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Economie

FMI et Banque Mondiale: Les messages de Oualalou

Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

Le courant est visiblement bien passé entre M. Fathallah Oualalou et les institutions de Bretton Woods. Le ministre a confirmé: "Le Maroc poursuivra les réformes économiques". La Banque Mondiale et le FMI maintiennent leur aide.


Après Londres, Washington a accueilli M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, pour sa deuxième sortie officielle et ce, à l'occasion des réunions de printemps de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International tenues du 15 au 17 avril. Le ministre continue ainsi ses contacts avec les milieux financiers internationaux avec en toile de fond trois préoccupations majeures: la gestion de la dette extérieure (près de 21 milliard des Dollars), le financement de la croissance et la résorption des déficits sociaux. A ce titre, il a précisé que le Maroc compte aller de l'avant dans la consolidation des équilibres macro-économiques fondamentaux et l'approfondissent des réformes structurelles dans les domaines de l'éducation, de la formation, de l'Administration publique et de la Justice. M. Oualalou a ajouté: "Le gouvernement devra faire face aux faiblesses et satisfaire les attentes de la population sur le plan social, en particulier en matière de santé, d'habitat et d'emploi". La recherche de l'allégement du poids de la dette extérieur sera également poursuivie activement à travers "les canaux bilatéraux et multilatéraux de la coopération".
Le ministre a réaffirmé la volonté du Maroc d'intensifier la coopération avec les institutions de Bretton Woods, notamment pour ce que concerne la promotion du secteur privé.

Zones industrielles


Les responsables de la Banque Mondiale se sont engagés à appuyer les programmes de développement mis en oeuvre par le Maroc et à intensifier les concertations avec les autorités marocaines.
Les entretiens avec les responsables de la Société Financière International (SFI) ont porté sur les moyens de développer la coopération avec cette institution, en particulier en matière de développement des concessions et de promotion des zones industrielles. Il est à rappeler que le Maroc a engagé une politique visant à confier la gestion de certains secteurs à des sociétés privées étrangères. Il en est ainsi de la production d'électricité matérialisée par la centrale de Jorf Lasfar concédée au consortium ABB et CMS.
Un appel d'offres pour la réalisation du port de Tanger Atlantique est également en cours. L'adjudicataire devait être désigné le 31 mars, mais aucune réponse n'a encore été donnée.
Une démarché similaire est entreprise pour la réalisation des zones industrielles.
Durant son séjour à Washington, M. Oualalou ne s'est pas uniquement borné à prêcher pour sa chapelle (le Maroc).

Les travaux du groupe des 24 auxquels il a assisté ont été centrés pour l'essentiel sur l'examen des derniers développements enregistrés par l'économie mondiale et le système monétaire international à la lumière des implications de la crise du Sud-Est Asiatique.
A cet égard, le G24 a appelé à l'intensification de la coopération entre les pays développés et en développement, d'une part, et les institutions financières internationales, d'autre part, pour contenir cette crise et améliorer le fonctionnement du système monétaire international et de l'économie mondiale pour mieux prévenir les crises.
"Notre réunion se tient dans un contexte marqué par les répercussions sur l'économie mondiale de la crise financière qui s'est déclenchée en Asie du Sud-Est", a souligné M. Oualalou, qui a aussi mis l'accent sur la solidarité et la mobilisation internationales face à la crise qui doivent être saluées et encouragées.

Il précise: "Ces efforts doivent néanmoins se poursuivre pour apporter aux pays affectés par la crise l'appui et l'assistance technique nécessaires pour assainir leur secteur financier et renforcer les instruments et mécanismes de supervision de ces secteurs afin de garantir leur solidité et leur efficience". C'est la condition sine qua non pour les pays concernés d'éviter les sources de vulnérabilité. La condition aussi pour neutraliser les effets de déstabilisation entraînés par les flux et reflux de capitaux à court terme.

Jorge D. ARGUINDEGUI

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