×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Gestion des catastrophes: Les leçons du raz-de-marée

Par L'Economiste | Edition N°:1931 Le 04/01/2005 | Partager

. Pas d’approche basée sur l’atténuation des risques. Les pays pauvres comptent plus sur l’aide étrangère. Pour beaucoup, catastrophe est synonyme de volonté divineLe séisme suivi des raz-de-marée qui ont ravagé l’Asie le 26 décembre dernier et qui ont coûté la vie à 145.000 personnes, selon le dernier bilan provisoire, remet sur le tapis la question de la gestion des catastrophes naturelles. Ce désastre, qui a détruit des villes et des îles sur son passage, montre comment une catastrophe naturelle peut en quelques instants réduire à néant des années d’efforts de développement et changer le sort d’une communauté. L’expérience montre que des mesures peuvent être prises pour diminuer l’impact des débordements de la nature, souligne un rapport de la Banque mondiale (BM) publié en avril 2004 sur les catastrophes naturelles. Les mesures de prévention et l’état de préparation, telles la construction d’infrastructures plus résistantes aux catastrophes naturelles et l’existence de plans d’urgence, peuvent faire une très grande différence lorsqu’il s’agit de protéger le développement contre les catastrophes naturelles, note le rapport.Les pays les plus riches et les mieux développés sont mieux à même de faire face aux catastrophes naturelles et d’empêcher qu’elles ne dégénèrent en désastres. Ils ont su mettre en place des mesures de sécurité antisinistre, de meilleurs systèmes de réponse en cas de catastrophe, et des mécanismes d’assurance susceptibles de couvrir les pertes éventuelles d’infrastructures. En revanche, de nombreux pays pauvres considèrent la gestion des risques comme un luxe qui n’est abordable que par les seuls pays riches. Il n’est donc pas facile de les convaincre d’une approche centrée sur la gestion des catastrophes et la prévention de leurs risques, précise la BM. Nombreux aussi sont ceux qui assimilent la catastrophe à la volonté divine et qui, par conséquent, ne pensent pas que l’on puisse se préparer à l’avance pour en atténuer l’impact, explique Eugène Gurenko, spécialiste principal en matière d’assurance à la BM. De plus, dans l’approche actuelle, les gouvernements peuvent compter sur l’aide de la communauté internationale pour se relever leur pays d’une catastrophe éventuelle. Ils ont donc peu de pression économique et de motivation politique pour s’engager dans une approche basée sur l’atténuation des risques, précise l’expert. Même si les pays pauvres considèrent la gestion des risques comme étant quelque chose de très onéreux, les coûts peuvent être beaucoup plus élevés s’ils ne prennent pas en compte la planification antisinistre. En effet, les fonds sont souvent détournés des investissements et programmes de développement existants pour financer les efforts de secours aux sinistrés. Par exemple, «un pont au Honduras a été reconstruit neuf fois avec les fonds affectés à l’après-sinistre», dit Gurenko. En intégrant la gestion des risques de catastrophes dans la planification du développement et dans les décisions d’investissement, les pays les plus susceptibles aux catastrophes naturelles pourront faire beaucoup pour atténuer leur impact, estime un expert de la BM. Voici quelques exemples de ce que l’on peut faire: intégrer ce type d’information dans les programmes scolaires, améliorer les normes de construction et assurer que les codes de la construction soient mis en application et aussi estimer les pertes dues aux catastrophes éventuelles en établissant les projections du PNB. Même si un pays est doté d’un plan antisinistre, une catastrophe naturelle va occasionner des pertes économiques et des destructions d’infrastructure. La couverture de ce risque peut être financée de plusieurs façons différentes, selon le profil de pays et le type de catastrophe. Le risque peut être financé par une combinaison d’assurance, d’épargne, de réserves fédérales, de prêts de la Banque mondiale et du FMI, de fonds de la communauté internationale, selon les besoins du pays.


Mobilisation exceptionnelle

Les équipes de secours luttaient le 3 janvier pour acheminer vivres et médicaments dans les régions de l’océan Indien ravagées par les tsunamis du 26 décembre dernier, qui ont fait au moins 145.000 morts et des millions de sinistrés, dont certains encore privés de toute aide.La mobilisation internationale exceptionnelle a permis de recueillir deux milliards de dollars de promesses d’aide publique, mais les énormes difficultés logistiques et l’ampleur des destructions ajoutaient à la complexité de l’opération humanitaire, en Indonésie notamment, pays le plus touché avec 94.000 morts dans le nord de l’île de Sumatra.L’activité diplomatique emboîtera le pas cette semaine aux opérations de terrain, avec l’arrivée attendue le 3 janvier en Thaïlande du secrétaire d’Etat américain Colin Powell, pour une tournée dans les pays asiatiques.Suivra le 5 janvier à Jakarta un sommet international sur les conséquences de la catastrophe, avec notamment le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan.


A l’initiative de Othman Benjelloun, président de BMCE Bank: Une Maison marocaine des orphelins thaïlandais, édifiée à Phuket

Depuis Phuket en Thaïlande où il séjourne en compagnie de son épouse Dr Leïla Mezian et de sa fille Dounia, Othman Benjelloun, président de BMCE Bank, joint au téléphone, a fait la déclaration suivante:«Nous avons eu beaucoup de chance car, sans doute, protégés par la clémence divine au milieu d’une tragédie qui a emporté la vie d’une grande partie des habitants et des biens de la ville où je me trouve».«Plusieurs milliers de familles ont été moins chanceuses ayant perdu la vie d’êtres chers, leurs biens et leurs demeures».«Les effets d’un tel désastre humain, sanitaire et écologique -l’un des plus meurtriers de l’histoire de l’humanité- seront ressentis pendant plusieurs années».«Notre compassion envers ces familles, particulièrement envers les enfants qui ont survécu au raz-de-marée tsunami, nous ont motivés pour faire édifier une maison d’accueil d’orphelins à Phuket, à laquelle nous allouons une donation substantielle».«Le recensement des enfants de 1 à 11 ans est établi. Le terrain qui accueillera “la Maison marocaine des orphelins thaïlandais”, l’architecte qui l’aménagera sont déjà choisis. Les plans de l’édifice ainsi que le planning des travaux sont en cours d’élaboration». Synthèse L’Economiste

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc