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    Affaires

    Grève RAM: Le statu quo

    Par L'Economiste | Edition N°:1780 Le 01/06/2004 | Partager

    . Les pilotes maintiennent leur mouvement de grève jusqu’à vendredi . Principale revendication: réintégration des licenciés et dialogue “loin de toute motivation salariale”. Pour RAM, pas de négociations avec diktatLE torchon continue de brûler entre Royal Air Maroc et le PNT (personnel navigant technique, pilotes et commandants de bord) en grève depuis jeudi 27 mai dernier. Et qui compte encore maintenir ce débrayage pendant 4 jours.C’est du moins ce qui vient d’être annoncé par l’Association des pilotes de ligne (AMPL), au lendemain d’une assemblée générale tenue dimanche 30 mai. Et si le bureau de l’AMPL reconduit ce mouvement, c’est pour dénoncer l’attitude de la direction de la compagnie qui “ne veut pas négocier”. “Aucune espèce d’approche pour des négociations n’a été amorcée pour trouver une solution malgré toutes les demandes de l’Association”, précise un membre du bureau. Et d’ajouter qu’il ne peut y avoir de reprise tant que la présidence ferme la porte au dialogue. “Personne ne s’est adressée à nous. Donc, nous ne pouvons reprendre le travail”. Cette décision a été prise lors de l’assemblée générale extraordinaire de l’AMPL. Pour la RAM, la réintégration des pilotes licenciés est considérée comme un diktat et la compagnie refuse de négocier dans ces conditions. Or, pour aplanir les différends, il est indispensable que les deux parties se mettent à table. Aussi, tant qu’il n’y a pas de dialogue, les perturbations causeront des désagréments. Surtout que la grève devrait se poursuivre jusqu’au vendredi 4 mai. Soit un total de 8 jours, ce qui doit représenter un sacré manque à gagner pour la RAM. De plus, ajoute l’AMPL, la compagnie compte quelque 382 pilotes et commandants de bord, dont seuls 29 continuent à assurer leur travail. Le reste, soit 353 personnes, observe la grève, dont une bonne partie issue de l’encadrement a rallié le mouvement, est-il ajouté. Ainsi, le fait que 95% des pilotes ont suivi le mouvement a entraîné l’annulation de 80% des vols, assure un pilote de l’AMPL.Toutefois, le président de la compagnie, Mohamed Berrada, assure de son côté que 70% des passagers ont pu être transportés depuis le début de la grève, enclenchée jeudi dernier. Et ce, grâce à l’affrètement de plusieurs appareils auprès de compagnies étrangères ainsi que le regroupement des vols. Pour l’heure, le bureau de l’AMPL persiste et signe, “contrairement à ce qui se raconte, notre mouvement n’a aucune revendication d’ordre salarial”. Autre précision du bureau de l’Association, sa mobilisation derrière les projets de la compagnie et du gouvernement. “Nous sommes mobilisés derrière tous les projets de gouvernement, en particulier ceux qui ont un rapport avec la stratégie du tourisme”. En l’occurrence, le projet de compagnie low-cost que les grévistes affirment avoir appris par la presse et non par le biais de la compagnie. D’ailleurs, Berrada estime qu’au fond, ce mouvement provient de la mésentente à propos de la création de cette nouvelle filiale. Pour ce qui est des licenciements, les grévistes appellent à la réintégration de 6 de leurs collègues “licenciés abusivement”. En revanche, ils tiennent à préciser que contrairement aux propos de la direction, “l’AMPL condamne toute attitude irresponsable de la part du personnel navigant”. En d’autres termes, elle ne cautionne pas le cas d’état d’ivresse détecté à Düsseldorf. Sur ce cas précis, les grévistes se disent intransigeants. En attendant de sortir de la zone de turbulences, ce sont surtout les passagers qui en pâtissent.


    Cellule de crise

    Coïncidant avec le week-end de Pentecôte et le Festival des musiques sacrées à Fès, la grève des pilotes de ligne ne pouvait pas plus mal tomber. Car toutes les annulations de vol sont préjudiciables à la compagnie. Cette dernière a toutefois mis en place une cellule de crise pour atténuer les désagréments qu’une telle situation pourrait causer aux passagers. Le dispositif mis en place consiste en l’utilisation d’avions de la compagnie par des équipages n’ayant pas participé à la grève, le transfert de passagers via des compagnies en code-share avec RAM ainsi que le recours à des affrètements et autres techniques de régulation des vols. Ces dispositions accordent la priorité aux opérations touristiques à destination et au départ du Maroc et notamment les vols charters vers les villes touristiques marocaines.Amin RBOUB

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