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International

Exportations mondiales
Le continent africain encore à la traîne

Par L'Economiste | Edition N°:2862 Le 17/09/2008 | Partager

. Recul de 6% en 1980 à 3% en 2007, selon la Cnuced. Le rythme «le plus lent de toutes les régions du monde»LES pays africains n’ont pas réussi à diversifier leurs exportations en faveur de produits de base et de produits manufacturiers plus dynamiques, qui sont moins sensibles aux aléas des marchés internationaux. Leur part des exportations mondiales a même diminué, passant de 6% en 1980 à 3% en 2007. En dépit de la forte croissance des recettes d’exportation enregistrée ces dernières années, l’Afrique doit d’abord récupérer ses parts de marché perdues. C’est l’un des principaux messages du rapport 2008 sur «le développement économique en Afrique», publié lundi 15 septembre par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced). Les performances des exportations sont restées «modestes» avec une augmentation en volume de 5,8% par an entre 1985 et 2006, le rythme «le plus lent de toutes les régions du monde, et en dessous de la moyenne mondiale», a indiqué l’auteur du rapport, Charles Gore à Genève. Le ratio médian entre les exportations et le PIB était de 23% avant la libéralisation pour atteindre 26% après. Une amélioration qui doit être relativisée au regard des 50% atteints par d’autres pays en développement non africains. Pour la Cnuced, ces résultats sont essentiellement imputables à une «faiblesse de l’offre», les pays africains ayant pour la majorité «négligé» leur agriculture depuis des années. Certains pays ont ainsi accru leur part du commerce international de produits horticoles, mais seule l’Afrique du Sud, avec une part de marché de 2,3 % en moyenne, faisait partie des 20 premiers exportateurs en 2000 -2005. Tandis que le Maroc, qui figurait parmi ce groupe en 1985-1990, a vu sa part revenir à juste un peu plus de 1% en 2000- 2005. L’agence relève également le manque de développement du secteur manufacturier «qui a stagné» alors qu’il pourrait être une source de «bénéfices plus importants». Dans les années 2000- 2006, la part des exportations d’articles manufacturés dans le total des exportations de l’Asie de l’Est, de l’Asie du Sud et de l’Amérique latine était respectivement de 92, 56 et 54,5 %. Pour les pays à revenu moyen comme Maurice, le Maroc, la Namibie, l’Afrique du Sud et la Tunisie, cette proportion était relativement élevée et leurs propres exportations formaient le gros des exportations d’articles manufacturés africains. Les données relatives au secteur manufacturier marocain montrent que c’est cette expérience du marché, et non l’apprentissage de la productivité, qui permet à ce secteur d’exporter. Cela pourrait s’expliquer par la forte concentration des exportations marocaines sur les biens de consommation, explique le rapport de la Cnuced.


Articles manufacturés: 14% du PIB

LES exportations marocaines d’articles manufacturés ont représenté 14% du PIB durant la période 2000-2006, soit une hausse de 4% par rapport aux années 1990-99, note le rapport de la Cnuced. Ces produits manufacturés comprennent les engrais (6,09% du PIB entre 2003-06), les vêtements et accessoires (3,18% du PIB), les chaussures (1,39 % du PIB), les appareils sanitaires et appareillage de plomberie, de chauffage et d’éclairage (0,51% du PIB), les meubles (0,83% du PIB), les fils, tissus, articles textiles façonnés et produits connexes (0,73% du PIB durant la même période) et le caoutchouc manufacturé (0,59%). Cette performance place le Maroc parmi les huit pays africains où les exportations de produits manufacturés représentent au moins le dixième de leur PIB, souligne le document, lancé au siège de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) à Addis-Abeba. Selon les auteurs du rapport, «l’Afrique aura du mal à augmenter substantiellement ses exportations d’articles manufacturés en raison de la faiblesse de la production des marchandises exportables, qui a fait que le secteur manufacturier n’a pas tiré profit des débouchés qu’offrait l’économie mondiale».F. Z. T.

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