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    Salon Meditex à Bruxelles : La compétitivité euro-méditerranéenne à l'épreuve

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    Le textile euro-méditerranéen se retrouvera à Bruxelles. La compétition de plus en plus vive dans ce secteur oblige les entreprises de cet espace à mieux se connaître afin d'évaluer leurs atouts par rapport à ceux des asiatiques notamment.


    Bruxelles abritera du 20 au 22 mars 1997 le premier salon euro-méditerranéen consacré à la sous-traitance et aux services textile-habillement (Meditex). Selon ses organisateurs, ce salon vise à apporter «une réponse au défi de la mondialisation» et se veut «un point de rencontre supranational entre les pays de l'Union Européenne, de l'Europe de l'Est et du Bassin méditerranéen» susceptible de constituer une base stratégique collective pour la création de nouvelles perspectives d'activité.
    Les exposants de Meditex auront l'occasion de proposer, sur 10.000 mètres carrés équipés, leurs services au public des grandes chaînes de la distribution internationale, des réseaux indépendants et des producteurs d'habillement
    Seront présents à Meditex des fabricants de vêtements en maille, en tissu et en cuir, des imprimeurs, des ennoblisseurs, des plisseurs et des stylistes. Le salon accueillera également des sociétés de transport et de logistique, de manutention interne, de formation, d'informatique et de fourniture d'appareils accessoires.

    Pour les organisateurs, l'intérêt de cette manifestation réside dans la présence, à côté des grands opérateurs de l'UE, des économies émergentes des pays de l'Europe de l'Est (Pologne, République Tchèque, Roumanie, Slovénie, républiques baltes) et du Sud de la Méditerranée (Chypre, Egypte, Malte, Maroc, Tunisie et Turquie).
    Le salon de Bruxelles offre aux opérateurs marocains du secteur textile une double opportunité. En premier lieu, ils pourront se mesurer avec les pays leaders dans le domaine et évaluer réellement leurs chances vis-à-vis des pays concurrents. En deuxième lieu, ils auront des contacts avec les plus grands donneurs d'ordre européens, ce qui doit leur permettre de conclure des accords de sous-traitance, à condition qu'ils soient compétitifs.

    Les plus compétitifs


    Ils pourront aussi accéder à des services utiles tels que le lobbying européen et international, la veille stratégique et l'intelligence économique, le conseil en stratégie et en développement international ainsi que les études de marché, les missions de prospection et les audits. Le marché européen continue à intéresser les textiliens. D'abord parce qu'il est d'une dimension importante et ensuite parce que ses coûts de production sont les plus élevés au monde. En 1994, l'Allemagne payait 17,22 Dollars l'heure, la France 14,84 et l'Italie 12,31. A la même époque, le taux horaire était de 3,85 Dollars à Hong-Kong, de 2,71 en Corée du Sud, 1,54 en Tunisie et 1,06 au Maroc. Des pays tels que la Chine (0,25 Dollar), l'Inde (0,27) et la Pologne (0,44) sont encore plus compétitifs.
    L'approvisionnement du marché européen reflète d'ailleurs cette répartition de la compétitivité. Les premiers rangs des fournisseurs sont occupés par les pays aux coûts salariaux les plus bas. Sur le marché des vêtements confectionnés, c'est la Chine qui prend la première place avec 11,7% du marché, suivie de près par la Turquie avec 11,3% et Hong-Kong avec 9,2%. Le Maroc et la Tunisie viennent loin derrière avec 5,7% chacun. Pour les produits textiles, c'est l'Inde qui est le premier fournisseur de l'Union avec 10,3% du marché.

    Dans le classement des dix premiers exportateurs de vêtements confectionnés, on retrouve encore la Chine qui détient à elle seule 17% du marché mondial. Elle est aussi deuxième sur le marché des produits textiles avec 9,2% du marché, la première place étant occupée par l'Allemagne avec 9,7% du marché. En général, les pays de l'Union sont plus favorisés dans le textile qui requiert plus de technologie et compte moins que la confection sur la main-d'oeuvre.

    Hakim ARIF.

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