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    Encore des rumeurs sur IBM

    Par L'Economiste | Edition N°:30 Le 21/05/1992 | Partager

    IBM s'est à nouveau trouvé la cible de rumeurs concernant le sort de l'agence de Casablanca. Ce phénomène a cette fois irrité l'encadrement d'IBM tant à Paris qu'à Casablanca(1) . En fait, aucune décision quant à la composition du capital de la future filiale n'est encore prise, hormis ce qui concerne la part d'IBM, laquelle ne peut excéder 19%.

    Voici un peu plus d'un an que commentaires et rumeurs(2) reviennent épisodiquement sur le sort de l'Agence IBM-Maroc. Jusqu'à présent, tant à Paris qu'à casablanca, l'encadrement prenait avec humour ce phénomène. Mais cette fois, il se montre irrité et n'est pas loin de considérer que ce phénomène contient une part de pression.
    Pour l'instant, aucune décision de partenariat n'est prise.

    M. Calmels, Directeur à IBM-France est en charge du dossier de l'évolution de l'agence marocaine vers la filialisation. Il indique à l'Economiste que l'objectif reste de "rendre l'unité marocaine plus opérationnelle", objectif qui avait été annoncé et expliqué il y a déjà un an.
    Il réaffirme qu'a priori, "le personnel n'a pas à redouter de compression d'effectifs". L'Agence emploie actuellement 60 personnes et dès les premiers moments de la réflexion sur l'évolution, IBM avait pris soin d'indiquer que la culture de l'entreprise impose des reconversions en cas de restructuration.

    La transformation en filiale a pour objectif de rendre moins lourdes les procédures et relations avec la maison mère. M. Calmels reprend à l'identique l'analyse faite avant la réflexion sur l'évolution de l'agence en expliquant que "actuellement, les structures d'IBM, avec toutes ces procédures sont un peu lourdes", ce qui se traduit par une perte d'efficacité, estime-t-il.
    La recherche de partenaires possibles, n'exclut pas, et ce depuis le début de la reflexion, la possibilité de participations du personnel au capital de la future filiale.
    Un autre motif d'interrogation dans les milieux d'affaires est l'interprétation qu'il convient de donner à une opération où la part d'IBM-France passera de 100% à un taux qui ne peut excéder 20%.

    La réponse vient peut-être d'un côté inattendu, de chez Digital qui a ouvert une filiale en Novembre 90, inaugurée en Septembre 91 et qui dément avoir l'intention de transformer cette filiale en agence.
    Pour Digital, une filiale par la stabilité qu'elle implique, "démontre la volonté de s'implanter" bien davantage qu'une simple agence.

    M.C.

    (1) Cf L'Economiste du 16 Avril 1992
    (2) Cf L'Economiste du 19 Mars 1992. Le Pr J.N. Kapferer, psychosociologue, spécialiste des rumeurs notamment dans et autour des entreprises indique que les rumeurs frappent de préférence les hommes ou les entreprises en pointe par rapport à leur environnement ou leader de leur marché. Il ajoute que les rumeurs-complots sont rares mais qu'il ne faut cepandant pas être naïf: la malveillance existe.

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