaire, le Groupe Kudla parle de «malentendus», d’autres «d’un excès de zèle»… Même les diplomates russes ont du mal à expliquer les raisons de ce blocage. Rappelons à cet égard que le Groupe Kudla est filiale d’une firme russe. Ils sont d’autant plus surpris qu’une commission mixte russo-marocaine s’est récemment réunie. L’un d’eux, Youri Moissev, représentant commercial adjoint, rappelle que Rabat et Moscou ont signé en 2006 un accord intergouvernemental dans le tourisme. «Preuve de cette vitalité des rapports: la suppression du visa pour les ressortissants russes», souligne Moissev. Il fait aussi allusion à d’autres projets, notamment dans l’énergie et la santé. Là aussi les Russes attendent toujours une réponse…Faiçal FAQUIHI
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