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    Economie

    Grippe aviaire
    «Le Maroc beaucoup mieux préparé»
    Entretien avec le Dr Hamid Benazzou, directeur de l’élevage

    Par L'Economiste | Edition N°:2362 Le 15/09/2006 | Partager

    . Le plan d’urgence national basé sur les recommandations internationales. Cette année des experts internationaux prélèveront directement des échantillons et les enverront à l’étrangerPour mieux être informées, sur la grippe aviaire, des équipes marocaines assistent à des rencontres de haut niveau comme cela a été le cas récemment lors de la dernière session de l’organisation mondiale de la santé animale (OIE). Le Dr Hamid Benazzou, directeur de l’élevage au sein du département de l’Agriculture, s’est déplacé pour l’occasion. La vigilance reste de mise, les laboratoires marocains travaillent d’arrache-pied en analysant des centaines d’échantillons par jour et le plan de riposte national est basé sur les recommandations internationales. Benazzou livre à L’Economiste l’état des lieux dans cet entretien.. L’Economiste: La FAO a déclaré l’alerte dès le 15 septembre. Comment devons-nous réagir?- Hamid Benazzou: L’état d’alerte au Maroc est lancé depuis une année déjà. Il n’y a pas eu une discontinuité dans la surveillance. Le 15 septembre marque l’arrivée des oiseaux migrateurs. Les laboratoires vont intensifier leur activité au niveau des analyses et des prélèvements notamment. Pratiquement tous les services vétérinaires ont reçu une note les invitant à redoubler de vigilance. Cette note stipule notamment de réactiver les commissions locales. De même, le PC central continue à se réunir. Le Maroc aujourd’hui est beaucoup mieux préparé que l’année dernière pour affronter le risque.. Que vaut notre plan d’urgence ou de riposte?- Le plan d’urgence en matière de lutte contre l’Influenza aviaire animale a été élaboré sur la base des recommandations de l’OIE, l’OMS et la FAO. Notre département a pris compte des expertises des pays qui ont vécu des expériences sur ce virus, notamment les pays européens, la Belgique, la Hollande, la France… Sur la base de toutes ces démarches, nous avons élaboré notre plan d’urgence. Il vaut celui des pays développés. . Le Maroc dispose-t-il de suffisamment de laboratoires pour faire face aux milliers d’échantillons qui leur parviennent?- En matière de diagnostic, nous avons trois laboratoires (Agadir, Rabat et Tanger). Et 8 autres laboratoires chargés de la sérologie. Dans les trois premiers laboratoires sont effectués les tests de diagnostics pour déterminer ou non l’existence du virus. Cette analyse est réalisée à l’aide de l’appareil PCR en temps réel. Grâce à cette machine, nous pouvons effectuer une centaine d’analyses. C’est une technique quasi fiable à 100% et donne des résultats en quelques heures. En cas de confirmation, il faut passer à l’isolation du virus et à la confirmation du H5N1. C’est un travail de virologie qui demande des équipements très sophistiqués: un isolement, des laboratoires P3 à un niveau très élevé de sécurité qui se trouvent à Rabat. Au niveau des 8 autres laboratoires, nous effectuons la sérologie. A savoir la possibilité que l’animal ait pu être en contact avec le virus ou pas et s’il a développé des anticorps. Les prélèvements proviennent de tous les services vétérinaires du pays. Ainsi, nous avons traité à peu près 1.700 échantillons (70 espèces d’oiseaux domestiques et sauvages).. A quel moment les analyses sont-elles envoyées aux laboratoires de référence à l’étranger? - En cas de confirmation du virus, et cela n’a jamais été le cas puisque les résultats des analyses sont tous négatifs. De plus, cette année, des commissions techniques spécialisées du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) vont procéder à des prélèvements sur des sites humides. Ces prélèvements seront analysés dans un laboratoire de référence étranger, en l’occurrence en Italie. A ce jour, le Cirad a réalisé près de 4.500 à 5.000 prélèvements dans les pays d’Afrique. Chez nous, une centaine. Tous les prélèvements sont négatifs. . Comment expliquez-vous le fait que le Maroc n’ait pas été touché?- Tout simplement, parce que l’axe de migration des oiseaux sur lequel se trouve le Maroc n’a pas été touché par le virus. Les analyses des échantillons de tous les volatiles qui ont survolé le territoire se dirigeant vers le sud ont été négatives. Dans le cas de l’Europe, l’avancée du Front épizootique de la maladie a été enregistrée de l’Est vers l’Ouest. Les cygnes trouvés morts, en France ou en Allemagne, n’étaient pas des oiseaux migrateurs au sens le plus le large, mais des semi-migrateurs qui ont fuit la vague de froid qui sévissait en Europe de l’Est. Ces oiseaux n’ont pas traversé la Méditerranée. . Omra et pèlerinage pourraient être source d’inquiétude, que conseillerez-vous dans ce cas?- Les pèlerins reçoivent un encadrement. De même, au niveau du pays d’accueil, toutes les dispositions ont été prises en matière de prévention et de sensibilisation. Il n’y a pas d’inquiétude à se faire. Les autorités saoudiennes connaissent bien le problème et ont pris leurs dispositions. Propos recueillis par Fatim-Zahra TOHRY

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