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Etats-Unis: Reprise en perspective?

Par L'Economiste | Edition N°:1164 Le 13/12/2001 | Partager

. De nombreux investisseurs ne croient plus à la catastrophe économique. Le 11 septembre pourrait être le moteur du redressement. Les baisses des taux auront produit leurs effets et de nombreux secteurs auront profité de l'assistance de WashingtonA peine déclarée, la récession américaine est-elle déjà en bout de course? Alors que la Fed a procédé cette semaine à sa onzième baisse des taux en un an, le débat commence sérieusement à agiter la planète économique outre-atlantique. La semaine dernière, les marchés financiers se sont envolés alors que plusieurs entreprises de haute technologie comme Cisco annonçaient «la fin du tunnel« et prévoyaient même de nouvelles embauches. Dans le Wall Street Journal, un petit groupe d'économistes se montrait catégorique en annonçant clairement la fin de la récession et le début de la reprise. Paradoxalement, la possibilité d'une relance s'est affirmée avec la déclaration «d'une récession depuis mars« faite le 26 novembre dernier par le Bureau National de la Recherche Economique (NBER). A l'époque, les experts reconnaissaient eux-mêmes que la contraction pourrait ne pas durer au vu «d'un certain frémissement de plusieurs indicateurs«. Dans la foulée, on apprenait que les ventes automobiles, gonflées par les opérations de crédit à 0%, avaient connu une forte poussée en octobre et novembre. Les ventes de détail augmentaient elles aussi de 7% en octobre, tandis que les commandes de biens durables s'accroissaient tout autant. Surtout, le fameux rapport mensuel de l'Université du Michigan estimait que, malgré les événements, la confiance des consommateurs n'avait pas chuté. Dès lors, nombreux sont les investisseurs à Wall Street qui ne croient plus à la «catastrophe économique« prévue par certains aux lendemains des attentats du 11 septembre. Pour les analystes, la récession 2001 est ainsi très peu comparable aux précédentes contractions de l'économie américaine. Ils rappellent en outre que les premiers signes de faiblesse sont la conséquence directe d'une nouvelle économie qui a été surévaluée durant toute l'année 1999 et qui a finalement «su trouver sa place«. «Du côté de la nouvelle économie, je crois que l'on peut dire que l'on a touché le fond«, explique Donald Selkin, économiste à la firme de courtage Joseph Gunnar, «la correction qui s'est opérée était nécessaire et l'on repart désormais sur des bases plus saines. Les mauvais résultats qui se sont enchaînés ces derniers mois sont aujourd'hui remplacés par des prévisions bien plus optimistes«.En réalité aujourd'hui, certains estiment que le 11 septembre a provoqué un choc salutaire pour l'économie et pourrait être «le moteur derrière le redressement«. Après le traumatisme initial, les aides financières du gouvernement et le «stimulus package« que doit voter le Congrès sont perçus comme ayant un impact psychologique important, de même que les interventions à répétition de la Fed. Selon Martin Mayer, du Brookings Institute, les baisses des taux sont ainsi «un outil supplémentaire qui doit mener à la reprise et donner coûte que coûte le sourire aux ménages américains«.. Nouvelle contractionMalgré l'optimisme ambiant, l'avis général est toutefois que la récession, même si elle n'est pas faite pour durer trop longtemps, pourrait au moins s'installer jusqu'au printemps prochain. Début décembre, 53 éminents économistes ont ainsi pronostiqué une nouvelle contraction (-1,3%) du PNB pour le dernier trimestre 2001, avant d'envisager une faible croissance de 0,4% pour les trois mois de 2002. Certains remarquent en outre que les achats de Noël ne sont pas encore au niveau de l'an passé et que les inquiétudes demeurent pour «l'Américain moyen«, notamment sur l'issue de la guerre en Afghanistan ou sur l'éventualité de nouveaux attentats terroristes aux Etats-Unis. Parmi les craintes formulées dans les sondages d'opinion, figure également la progression du chômage, qui s'établit désormais à 5,7% contre 4,5 % cet été. «Bien sûr, tous ceux qui travaillent dans l'industrie aérienne par exemple ont peur de ne pas retrouver un emploi, mais personnellement, je parie pour un redémarrage dès le deuxième trimestre 2002«, assure Donald Selkin, «les baisses des taux auront produit leurs effets et de nombreux secteurs auront profité de l'assistance de Washington«.D'ici là toutefois, certains à Wall Street devront encore se serrer la ceinture. Le New York Times révélait ainsi qu'en cette période de vaches maigres, les fameux bonus distribués traditionnellement aux analystes les plus méritants seraient en baisse de 30% pour l'année 2001....


Récession différente

La récession en cours présente des particularités bien spécifiques. Depuis mars, sa naissance officielle, la productivité américaine croît de façon ininterrompue, à un rythme annuel de 2,4%. Durant les trois récessions précédentes aux Etats-Unis, la productivité était au contraire en chute libre. Cette fois, il semble que les entreprises ont su tout à la fois exploiter les atouts de 10 ans de prospérité et se restructurer sans perdre leur efficacité. «Il y a clairement eu un ralentissement, des dizaines de milliers de licenciements, mais en même temps, personne n'a vraiment cru à un krach de l'économie«, assure Donald Selkin, «même après la tragédie du 11 septembre«.Fabrice ROUSSELOTSyndication L'Economiste-Libération (France)

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