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Economie

Grève dans l’enseignement: C’est reparti

Par L'Economiste | Edition N°:2118 Le 28/09/2005 | Partager

. Le mot d’ordre pour le 7 octobre. Quatre syndicats à l’origine de ce mouvementQuatre syndicats de l’enseignement public ont décidé d’organiser, le 7 octobre prochain, une grève nationale dans tous les établissements scolaires. Il s’agit des fédérations de la FDT, l’UGTM, l’UMT et l’UNMT. “C’est un appel lancé aux autres autorités gouvernementales pour prendre au sérieux les revendications du corps enseignant”, a précisé Mohammed Benjelloun de la fédération indépendante de l’enseignement, lors d’un point de presse donné le 27 septembre à Rabat. Selon les syndicalistes, c’est au niveau d’autres ministères que le dossier bloque. Ils reconnaissent que le dialogue engagé avec le ministère de l’Education nationale a permis de trouver des solutions à certains dossiers. Le seul hic, c’est que les autres ministères ne suivent pas. A titre d’exemple, les syndicats ont cité les promotions de 2003 dont la régularisation ne commencera qu’à partir de 2006, c’est-à-dire 3 ans après. Ce qui constitue une perte matérielle pour les enseignants promus. Pour cela, les syndicats ont décidé d’agir ensemble. Ils prévoient d’établir un cahier revendicatif unifié. “Cela ne peut que renforcer leur position face au gouvernement et accélérer l’étude de leur dossier”, a noté un syndicaliste. Au moment où le ministère de l’Education nationale plaide pour une éducation de qualité meilleure, les syndicats dénoncent les conditions de travail désastreuses qui nuisent à la mission publique d’un secteur à la base de l’avenir du pays. Notons que le nombre d’élèves dans une classe peut aller de 50 à 60, alors que les normes internationales le limite à une vingtaine. Ce qui constitue une pression psychique sur l’enseignant. A cela s’ajoute le redéploiement de ces fonctionnaires qui perturbe leur stabilité sociale. Sur ce point, il convient de rappeler que le calvaire des familles victimes de ce qu’on appelle l’“écartèlement familial” persiste toujours. Cela fait 18 jours que 45 enseignants (hommes et femmes) sont en grève de la faim et aucune issue n’a été trouvée. Face à cette situation, les syndicats demandent l’organisation d’une session exceptionnelle pour résoudre des cas urgents de rapprochement familial. Selon le responsable des ressources humaines au ministère, ce sont quelque 6.000 dossiers qui sont actuellement en instance au ministère. “Ce sont des demandes de transfert du monde rural vers les villes ou encore du sud du pays au nord”, a-t-il indiqué. Il ajoute que répondre aux besoins de ces demandeurs ne peut se faire qu’au détriment de l’élève, ce qui va à l’encontre de la politique de généralisation de l’éducation.


Pas de formation continue

Sur la réforme du système éducatif, les syndicats ont souligné que les mesures prises jusqu’à présent par le département ne vont pas vers une amélioration de la qualité de la formation. «Elles ont par contre pour objet de réduire uniquement les dépenses», a souligné Benjelloun. Allusion faite à la réduction du nombre d’heures réservées pour l’enseignement de certaines matières notamment l’éducation islamique et les langues. Il s’agit aussi de la politique du ministère visant à réduire les postes budgétaires réservés au secteur alors que ce dernier est en manque de personnel. Un besoin qui s’est amplifié par l’opération du départ volontaire. Par ailleurs, si les manuels changent, les ressources humaines ne suivent pas. «Les éducateurs ne bénéficient pas d’une formation continue pour les mettre à niveau», a révélé Benjelloun. Ce qui va à l’encontre de l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Pour les syndicats, toutes ces mesures poussent implicitement les parents d’élèves à opter pour l’enseignement privé.Meryeme MOUJAB

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