×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Fès: Des artisans reviennent en classe

    Par L'Economiste | Edition N°:2886 Le 22/10/2008 | Partager

    . Plan directeur de formation aux métiers de l’artisanat. Les partenaires: OFPPT, artisans, acteurs associatifs, élus et autorités La capitale spirituelle représente 46% du volume total des exportations de produits d’artisanat au plan national. C’est pourquoi elle a été choisie pour le lancement du premier plan directeur de formation professionnelle aux métiers d’artisanat. Mis en application au niveau des centres et instituts de formation (OFPPT) au titre de la rentrée 2008-2009, ledit plan profitera prochainement aux artisans de Meknès, Marrakech, Agadir et Casablanca. Il vise la formation de 60.000 lauréats et la création de 115.000 emplois à l’horizon 2015. Et pour atteindre ces objectifs, l’Etat table sur l’implication des différents partenaires publics et privés. Les artisans fassis disposent aujourd’hui d’une vision claire sur l’essor que connaîtront leurs activités. Certains parmi eux vont même revenir en classe pour se recycler et améliorer leur savoir-faire et leurs méthodes de travail. «La mise en oeuvre du Plan directeur de la formation professionnelle aux métiers de l’artisanat contribuera à la sauvegarde de nombreux pans d’artisanat menacés de disparition», estime Mohamed Rherrabi, wali de la région Fès-Boulemane. Pour lui, c’est ainsi que l’on pourra assurer la qualité des produits de l’artisanat et faire face à la concurrence étrangère. Même son de cloche auprès de Mohamed Thifa, président de la Chambre d’artisanat de Fès, qui réclame une révision à la hausse du budget de formation alloué à cette institution.D’autre part, rappelons que le Programme de développement régional de l’artisanat (PDRA) entend positionner la région de Fès comme une des locomotives pour le développement de l’artisanat au niveau national. Cela, en capitalisant autour d’une image de marque haut de gamme et sur une extension de l’offre des produits de moyenne gamme en cohérence avec les caractéristiques des marchés cibles. Les objectifs escomptés visent 2,7 milliards de DH de chiffre d’affaires global, soit une progression de 10% par rapport à 2006. Dans le détail, il est notamment question de réaliser un CA de 181 millions de DH à l’export, soit 5 fois plus qu’en 2006, et de créer quelque 24.500 emplois permanents. Pour atteindre ces objectifs, l’appui à la production et à la commercialisation des produits des mono-artisans, la restructuration des PME et la qualification des artisans (formation) sont prévus. Concernant ce dernier volet, artisans, professionnels, acteurs associatifs, élus et autorités locales mettent la main dans la main. Après avoir identifié les métiers prometteurs et leurs potentialités dans la région en termes d’investissement, de production, de marchés, d’emploi et d’organisation du travail, ces partenaires se sont mis d’accord sur les besoins en compétences des unités de production. Ils ont aussi discuté des moyens à mettre en place pour adapter le dispositif de la formation professionnelle dans les métiers de l’artisanat aux besoins socioéconomiques de la région.Par ailleurs, et afin d’accompagner de façon efficace les petits artisans, le PDRA prévoit d’apporter un support spécifique pour répondre à la problématique de la production. A cet effet, des leviers ont été identifiés. Il s’agit de l’amélioration de l’offre à travers le design pour mieux l’adapter à la demande. La valorisation des zones d’activités de Aïn Nokbi et Benjellik pour accueillir respectivement les dinandiers et les potiers-zelligeurs de Fès, figure également au programme. Le projet comprend aussi la mise en place de circuits d’approvisionnement en matières premières au profit des artisans afin d’optimiser les délais et les coûts. Notons que le PDRA prévoit un programme de certification des produits artisanaux. Celui-ci vise à donner aux clients des marchés cibles une garantie quant au respect de toutes les exigences de qualité, d’environnement et de sécurité. En d’autres termes assurer une traçabilité aux produits. D’autres mesures transversales sont prévues telle la participation aux salons professionnels internationaux.Enfin, l’on apprend que l’INDH, le gouvernement, l’OFPPT et la Chambre d’artisanat vont prendre en charge la construction et l’équipement d’un centre de formation par apprentissage situé au quartier Ain Kaddous, et la réhabilitation, l’équipement et la gestion du centre de Tghat pour la formation et la qualification des artisans.


    Don américain

    Le PDRA de la ville de Fès profite d’une enveloppe de 111,9 millions de dollars américains, soit l’équivalent de 1,2 milliard de DH. Ces fonds lui ont été discernés dans le cadre de l’accord entre le Maroc et le Millennium Challenge Account (MCA), signé en août 2007, par les gouvernements du Maroc et des Etats-Unis. Cet accord est, pour rappel, entré en vigueur le 15 septembre dernier. Selon l’Agence du partenariat pour le progrès (APP), un montant de 697,5 millions $ US est destiné par la Millennium Challenge Corporation (MCC) au Maroc. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc