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Fès sous les eaux

Par L'Economiste | Edition N°:2960 Le 10/02/2009 | Partager

. Plusieurs routes endommagées par les fortes pluies. 1.000 hectares noyés. La réparation de la chaussée démarre cette semaineUN lac, non. Une rivière ou peut-être une plage «artificielle» qui déborde sur la chaussée, presque. C’est en tout cas l’image laissée par les dernières précipitations un peu partout à Fès. Et surtout du côté de la route de Meknès, à quelques mètres du supermarché Marjane Fès-Agdal. Ici, les eaux débordantes de la rivière, connue sous le nom «El Marja», ont envahi des dizaines d’hectares des terres agricoles mitoyennes. Dimanche, les eaux ont débordé sur la route. Le tronçon qui mène vers l’académie de tennis et le restaurant le Majestic est devenu complètement impraticable. «Un véhicule a été miraculeusement sauvé. Il allait être emporté par les crues», indique un témoin oculaire. Et d’ajouter que malgré le panneau d’interdiction de passage, le conducteur a voulu affronter la nature. Finalement, il allait revenir sans voiture s’il n’y avait pas eu des jeunes qui l’ont secouru». Dès les premiers signes des risques d’inondations, le wali de la région Fès-Boulemane, Mohamed Rherrabi, a mobilisé tous ses services. Un comité de crise a été constitué et plusieurs équipes de veille ont reçu l’ordre de réagir dans les plus brefs délais. Ledit comité s’est réuni vendredi après-midi au siège de la willaya, indique un responsable. C’est pour préserver des vies humaines et agir en temps réel. Finalement, en dehors des débordements des oueds, l’on n’a pas eu à déplorer des pertes humaines. Néanmoins, les dégâts matériels restent importants. En effet, les quartiers Lalla Soukaina, Bendebbab, Aïn Chkef et Zouagha sont les plus touchés. Les fissures et les concaves de plus en plus nombreuses sur les chaussées sont tout aussi déplaisantes que périlleuses. A Zouagha, à titre d’exemple, il est impossible de traverser le passage à niveau à une vitesse supérieure à 10 km/h. Les bords de la route ravinés et la chaussée détériorée, l’automobiliste doit contourner les trous et finit par céder. Mais l’on sait qu’ici un gros projet est en cours de réalisation. Il est mené par l’ONCF, en partenariat avec le conseil de la ville. Les deux partenaires s’engagent à supprimer les passages à niveau gardés n°1541 (Bensouda) et n°1542 (Zouagha) et à les remplacer par des ponts-rails, à l’intérieur de la ville de Fès. D’un budget global de 57 millions de DH, cette initiative vise à assurer une meilleure sécurité de circulation, tant pour les trains que pour les véhicules routiers qui doivent franchir les voies ferrées. Entre les deux passages à niveau, c’est une véritable opération de mise à niveau dont profite l’arrondissement de Zouagha. En effet, cet arrondissement, qui compte plus de 40% de la population de la préfecture de Fès, souffrait de nombreux déficits notamment en matière de voirie, éclairage public, transport, sécurité, etc. Aujourd’hui, le quotidien de la population s’améliore. Ainsi, le chantier porte sur la réfection des routes, l’installation de lampadaires, les signalisations et la construction d’une fontaine en plein centre du quartier Bensouda. Déjà les premiers signes du changement sont visibles. Zouagha a vu ses routes s’élargir en double voie avec une allée centrale plantée de palmiers à l’instar de l’avenue Hassan-II. De grands ronds-points et espaces verts figurent également au menu. A l’arrêt, à cause des pluies, ce programme sera relancé cette semaine, confie un responsable communal. A quelques kilomètres d’ici, les pluies torrentielles ont bloqué les travaux au niveau de la nouvelle zone touristiques Oued Fès. Rappelons que l’aménagement de cette zone a pris un retard d’une année si on se réfère au cahier des charges du Plan du développement régional du tourisme. «Ce retard est dû particulièrement aux contraintes du site, notamment la ligne haute tension qui le traverse et les stagnations des eaux en période de pluie», confie un responsable de MedZ. Avec les pluies de la dernière semaine, personne ne sait combien de temps il faudra pour redémarrer les travaux. Optimistes, les responsables de ce chantier soulignent que cette zone aura finalement une bonne destinée. L’on sait qu’avant même son achèvement, il y a 5 groupes internationaux qui ont postulé pour des terrains auprès de la CDG. Les tractations sont déjà en cours. Par ailleurs, du côté de Bab Ftouh, surtout vers la route menant à Taounate, les pluies diluviennes ont inondé plusieurs centaines d’hectares de terres agricoles. L’on parle de 1.000 ha en tout rien que dans la plaine du Saiss. Rappelons qu’en novembre dernier, Bab Ftouh a vu une importante installation de l’Onep noyée par les eaux. Il s’agit de la station de prétraitement des eaux brutes de oued Sebou. Station qui a été entièrement envahie par les crues. Le responsable de l’Onep avait déclaré que la station a enregistré un débit jamais signalé au niveau de l’oued Sebou s’élevant à 1.400 m3/seconde. Du coup, d’importants dégâts matériels ont été relevés au niveau des équipements et installations de la station. D’où la suspension provisoire de son exploitation. Sa réparation a duré près de quatre jours. Quelques semaines plus tard, c’est oued Boufekrane qui a débordé sur la Place R’Cif, en médina. Ainsi, une quarantaine de commerces et deux habitations ont été submergés par les eaux, notamment dans les quartiers R’cif, Khrachfyine et Nakhaline. Les pluies ont également provoqué un déversement du barrage Gaâda. Finalement, le soleil est de retour et autorités et élus se disent prêts à réparer, dans les plus brefs délais, ce qui a été abîmé par la nature.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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