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Equipementiers: De la sous-traitance à l’ingénierie

Par L'Economiste | Edition N°:1763 Le 07/05/2004 | Partager

. Des enseignes étrangères créent des centres R&D. L’effet boule-de-neige de FiatLes équipementiers semblent mieux préparés pour le démarrage du projet L90 de Renault. Et les appréhensions quant à leur avenir suscitées par la fin de l’accord avec le constructeur italien Fiat tendent à s’estomper. C’est ce qu’affirment le directeur de la Production industrielle, Jamal Eddine El Jamali, et des équipementiers interrogés. Développé essentiellement avec et autour de la voiture économique de Fiat, le secteur a enregistré de bonnes avancées. «Nous avons une progression des exportations de 35%», souligne le directeur de la Production industrielle. L’accord avec Fiat a permis de préparer le secteur», souligne-t-il. Depuis près de 4 ans, de grandes enseignes sont venues s’implanter au Maroc, réalisant des investissements importants dans la zone franche de Tanger, Casablanca ou Bouznika. Aujourd’hui, indique-t-on auprès de la direction de la Production industrielle, c’est un secteur qui affiche de bonnes performances et cela stimule pour faire du pays une plate-forme d’assemblage pour le marché de l’Union européenne. «Nous y croyons et c’est faisable», affirme El Jamali. Le contexte semble plus propice au décollage de cette branche de l’industrie automobile. Son évolution, explique le directeur de la Production industrielle, est en effet accentuée par l’élargissement de l’Europe. Ce qui n’était pas le cas du temps de Fiat. Traditionnellement, l’activité connaissait un déplacement vers l’Espagne et le Portugal. Mais au début des années 90, et avec l’adhésion de ces deux pays à l’UE et donc la hausse de leurs coûts, la logique voulait que le transfert se fasse automatiquement sur le Maroc en tant que plate-forme géographiquement proche. Mais en ce moment, s’opérait la transition vers l’Europe centrale. «Nous avons donc raté cette opportunité historique pour le décollage de l’industrie automobile». Actuellement, les choses ont changé. L’Europe centrale commence à devenir moins compétitive en termes de coûts alors que le Maroc devient une destination de choix (proximité, flux logistique plus court…). Pour convaincre, El Jamali avance le développement des faisceaux de câble au Maroc qui a fait baisser les prix de 25%. Du coup, souligne-t-il, d’autres enseignes internationales lorgnent la plate-forme Maroc. La destination se vend mieux grâce à cet effet boule-de-neige. «Une fois que l’industrie d’équipement automobile est étoffée dans un pays, il n’y a pas de raison que l’assemblage pour le marché européen ou un marché mondial ne suive pas». D’autant que la plupart des équipementiers sont certifiés ISO 9000 ou ISO TS. «La sous-traitance est l’un des premiers secteurs qui ont bénéficié des premiers programmes de certification et d’accompagnement à l’exportation», souligne El Jamali. Selon lui, cette priorité a été donnée en raison de l’incertitude qui planait sur l’avenir de l’assemblage. «Il était nécessaire d’accompagner très rapidement les équipementiers à la qualité et à la productivité pour qu’ils ne soient pas affectés par un éventuel arrêt de la Somaca». Le MCI a donc mis le paquet soit pour leur mise à niveau, soit pour leur reconversion à l’exportation de la deuxième monte des pièces de rechange.


Faisceaux de câble, une activité qui sort du lot

Avec une croissance annuelle de près de 33%, la production des faisceaux de câble se démarque largement des autres branches. Selon les derniers chiffres du MCI, elle a connu une augmentation notable entre 1996 et 2002, passant de 620 millions de dirhams à 3,241 milliards. Sur la même période, les exportations ont connu une nette évolution: de 610 millions de dirhams, elles sont montées à 3,154 milliards, soit une croissance annuelle moyenne d’environ 32%. Idem pour la valeur ajoutée qui a connu une croissance de plus de 80%, s’établissant à 830 millions de dirhams en 2002 contre 461 millions en 1999. Quant aux investissements, ils ont pratiquement été multipliés par dix (465 millions de dirhams en 2002 contre 49 millions en 1996). Fortement consommatrice de main-d’oeuvre, l’activité emploie actuellement plus de 10.000 personnes. Une dizaine de sociétés de renommée internationale sont présentes aujourd’hui au Maroc (Yazaki, Volkswagen, Lear Automative, Delphi, Maroc Aviation, Acre, Cabelec, Cabind, Cablea, CFCA, Valeo Bouznika, Matis Aérospace et Maroc Faisceaux). A côté, d’autres sociétés font également de la sous-traitance (Fapec, Itissal, Capauto, Ciea, Telerans, Coficab, Ifriquia Câbles, Nexans Maroc…). Les faisceaux de câble fabriqués sont en majeure partie destinés à équiper les voitures de marque Peugeot, Citroën, Renault, Fiat, Volkswagen et Nissan.


Le Maroc se forge une nouvelle réputation

La destination Maroc se vend mieux. A côté de la renommée qu’elle a acquise avec la sous-traitance, une nouvelle image commence à se dessiner pour ses centres d’ingénierie. Des sociétés européennes expriment de plus en plus des besoins à ce niveau, indique-t-on auprès du MCI. Ainsi, à l’instar de Matra Automobile (www.leconomiste.com), Valéo développe un concept similaire avec une cinquantaine d’ingénieurs à Casablanca. De même, un autre projet est en passe d’être concrétisé pour le développement de faisceaux de câble à Tanger. «Des sociétés de filerie sont actuellement en discussion pour des centres d’ingénierie», indique Jamal Eddine El Jamali, directeur de la Production industrielle. De même, ajoute-t-il, pour une entreprise française, qui est, elle, intéressée par un centre de recherche, pour tout ce qui est structures avant de l’automobile. En fait, fait remarquer le directeur de la Production industrielle, différentes branches de l’automobile sont intéressées par ces centres de recherche.K.E.H.

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