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Crise financièreFaut-il craindre la contagion?

Par L'Economiste | Edition N°:2862 Le 17/09/2008 | Partager

. Les places financières européennes et asiatiques toujours dans le rouge. L’assureur AIG s’enfonce LES places financières ont continué à dévisser ce mardi 16 septembre après les verdicts tombés de la veille. Gouvernements et banques centrales tentent de calmer les esprits face à une crise qui pourra être une des plus graves qu’aura connues le monde de la finance. Dans la foulée des places asiatiques, les marchés européens ont ouvert mardi à la baisse. A Paris, le CAC 40 a ouvert en nette baisse, cédant 1,28% à 08h15 GMT, proche de ses records de faiblesse depuis plus de 3 ans. A Francfort, 1re place de la zone euro, le Dax perdait 1,52% à 08h15 GMT. A Londres, à la même heure, le Footsie-100 cédait 1,63%. A Tokyo, 2e place financière mondiale, l’indice Nikkei a terminé la séance sur un plongeon de 4,95%, à son plus bas niveau en plus de 3 ans. De son côté, la Bourse de Shanghai a chuté de 4,47% en clôture, malgré la baisse des taux d’intérêt annoncée la veille par la Banque centrale chinoise. Les Banques centrales réagissent. Après la BCE et la Banque d’Angleterre (respectivement 30 et 6,3 milliards d’euros), c’est au tour de la Banque du Japon d’injecter hier l’équivalent de 16,7 milliards d’euros dans le système bancaire. La Réserve fédérale américaine (Fed), à travers 2 opérations de prise en pension au jour le jour, avait également alloué lundi dernier 70 milliards de dollars aux banques. Les investisseurs se sentent cependant trahis, même si le gouvernement fédéral pense probablement qu’il a fait ce qu’il y avait de plus logique. La décision de ce dernier de ne pas venir en aide à Lehman Brothers comme il l’a fait dernièrement pour Fannie May et Freddy Mac a été applaudie par le milieu financier, attestant du courage de la Fed. «Le Trésor américain ne peut pas constamment aller au sauvetage de ceux qui sont en mauvaise posture», a commenté Christine Lagarde, ministre française de l’Economie. «Cette décision est comme une sorte de punition. Ceux qui ont fait des erreurs doivent passer à la caisse. L’Etat ne peut venir à la rescousse à chaque fois qu’une institution fait des erreurs. Sinon, il n’y aura plus de craintes de la part des gestionnaires», explique un analyste. Après Lehman Brothers, d’autres banques vont-elles sombrer avec la crise financière? Cela reste la grande incertitude sur les marchés financiers. Les regards se portent à présent sur d’autres grands malades: Washington Mutual et l’assureur AIG. Ce dernier a échoué à convaincre les agences de notation de sa bonne santé économique. Les 3 principales agences ont réduit les notes de la dette du groupe. Autrement dit, elles le considèrent moins solvable. Cette dégradation va avoir des conséquences très lourdes pour le groupe, menaçant même sa survie pure et simple. L’assureur va maintenant devoir trouver des sommes considérables pour garantir ses contrats. Il a cependant déjà obtenu des autorités de l’Etat de New York un répit, sous la forme d’une autorisation à ponctionner 20 milliards de dollars dans les caisses de ses filiales, pour assurer son fonctionnement. En Europe aussi, les inquiétudes augmentent, notamment concernant la solidité des établissements britanniques et suisses. «L’impact sur l’économie réelle sera plus fort aux USA, d’où est partie la crise, mais l’Europe sera aussi touchée, en raison de l’exposition de ses banques aux produits des banques américaines», résume Agnès Bénassy-Quéré, directrice du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Le fait qu’un certain nombre de banques aux USA sont en train de se restructurer ne doit pas faire céder à la panique», a déclaré le DG du FMI, Dominique Strauss-Kahn, prédisant au passage la constitution d’un secteur financier mondial beaucoup plus étroit. Bien sûr, «des tensions financières ne sont pas à exclure à court terme», d’autres grandes banques, en plus de Lehman Brothers, étant en mauvaise position. Le patron du FMI a aussi considéré que les banques européennes qui marient, elles, plusieurs métiers, seront au final «moins touchées», et ne risquent pas «d’être mises par terre» comme leurs consoeurs américaines. «Cela n’arrange pas leurs résultats, la plupart des banques européennes portant une partie des titres d’établissements américains sous des formes, a-t-il dit.La crise actuelle, aggravée par l’épisode Lehman, fait fondre en même temps le patrimoine boursier et immobilier des ménages. Le consommateur américain réduit déjà ses dépenses, ce qui ne manquera pas d’affecter la croissance à l’avenir. Malgré les efforts de la Fed, l’accès au crédit sera toujours plus cher et plus rare pour les ménages. En Europe, la faillite de Lehman risque d’augmenter les difficultés des entreprises à se financer.Jihane KABBAJ

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