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    Equipement hôtelier : Marocotel cherche un second souffle

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    Les promoteurs de Marocotel misent sur les premiers signes de la reprise de l'activité touristique pour relancer le salon qui arrive à sa quatrième édition. Le potentiel de rénovation dans le secteur hôtelier reste énorme. Selon les experts, 40% du parc hôtelier est impropre à la consommation.


    Marocotel, le salon de l'équipement hôtelier et de la restauration, tiendra sa quatrième édition du 20 au 23 février 1997 dans l'enceinte de l'Office des Foires et des Expositions de Casablanca (OFEC).
    La Chambre Française de Commerce et de l'Industrie (CFCIM), l'organisatrice, espère relancer cette manifestation dont les précédentes éditions avaient été boudées par les hôteliers, une de ses cibles principales. Ces derniers, embourbés dans la crise qui les frappe de plein fouet, avaient sans doute le coeur ailleurs, explique Alain Diligent, vice-président de la
    CFCIM.

    Les signes de redémarrage de l'activité touristique relevés cette année raniment l'optimisme des organisateurs. Ces derniers veulent donc saisir cette résurrection annoncée du tourisme "pour atteindre les objectifs assignés à Marocotel 97". Les analyses les plus crédibles avancent que plus de 40% du parc hôtelier du pays est impropre à la consommation. Il existe donc d'énormes besoins de rénovation et d'entretien des établissements. Reste à trouver les moyens de financement. Si un hôtel doit entièrement être refait au bout de vingt ans, le lifting du produit, lui, doit être permanent. Une retouche sur la décoration intérieure permet de conférer une image de nouveauté au cadre. L'on estime par exemple que les peintures de restaurants devraient être refaites chaque année, les moquettes de salons tous les deux ou trois ans... Les chaînes hôtelières américaines modifient leur mobilier et la peinture intérieurs à un rythme quasi-annuel.

    Déficit de professionnalisme


    Outre les professionnels de l'hôtellerie, le salon s'adresse aux restaurateurs et à tous les métiers de la bouche. 150 exposants et 7.500 visiteurs sont attendus à Marocotel 97 contre respectivement 115 et 6.000 à la dernière édition de 95. La superficie totale est portée à 2.800 mètres carrés dont 1.800 déjà réservés. A Marocotel 95, elle était de 2.330 mètres carrés.
    La restauration fera l'objet d'un traitement particulier, assurent les organisateurs. En marge du salon, les toques blanches, association regroupant les grands chefs cuisiniers du pays, organiseront des concours culinaires. L'expérience avait déjà connu un grand succès à la précédente édition. Le but est d'encourager les jeunes talents.

    Marocotel 97 sera placé sous le signe du professionnalisme, thème central retenu par les promoteurs. Selon ces derniers, la thématique est plus que jamais d'actualité. Ils en veulent pour preuve l'analyse que plusieurs spécialistes font de la situation du secteur. La dernière en date est celle du président du groupe Accor, M. Gérard Pelisson, qui attribuait les déboires actuels de l'hôtellerie au manque de professionnalisme des opérateurs. Tout comme, indique la note de présentation du salon, la différence des performances entre deux unités voisines situées, de surcroît, dans la même région s'explique avant tout par un déficit de professionnalisme. Alors que les opérateurs, eux, incriminent constamment les traditionnels "nuisances et blocages" et le manque d'agressivité de la promotion à l'étranger. Même s'ils reconnaissent que de réels efforts sont à fournir sur le produit, ils mettent habilement en avant ce qu'ils considèrent comme étant des entraves à la relance de l'activité: tarifs des transports aériens, faux guides, etc. La mise à niveau, elle, attendra.

    Sur le plan de la promotion, les organisateurs de Marocotel 97 ont mis le paquet. Le pilotage est directement assuré par le service commercial de la CFCIM. Au Maroc, 5.000 mailings ont été adressés aux restaurateurs et opérateurs hôteliers. 20.000 autres visiteurs potentiels ont été contactés personnellement. Pour l'étranger, Codie International est chargé de prospecter d'éventuels exposants. Ce cabinet exploitera la synergie offerte par le réseau des Chambres de Commerce et d'Industrie Françaises établies à l'étranger. Au total, 3.500 professionnels étrangers seront touchés. Pour la région Afrique et Moyen-Orient, la campagne de promotion a été confiée à l'agence Promorient, qui a à son actif l'organisation d'un salon similaire tournant dans les pays du Moyen-Orient et au réseau des Chambres Franco-Arabes. Pour la première fois, les promoteurs sont parvenus à convaincre quelques sponsors: Air France, Royal Mansour, Les Celliers de Meknès et les cafés Lavazza apportent leur soutien au salon. Chaque sponsor a contribué pour un montant de 50.000 DH aux frais de promotion du salon.

    Abashi SHAMAMBA.

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