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Economie

Financement: Grosses difficultés en perspective

Par L'Economiste | Edition N°:1692 Le 27/01/2004 | Partager

. La séparation des circuits de financement s'impose. Des fonds spéciaux pour la prise en charge des indigents LE financement constitue le principal point à l'ordre du jour des prochaines réunions autour de l'AMO. Selon l'étude actuarielle, il s'agira sans doute de l'une des plus grosses difficultés que l'ANAM aura à affronter. Comment en effet concilier entre les modalités d'allocation et de paiement, sachant qu'il faut tenir compte de plus des comportements des nombreux intervenants dans le domaine (CNOPS, CNSS…). Le passage du système actuel à la couverture médicale généralisée nécessite une rupture avec l'utilisation des forfaits et des prix fictifs qui ne correspondent pas au coût réel de la consultation. “C'est le plus important travail qui attend les intervenants dans le domaine de l'AMO”, admet un cadre du ministère de la Santé. Les projections financières établies par l'étude insistent sur l'importance des moyens à mettre en œuvre pour le fonctionnement du RAMED et de l'AMO. L'étude propose de débloquer des enveloppes provisoires pour le RAMED. Plusieurs structures seront impliquées dans le volet financement. Les ministères des Finances, de la Santé, les collectivités locales, l'ANAM et d'autres organes seront responsables de la mise en oeuvre du projet. Cependant, si le volet assurance doit être pris en charge par la CNSS pour le privé et la CNOPS pour le public, ce ne sera pas le cas pour le RAMED, qui sera fondé en principe sur un système de solidarité. Là aussi, une autre difficulté en perspective: mettre en place un système d'assistance sociale dans un contexte de quasi-absence d'assurance maladie obligatoire pour la population indigente. Dans un premier temps, l'étude indique qu'il sera inévitable de recourir aux budgets des hôpitaux pour le fonctionnement du régime. Par la suite, il s'agira de séparer les circuits de prises en charge des indigents du reste du budget. La séparation devra en principe concerner les sources de financement, les modalités, les circuits et les outils de gestion et d'évaluation. Sur ce dernier registre, l'enveloppe globale qui servira pour la phase de démarrage du projet n'est pas encore arrêtée. Selon l'avis de plusieurs opérateurs, le rythme enclenché par la Primature pour mettre en place les dispositions relatives à l'AMO permettra de respecter la date fixée par le chef de l'exécutif. Du côté de la CNSS, Abdelwahid Khouja, directeur de la Stratégie au sein de la Caisse, est confiant. Selon lui, une étude de réingénierie a été finalisée en collaboration avec un bureau d'étude étranger pour la conception et la mise en place d'une nouvelle organisation au sein de la Caisse, censée prendre en charge le volet assurance de la maladie pour le secteur privé.


Instance supérieure

L'ANAM sera considérée comme l'instance supérieure dans le domaine de la santé. Après l'adoption de la loi, la nomination de son directeur général par SM le Roi est très attendue. La mission de l'agence consiste à fixer les taux de cotisation, réguler la couverture médicale et le panier des soins. L'organe devra aussi définir les conditions de distinction entre les personnes affiliées à l'assurance gérée par la CNSS et la CNOPS et les personnes sans revenus stables, qui relèvent du domaine de l'assistance médicale.Nabil BOUBRAHIMI

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