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    Economie

    Formation journalistique
    Le Maroc à la tête du réseau francophone

    Par L'Economiste | Edition N°:2176 Le 21/12/2005 | Partager

    . Il s’agit de la prestigieuse association Théophraste. La présidence revient à Latifa Akharbach, directrice de l’ISIC. Des défis sont à relever dans l’immédiat«Je suis rempli de fierté», a déclaré Nabil Benabdallah, ministre de la Communication. Fierté justifiée puisque la présidence du réseau Théophraste, association des centres francophones de formation au journalisme, est passée au Maroc. C’est actuellement l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Rabat, en la personne de sa directrice Latifa Akharbach, qui se trouve à la tête du réseau. Akharbach succède ainsi à Loïc Hervouet, directeur de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille.L’événement a eu beaucoup d’écho dans les milieux médiatiques. La preuve, lors de la cérémonie de passation de la présidence, tenue à l’ISIC lundi 19 décembre, la presse marocaine était massivement présente. Le corps universitaire était également représenté sans oublier la participation du ministère de la Communication, du Bureau marocain pour la défense des droits d’auteur (BMDA), de l’agence Maghreb arabe presse (MAP) et autres organes publics. Benabdallah, qui a ouvert le bal des interventions a promis tout le soutien nécessaire aux actions du réseau. Par ailleurs, il n’a pas manqué de souligner la symbolique de l’événement. La présidence, a-t-il précisé, «est passée d’un homme à une femme et d’un pays du Nord à un pays du Sud». Ainsi, «Le Maroc a hérité d’un bel enfant de 11 ans», a indiqué Loïc Hervouet. Le mérite n’en revient pas uniquement «au niveau de formation à l’ISIC ou à la compétence de sa directrice, mais également au processus de développement entrepris par le pays, dans le domaine de la presse plus particulièrement».Le réseau Théophraste regroupe actuellement plus de 20 écoles de journalisme francophones. Outre le Maroc et la France, le réseau compte, entre autres, le Canada, la Belgique, la Suisse, la Bulgarie, la Roumanie, la Tunisie, le Sénégal et le Cameroun.Depuis sa création, Théophraste s’est fixée de nombreux objectifs dont l’essence reste l’affirmation du journalisme en tant que métier, à part entière, «un métier qui s’apprend», précise Hervouet. Les actions entreprises sont, en outre, diverses. Il s’agit essentiellement de renforcer la pédagogie de l’enseignement journalistique en concordance avec le développement technologique, valoriser la dimension éthique. Mais par dessus tout, faciliter les échanges des compétences, de la documentation et participer à travers des ouvrages et publications au contenu pédagogique des formations journalistiques.Plus qu’un enrichissement, l’échange Nord-Sud, facilité par le réseau, permet «une meilleure compréhension de l’autre et par conséquent, un respect de la pluralité culturelle», a indiqué le président sortant. Dans ce registre, l’action la plus importante qu’a le réseau à son actif reste l’organisation des Universités d’été. Celles-ci permettent à des enseignants et des étudiants de différents horizons de se côtoyer et de collaborer étroitement.Actuellement, toutes ces responsabilités incombent à la directrice de l’ISIC. En clair, pour son mandat de quatre ans, Akharbach devra assurer l’animation du réseau à travers la conception de programmes annuelle des activités, l’arbitrage pour la prise de décision ainsi que la représentation du réseau à tous les niveaux.Des tâches lourdes, qui le deviendront encore plus, vu la concurrence qu’il y avait pour le poste de la présidence. En effet, après l’ESJ, plusieurs centres de formation des pays du Sud sont montés au créneau, faisant valoir leurs capacités à remplir parfaitement leurs fonctions au sein du réseau. Le Maroc a réussi à s’imposer. Il a eu le privilège et la responsabilité de faire ses preuves le premier. Bon courage.


    Une certification pour les écoles de journalisme

    Parmi les principaux chantiers légués au mandat de l’ISIC, on trouve l’instauration d’un processus de certification pour les centres de formation journalistique. L’idée, née il y a quelques années, a séduit à travers le monde. Elle consiste en l’instauration de critères concrets définissant la qualité de la formation journalistique. L’objectif principal est «de préserver le domaine des mauvaises pratiques diffusées par des écoles peu expérimentées», explique Akharbach. Elle ajoute que «plusieurs établissements à travers le monde sont déjà demandeurs du label Théo 2005». Le travail sur ce chantier a commencé l’année dernière à travers la rédaction de la charte de certification, fin prête actuellement. Il reste, cependant, la formation des auditeurs. Celle-ci sera entreprise au courant de l’année. A la nouvelle présidente reviendront, donc, la recherche du financement et le suivi du processus. Quatre écoles sont déjà en lice dont l’ISIC. Ichrak MOUBSIT

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