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    Entreprises

    L'informatique au centre de la simplification des procédures portuaires

    Par L'Economiste | Edition N°:30 Le 21/05/1992 | Partager

    L'outil informatique permettra la simplification des procédures portuaires, et de transit, et par là même des gains sur les coûts des opérations. Propositions et réalisations ont été débattues aux deuxième journées portuaires d'Agadir.

    Les risques de discordance et d'erreurs augmentent lorsque l'Administration s'éloigne des processus de collecte et de consolidation de l'information, tels qu'ils existent dans la réalité vécue de l'entreprise. "Les services publics ne devraient exiger des entreprises que les informations qu'elles détiennent sans que ces dernières fassent l'objet de retraitement ou de reformulations", a déclaré M. Stoven Bernard de SIMPRO-FRANCE lors de son intervention lors des deuxième journées maghre-bines portuaires d'Agadir. La fraude impliquera alors des traitements spéciaux de la part des entreprises, qui seront facilement décelables.
    L'aboutissement de la simplifi-cation consistera donc à demander aux entreprises de fournir, à intervalle périodique, et sur la base des documents commerciaux, un extrait ou une copie des documents qu'elle émet. Les coûts des procédures administratives seront réduits.
    Les procédures se traduisent non seulement par le traitement de l'information (établissement de documents et formulaires), mais également par l'échange de cette information.
    La simplification des procédures administratives passe par l'ouverture des systèmes d'informations des services publics :

    -l'accessibilité par différents réseaux et par plusieurs protocoles de télétransmission. Certaines entreprises choisiront le réseau téléphonique commuté; d'autres, qui en ont l'habitude, souhaiteront passer par le réseau de communication par paquets (X25):
    -l'utilisation d'un langage commun pour faciliter l'établissement des interfaces. A défaut, les entreprises seront obligées de traduire les données dont elles disposent dans un langage spécifique du système d'information admnistratif, ce qui entraîne des dépenses supportées par les entreprises.
    L'action douanière est profondément enracinée dans l'opération commerciale et fait partie intégrante de l'opération logistique. Le rythme d'exécution de l'opération logistique sera étroitement dépendant de la plus ou moins grande coordination des intervenants du transport et des opérateurs financiers. L'organisation même du travail douanier contribuera à plus ou moins grande fluidité du trafic. Au moment où la conteneu-risation prend des proportions de plus en plus grandes, "il devient indispensable de déplacer le contrôle douanier vers les sites industriels ou les plates formes de groupage-dégroupage", précise l'intervenant.

    L'informatisation des ports

    L'uniformatisation et la simplifi-cation de procédures complexes et variées ne peut se faire sans le recours à l'informatique. Ainsi, la mondia-lisation des échanges commerciaux et la suppression progressive des transferts d'information papier accompagnant le transit des marchandises ont incité les ports à intégrer les technologies de traitement et de transmission de l'information. L'Office d'Exploitation des Ports du Maroc (ODEP) vient d'achever la première étape de son programme informatique qui se caractérise par l'informatisation totale des opérations au Port des marchandises débarquées. La deuxième étape se caractérisera par l'ouverture vers les administrations intervenant au Port et les opérateurs privés, et la connexion télématique avec les ports et les manutentionnaires étrangers.

    L'étude du Système d'Information Portuaire (SIPOR), démarrée en 1987 a permis d'identifier l'ensemble des procédures à informatiser, d'approcher les volumes de transactions et de définir en conséquence les configurations informatiques. La première étape de ces développements a été achevée en Décembre 1991 avec le démarrage du Système Transactionnel du Port de Casblanca.
    Le SIPOR automatise l'ensemble des opérations au Port qu'elles soient d'ordre commerciale, technique ou relatives à la gestion du Port. Il comprend le développement de Cinq Systèmes principaux:
    -le système TRAFIC qui traite l'escale du navire et le suivi des marchandises du Port.
    -le système PRESTATIONS qui automatise le système d'information commercial et prend en charge la gestion des base de données client et le système de facturation et de recouvre-ment;
    -le système GERME qui prend en charge le suivi de la maintenance des équipements et des ressources matérielles;

    -le système comptable et financier du Port (COFI).
    -le système de gestion des ressources humaines (GEOPAD).
    Le démarrage du système informatique permet d'entamer immédiatement quelques améliorations procédurales. La proposition pour la délivrance du Visa de reconnaissance doit être délivré avant l'obtention par l'importateur du bon à délivrer. Cette proposition devrait permettre d'obtenir une réduction significative du délai moyen de séjour des conteneurs au Port, 6 à 7 jours pour une hypothèse de délai de 19 jours.

    Initiateurs de la simplification : les instances internationales

    Les solutions en matière de simplification des procédures doivent être recherchées dans les instances internationales afin de garantir leur efficacité.
    Deux organismes du système des Nations-Unies jouent un rôle déterminant. Le groupe de travail sur la facilitation des procédures du commerce international et la CNUCED. Les organisations internationales spécilaisées ont elles aussi pris conscience de l'impératif de la facilitation des procédures. C'est ainsi que l'Organisation Maritime Internationale (OMI) a élaboré une convention internationale visant à faciliter le trafic maritime international. Cette convention invite les Etats à simplifier les procédures, les formalités et les documents. Selon la norme 2.1 seules la déclaration générale, celles de la cargaison, des provisions de bord et des effets et marchandises de l'équipage et la liste des passagers devraient être exigées. L'OMI a également recommendé des documents alignés sur la "Formule-cadre pour les documents commerciaux" et préconise l'utilisation des méthodes telles que l'Echange de Données Informatisées (EDI). L'organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) a milité pour l'aménagement des bureaux de douane dans les aéroports. Elle a surtout préconisé les fameux circuits verts empruntés par les voyageurs n'ayant aucune marchandise à déclarer et les circuits rouges réservés aux seuls passagers ayant une formalité à accomplir. Cette dualité des circuits a contribué à désengorger les coursives des aéroports. Le conseil de coopération Douanière a mis au point une convention spécifique sur la facilitation, dite convention de KYOTO.

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