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Politique

Grève de la faim des familles des victimes de disparitions forcées

Par L'Economiste | Edition N°:983 Le 26/03/2001 | Partager

. Une grève de deux jours contre “les atermoiements et hésitations des instances étatiques”Ils étaient tous là. Des femmes plus ou moins âgées dont le mari a été enlevé dans des circonstances obscures, des mères n'ayant plus de nouvelles de leur fils disparu depuis des années, des fils n'ayant jamais connu leur père, “mis hors état de nuire” alors qu'ils étaient encore bébés. Ils sont venus manifester contre le silence de l'Administration. Cette fois-ci, ils ne se sont pas rassemblés devant le siège du Conseil Consultatif des Droits de l'Homme ou manifesté dans la rue. Ils ont décidé de faire connaître leur désarroi dans le silence. Une grève de la faim de deux jours à partir du vendredi 23 mars au siège central de l'OADP à Casablanca. Ce vendredi, les membres des familles des disparus ont tous arboré un dossard en blanc sur lequel est écrit en rouge “Familles des disparus et victimes de disparitions forcées”. “Ils ont enlevé mon frère six jours avant l'anniversaire de ses 26 ans”, raconte la soeur de Abdelhak Rouissi, disparu le 24 octobre 1964. “Il travaillait à Bank Al-Maghrib. C'était un syndicaliste très actif. Ses idées lui ont valu cette disparition. On a voulu se servir de lui et de plusieurs autres comme exemple pour étouffer toute initiative visant le changement”, explique-t-elle. Quant à Omar, la vingtaine, il n'a jamais connu son père Belkacem Ouazane. “Il a été enlevé alors que je n'avais que deux ans”. Sa mère quant à elle se rappelle de tous les détails qu'elle raconte en berbère. “Il a été poursuivi pour réception dans son domicile de personnes faisant partie d'organismes révolutionnaires armés, mais Le Tribunal militaire de Rabat l'avait innocenté en 1973”. Selon sa femme, Belkacem Ouazane n'a jamais retrouvé le chemin du foyer conjugal. Son fils explique que le CCDH classe son père parmi les disparus morts. “Nous avons exigé des preuves qu'ils ne nous ont pas fournis. Il était normal que l'on refuse les indemnisations pécuniaires du Conseil”. Le cas de Ouazane n'est qu'un exemple parmi d'autres. Selon les statistiques du Comité de coordination des familles des disparus, ils sont 132 cas listés et non reconnus par le Conseil Consultatif des Droits de l'Homme. Aujourd'hui, leurs familles réclament la libération de ceux encore en vie et la restitution des dépouilles des morts. Cette grève de la faim a été décidée en signe “de protestation contre les atermoiements et hésitations des instances étatiques”.Aniss MAGHRI

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