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Entreprises

Hyatt Regency en quête d'un repositionnement

Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

Hyatt a rempilé pour dix ans pour la gestion du palace casablancais appartenant à Interedec. Déserté par une partie de sa clientèle, l'hôtel reste sur plusieurs saisons financières difficiles. Son management compte sur sa nième task-force commerciale pour reconquérir le terrain perdu.


LA chaîne Hyatt vient de prolonger son contrat qui la lie à la société Interedec pour la gestion de l'hôtel Hyatt Regency de Casablanca. Les deux parties ont décidé de reconduire leur col-laboration pour une période de dix ans dans un contexte plutôt difficile. Les relations entre le propriétaire de l'hôtel, la société Interedec et la chaîne hôtelière américaine s'étaient refroidies ces dernières années en raison de performances modestes de l'hôtel qui n'avait pas su digérer la défection de la riche et consommatrice clientèle provenant de pays du Golfe. Beaucoup d'incertitudes planaient donc sur la reconduction du bail de Hyatt.

De restructuration en restructuration, le «cinq étoiles» casablancais enchaînait plusieurs saisons catastrophiques au plan financier. Car, si le chiffre d'affaires et le remplissage de l'hôtel, eux, continuaient à afficher bonne mine, le solde du compte de résultat ne suivait pas. C'est une des conséquences directes de clauses très «particulières» de contrats de la plupart de ces enseignes interna-tionales de gestion hôtelière qui pondèrent leur rémunération plus par rapport au chiffre d'affaires plutôt que par le résultat de l'entreprise. Hyatt Regency n'est pas un cas isolé. Du coup, si les sociétés gestionnaires continuent à gagner de l'argent, même en période de conjoncture difficile, les propriétaires des murs, eux, déchantent. Les hôtels Sheraton ne sont pas mieux lotis. A l'exception de l'unité de Casablanca et, accessoirement, celle d'Agadir, les autres établissements gérés par la chaîne américaine sont en difficulté financière. Selon des sources dignes de foi, les unités de Fès et de Marrakech seraient les plus mal en point et les propriétaires kowétiens ont dernièrement tapé du poing sur la table.

Premier trimestre prometteur


Quant au Hyatt Regency Casablanca, il paie très cher les effets désastreux de son image. Le palace de la Place Mohammed V traîne en effet une réputation de «maison de passe», dont il n'arrive pas à se défaire en dépit d'une réelle volonté de repositionnement. Il faut cependant souligner qu'il n'a pas le monopole de cette réputation qui colle à l'hôtellerie de luxe casablancaise. Mais plus que ses concurrents, le Hyatt Regency a sans doute beaucoup plus de mal à la conjuguer avec les exigences d'une clientèle d'affaires qui, elle, est en quête de tranquillité. Non content de résultats financiers de l'hôtel, le propriétaire a fini par sortir de sa réserve, réclamant à maintes reprises une véritable opération de recon-quête du prestige perdu de l'établis-sement et un repositionnement sur sa clientèle naturelle, constituée d'hommes d'affaires. Pour corriger cette image, la Direction Générale de l'hôtel vient de faire appel pour la nième fois à une nouvelle task-force com-merciale pilotée par M. Najib Erraiss et composée de quelques membres débauchés à la concurrence. En une année, pas moins de trois équipes se sont succédé à la Direction Commerciale.

Cette impressionnante valse des équipes commerciales, tenues pour responsables des maigres performances de l'hôtel, traduit un malaise dans un établissement en quête de son lustre passé. Cette fois-ci, promet M. Jean-Pierre Marcadier, directeur général de l'hôtel, «le team est parti pour un long bail», lançait-il à la dizaine de ses commerciaux rassurés, lors de la soirée de présentation, le 17 avril 1998. A en croire le directeur général arrivé il y a tout juste un an pour redresser les résultats de l'hôtel, «les clignotants du premier trimestre 1998 sont prometteurs». La plupart des indicateurs se situent dans la moyenne réalisée par la concurrence, se rassure-t-il, sans donner la moindre indication chiffrée. Ce qui est sûr, c'est que l'amélioration des résultats financiers ne sera pas facile. Il faudra compter avec la guérilla tarifaire que se livre l'hôtellerie de luxe à Casablanca pour faire les yeux doux à la clientèle des sociétés qui n'hésite plus à marchander les prix.

Abashi SHAMAMBA

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