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International

Fannie Mae/Freddie Mac
Les USA ouvrent entièrement les vannes

Par L'Economiste | Edition N°:3179 Le 28/12/2009 | Partager

. Carte blanche sur leurs pertes jusque fin 2012. Les deux groupes en sont à leur neuvième trimestre de pertesL’administration du président américain Barack Obama a offert jeudi dernier un immense cadeau de Noël à deux entreprises cruciales pour l’immobilier, Fannie Mae et Freddie Mac, leur donnant carte blanche sur leurs pertes jusque fin 2012, qui seront comblées par l’Etat. Le département du Trésor a annoncé qu’il retirait aux deux organismes semi-publics de refinancement hypothécaire le plafond de 200 milliards de dollars par entreprise qui limitait les injections dans leur capital auxquelles peut procéder l’Etat. Concrètement, ce plafond sera relevé chaque trimestre pendant trois ans à chaque fois qu’ils réaliseront des pertes nettes respectives. Après avoir reçu déjà 111 milliards de dollars depuis leur mise sous tutelle en septembre 2008 pour les renflouer, ils auront droit à des montants désormais illimités. Le Trésor fait là un pari relativement risqué, nul n’étant en mesure de dire jusqu’où ira l’hémorragie financière de Fannie Mae et Freddie Mac.Les deux groupes en sont à leur neuvième trimestre de pertes d’affilée, pour un total de plus de 120 milliards de dollars chez Fannie, et de plus de 70 milliards chez Freddie. Les deux sociétés ont déjà prévenu que 2010 serait une année très difficile. Le marché immobilier américain, s’il a vraisemblablement touché le fond courant 2009, reste déprimé, avec des niveaux de transactions historiquement faibles, des saisies qui se poursuivent à un rythme élevé, et une construction très ralentie.Ces organismes semi-publics sont considérés comme portant à bout de bras la majorité du marché. Ils détiennent ou garantissent plus de 40% de l’encours des prêts immobiliers du pays. Et dans les prêts actuellement émis, leur part de marché est encore plus élevée, étant d’autant plus prépondérante que les emprunteurs sont modestes. Outre ces recapitalisations, les fonds publics ont également servi à acheter des titres financiers dans l’immobilier. Le Trésor a annoncé la fin au 31 décembre de ses acquisitions de titres adossés à des prêts hypothécaires garantis par Fannie Mae et Freddie Mac. La banque centrale américaine (Fed) a aussi consacré des montants astronomiques à ces deux organismes. Elle prévoit qu’elle aura racheté d’ici au 31 mars pour 1.425 milliards de dollars de leurs titres de dette. Par ailleurs, les autorités américaines ont autorisé jeudi 24 décembre le relèvement des plafonds de salaires fixés par le Trésor pour les cinq plus hauts dirigeants de Freddie et Fannie. Ils toucheront au titre de 2009 des rémunérations pouvant aller jusqu’à six millions de dollars.Synthèse L’Economiste

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