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    «Faire moins agressif que les Anglo-Saxons»
    Entretien avec Alain de Pouzilhac, PDG de France 24

    Par L'Economiste | Edition N°:3382 Le 13/10/2010 | Partager

    Autodidacte, le PDG du pôle Audiovisuel extérieur de la France (AEF) donc de France 24 n’a pas suivi d’études supérieures et n’a pour seul diplôme que le bac. Il a effectué une grande partie de sa carrière dans la publicité et la communication. Il débute, en 1968, comme chargé de clientèle chez Publicis. En 1976, il intègre le groupe Havas comme directeur de clientèle, avant d’en devenir, 20 ans plus tard, le PDG. Il élève le groupe au 5e rang mondial des agences de communication. Depuis février 2008, il pilote la holding regroupant les participations de l’Etat français dans l’AEF.- L’Economiste: Qu’est-ce qui justifie le passage à 24 heures d’antenne d’arabe? - Alain de Pouzilhac: Trois raisons: le nombre de locuteurs arabophones dans le monde qui est de 300 millions, la très grande proximité historique, politique et culturelle, entre le Maghreb, le Moyen-Orient et la France. La troisième raison, c’est que si on veut partager rêve, ambition et objectif, il faut qu’on se fasse comprendre. Donc, le fait de parler arabe est à mon avis important parce que 60 à 80% de la population totale de ces pays ne parlent que l’arabe.- Est-ce suffisant pour passer à une telle vitesse?- Il y a 17% des leaders d’opinions du Maghreb et du Moyen-Orient à regarder notre chaîne, alors qu’ils sont 3% en Europe, soit six fois plus. Sachant que sur l’ensemble des régions que couvre France 24, ce sont 11%, donc on fait 50% de mieux au Maghreb, parce que l’approche que les journalistes ont développée est moins agressive par rapport à ce que font les concurrents anglo-saxons ou les chaînes arabes. - France 24 est-elle le porte-voix de la politique française?- Pas de la politique, mais le regard français sur le monde. La France reconnaît le monde à travers sa diversité, c’est-à-dire qu’on ne voit pas le monde unifié depuis Paris, comme on le voit depuis Washington. Nous reconnaissons la diversité religieuse du monde, la diversité des économies, de l’environnement, de l’éducation… Aussi, chez nous Français, la culture est aussi importante que l’économie, par opposition au monde anglo-saxon. - La montée en puissance de France 24 signe-t-elle l’échec de TV5?- Non, TV5 a comme mission de développer les cultures francophones du monde, en plus de développer la francophonie. C’est-à-dire défendre la langue française, ce qui n’est absolument pas l’objectif de France 24. Elle a un double objectif: francophonie parce que c’est une chaîne française, mais surtout francophilie en abordant le monde à travers ses regards et ses valeurs françaises. En ce sens, elle va être différente d’Al-Jazeera, de Al Arabia, de BBC Arabie, de Medi1 Sat…- Quels sont vos objectifs?- Ils sont au nombre de trois: rendre France 24 mondiale, développer les 24 heures en langue arabe, qui sont une priorité stratégique forte, et continuer le développement dans tout ce qui est multimédia, à savoir dans le mobile et l’internet qui sont pour nous des canaux cruciaux.Propos recueillis par Bachir THIAM avec Jawad TADILI

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